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Tome premier.
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qu’ellesavoientquelque affaire importante àconsulter ; ce qui, dans les temps de persé-cution où les Gentils épioient toutes les oc-casions de profaner nos mystères, exigeoitun secret inviolable & une fidélité à touteépreuve ; ces qualités leur firent donner lenom d ’acolythes , auffi-bieu que leur assi-duité auprès de l’évêque , qu’ils étoientobligés d’accompagner & de servir. Ils fai-soient ses messages, portoient les eulogies,c’est-à-dire, les pains-bénits, que l’on en-voyoiten signe de communion : ils portoientmême l’eucharistiedans les premiers temps;ils servoient à l’autel fous les diacres, &avant qu’il y eût des sous-diacres, ils entenoient la place. Le Martyrologe marquequ’ils tenoient autrefois à la messe la pateneenveloppée, ce que font à présent les sous-diacres ; & il est dit dans d’autres endroitsqu’ils tenoient aussi le chalumeau qui servoità la communion du calice.Enfìn ils servoientencore les évêques & les ossicians en leurprésentant les ornemens sacerdotaux. Leursfonctions ont changé ; le pontifical ne leuren assigne pointd’autre , que de porter leschandeliers , allumer les cierges & depréparer le vin & l’eau pour le sacrifice :ils fervent aussi l’encens, & c’est l’ordreque les ieunes clercs exercent le plus. Tho-mas!. Difeipl. de l’Eglife. Fleury , Inflit.au Droit ecclés. tome I. part. I. chap. vj.

Dans l’églilè Romaine il y avoir troissortes à'acolvthes: ceux qui servoient lepapedans son palais, & qu’on nommoit palatins :les Jîationnaires , qui servoient dans leséglises , & les régionnaires , qui aidoientles diacres dans les fonctions qu’ils exer-çoient dans les divers quartiers de la ville.

Le nom àéacolythe a encore été donnéà des officiers laïques attachés à la personnedes empereurs de Constantinople ; & dansles Liturgies des Grecs, le mot ukoawVo.signifie la fuite , la continuation de l’office ,les cérémonies de facremtns , L' les prières.(G) F

* ACOMA, f. ( Géogr. ) ville de l’Amérique septentrionale, au nouveau Mexi-que : elle est capitale dc la province. Long.lG9.lat.gs.

ACOMAC, ( Géogr. ) province de laVirginie , dans l’Amérique septentrionale.C’est une presqu’iíle, bornée au nord par

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fie Maryland, à l’orient & au midi parl’océan, & à l’occidenr par la baie deChecsepeak. La nouvelle Oxford, qui estdu Maryland, est située à sa base au septen-trion , & le cap Charles est à fa pointeméridionale. Il y a deux petites villes danscette preíqu’iíle, Somer & Chingoteok.Long. 51.30.lat.3g. {C. A.)

* ACOMAS , 1 . m. ( Hijì. nat. ) grand& gros arbre de l’Amérique, dont la feuilleest large , le fruit en olive, d’une couleurjaune, & d’un goût amer. On emploiecet arbre dans la construction des navires ,& on tire des poutres de dix-huit poucesde diamètre, fur soixante piés de longueur.

ACONIT , f. m. ( HiJL nat. ) en Latinaconitum , herbe àfleurirréguliere composéede plusieurs feuilles, 8c dont le pistil devientun fruit à plusieurs loges ou capsules. Lafleur de cette plante a cinq feuilles qui senttoutes différentes entr’elles, & qui repré-sentent en quelque façon la tête d’un hom-me revêtu d’un heaume ou d’un capuchon.La feuille supérieure tient lieu de casque oucapuchon; les deux feuilles inférieures sentà la place de la mentonnière , & celles descôtés peuvent être comparées à des oreillet-tes. Il fort du milieu de la fleur deux crossesqui sent cachées fous la feuille de deflus ;il en sort aussi le pistil , qui devient unfruit composé de gaines membraneuses ,qui sent disposées en maniéré de tête , &Cqui renferment ordinairement des semencesanguleuses & ridées. Tournefort , Insi.rei herb. Voye £ Plante. ( / )

§ Aconit , C Mat. Méd. ) Parmi lesdissérentes especes d ’aconijì , il en est troisqui sont connues en médecine : la premiersest le napel, ( aconitum nappellus C. B.& Lin. ) la seconde le tue-loup ( aconi-tum lìcoclonum luteum. C. B. ) & la troi-sième aconitum filutiferum , jeu anthora .

La premiere eípece ou le napel, regardéjuíqu’à nos jours comme un des plus vio-lens poisons fur les assertions de Diosco-ride , Mathiole , Wepter, Mead , a étémis en usage par M. Storck , médecin deVienne , dont les observations prouventqu’il est un puissant sudonfique, très- utilecontre toutes les maladies dont la causepeut être expulsée par les voies de la transepiradon 8c de la sueur. Sprœgei & Von-