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Tome premier.
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Rome , elle sut si bien plaire à la femmed’Auguste, que cette impératrice la gardaauprès d’elle. Cette jeune personne renditde grands services à Antipater, fils du grandHérode ; entr’autres elle lui en rendit unqui lui coûta la vie. Elle contrefit Récriturede ^impératrice dans une lettre à Hérode ,contre ta sœur Salomé ; la fourberie ayantété découverte, elle en fut punie de mort.

* ACMELLA. Voye ç Acemella.

ACMODES , ( Géogr. anc. ) iíles de lamerCalidonienne, reconnues pour les iílesde Schetland du royaume d’Ecotse , dansla mer de Deucalidon, aujourd'hui le canalde Saint - George. Pline a parlé de cesiíles : on a cru long-cemps que c’étoientles Hébrides. Mainland en est la principale.C C. A.)

ACMON , ( Hìfl. anc. 8c Myth. ) dontl'histoire est confondue avec la fable , estregardé comme le patriarche des Cunbréensou Saques , fans qu'on en donne des preu-ves bien convaincantes: on le fait antérieurde deux siécles à Abraham. Acmon , donton ignore l'origine , suc un héros aventu-rier , qui, à la tête d'une troupe de bri-gands,forma desétablilfemens vers lePont-Euxin , fur les bords de l'tris & du Ther-modon : la terre alors étoic le domainecommun de tous ses habitans ; 8c celui quiíavoit le mieux piller , étoit le plus richepoíseíseur. Acmon avoir un frere , qui sai-sine auprès de lui les fonctions de prophète ;8c c’étoit l'instrument qu’il employoit pourjustifier tous ses brigandages. Ce frere,pommé Do'èas , avoir la réputation de pé-nétrer dans l'abyme de l'avenir; son nom,çn langue Celtique, signifie dieu ou hommedivin. Tous les illustres brigands de cessiécles barbares avoient toujours un devin ,qu'ils avoient foin de consulter avant d’en-treprendre quelque choie d'important ; &comme il y a toujours eu des hommes inté-reílés à tromper, 8c d’autres qui se font undevoir de l'êcre, les ambitieux nsont jamaismanqué d'agens pour justifier leurs crimes.Acmonne pouvoir mieux choisir pour com-plice de (es impostures que son frere , inté-retlë à tes prospérités. Il avoir la force enmain , & le peuple, séduit par Doëas, leregarda bientôt comme un dieu. Il parcou-rut la Cappadoce Poptique, qui fut appellée

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Acmonie. On donna aussi son nom à unbocage íàcré , où il fut adoré comme undieu ou comme un héros. Les plaines dePhrygie furent aussi appellées Doëan-tiennes.

Ces deux frétés virent plusieurs nationsfe prosterner devant eux ; mais tous les peu-ples ne furent point entraînés dans la séduc-tion : les plus barbares furent les plus cré-dules. Ceux qui eurent à le plaindre deleurs vexations , leur donnerent le nom deSaques, qui signifie voleurs ou méchans ,dont la signification s'est conservée dansnotre langue ; & c'est delà qu'on dérive lemot sac ou saccager. Après avoir parcourudifférentes provinces, ils se fixerent fur lesbords de l’Euxin , où leur postérité devintla plus belliqueuse nation de toute la Scy-thie : c’est du moins l’idée que nous endonne Strabon. Les peuples qu’ils chassè-rent de leurs possessions, formerent la na-tion des Parthes , qui signifie dispersés.Acmon , possesseur d’une vaste contrée ,te livra aux amusemens de la chasse, quiétoit alors un art de nécessité, puisqu'ellefournissoit tout aux besoins de l'homme,8c qu'elle accoutumoit à supporter les fati-gues de la guerre , dans un temps où tousles hommes s’égorgeoient & sc pilloientavec gloire. Acmon , épuise de fatigues ,termina une vie laborieuse par une maladieqiPil gagna à la chasse. Ses enfans lui dé-cernèrent les honneurs divins ; mais lespeuples qu’il avoir opprimés détestèrent íàmémoire. ( T — N. )

* ACO , s. m. poisson dont Aldrovandefait mention, 8c qu’il dit ctre fort commundans l’Epyre , la Lombardie, le lac Como,& d’une nourriture excellente. Cherchezmaintenant ce que c’est que 1 ’aco.

ACGEMETES , du Latin acxmetœ ouacameti , pour insomnii , f. m. pi. ( Théol. )nom de certains religieux fore célébrés dansles premiers siécles de l’EgUiê , sur-toucdans l’Orient, appellés ainsi , non qu’ilseussent les yeux toujours ouverts fans dor-mir un seul moment, comme quelques au-teurs Pont écrit, mais parce qu’ils obscr-voient dans leurs églises une psalmodieperpétuelle , sans l’interrompre ni jour ninuit. Ce mot est Grec , akoi'/a soc , compo-sé dV privatisa 8c de n,oiuc<!a >, dormir.

Les