ACT
deste dans la fortune , il ne mit ía gtoìrequ’à jouir du bonheurde ses sujets. L’Egypteéc l’Ethiopic , gouvernées par un roi pere& citoyen , furent purgées d’un essaim debrigands qui troubloient la tranquillité pu-blique ; & voulant rendre les châtimensutiles, il ne décerna point des peines demort contre les coupables, il leur imprimaune flétri (sure qui les distinguoit des autrescitoyens, & après leur avoir fait mutiler lenez , il les relégua dans une ville qu’il fitbâtir a u milieu des déserts arides. La stéri-lité du fol qui refusait coût à leurs besoins,les rendit industrieux. La nécessité, fécondeen découvertes, y fit germer l’abondance,Lc leurs marécages devinrent des plainescouronnées de moissons. Aâifanés , aprèsavoir fait le bonheur de son peuple pendantson régné , eut la noble ambition d’êtreaprèsfa mort le bienfaictcurdela générationsuivante : il pouvoit choisir dans fa familleun héritier ; mais persuadé qusone nationest toujours la plus éclairée fur fes intérêts ,il laissa aux Egyptiens la liberté de lui don-ner un fucccíièur. ( T — N. )
ACTIVITÉ , subst. fém. ( Physique. )vertu d'agir ou faculté aâive. Koye[Faculté, fiv.
V aclivité du feu surpasse toute imagi-nation. On dit Yaâívité d’un acide, d’unpoison , £’c. Les corps, selon M. Newton ,tirent leur aclivité du principe d'attraction.Voye £ Attraction.
Sphere d’aclivité d’un corps fe dit d’unespace qui environne ce corps , & quis’étend auíïì loin que ía vertu ou son effi-cacité peut produire quelque effet sensible.Ainsi on dit la sphere d’activité dsone pierred’aimant, d’un corps électrique, &c. Voye £Sphere , Écoulement , &c. (o)
* A CT IU M , í. m. ( Géogr. ) promon-toire d’Epire , fameux par le combat oùAuguste & Antoine fe disputèrent l’empiredu monde.
* ACTIUS, adj. ( Myth. ) Apollon futainsi surnommé dU4cZúu?zoùilétoit honoré.
ACTON, C Médecine. ) Les eaux miné-rales d ’Aclon font les plus énergiques entreles eaux purgatives des environs de Lon-dres. Elles causent à ceux qui les prennentdes douleurs au fondement & dans les in-testins ; ce que l’on attribue à la grande
ACT 475
quantité de sels qu elles chassent du corps,éc qui réunis à ceux dont ces eaux fontchargées, en deviennent plus actifs &c pluspiquans. ( N)
ACTUAIRES, ( Hift. anc. ) vaisseauxpour 1‘aclion. (Test ainsi que les anciensappelloient une sorte de longs vaisseaux ,que l’on avoir construits particulièrementd’une forme agile & propre aux expédi-tions ; ils reviennent à ce que l’on appelleen France des brigantins. Voye[ Vaisseau& Brigantin.
Cicéron dans une cpître à Atticus ap-pelle une chaloupe decem fcalmorum ,c’est-à-dire, à cinq rames de chaque bord,acluariola ; ce qui fait présumer que les bâ-timens nommés aâuariœ naves ne pou-voient contenir ni un nombreux équipage,ni une nombreuse chiourme telle que celledes vaisseaux de haut - bord & à plusieursrangs de rames. (G)
ACTUEL , adj. terme de Théologie,fe dit d’un attribut qui détermine la na-ture de quelque sujet & le distingue d’unautre, mais non pas toujours dans le mêmelens ni de la même maniéré. Voye^ Attri-but , Sujet.
Ainsi les théologiens fcholastiques disentgrâce actuelle par apposition à la grâce ha-bituelle. Voye[ Habituel.
Ils disent aussi péché actuel par oppositionà péché originel.
La grâce câuelle est celle qui- nous estaccordée par maniéré d’acte ou de motionpaíïàgere. Voye^ Acte & Motion. Onpourroit la définir plus clairement , celleque Dieu nous donne pour nous mettreen état de poìivoir , d’agir , ou de fairequelque action. C'est de cette grâce queparle S. Paul, quand il dit aux Philip-pins , chap. j . “ Il vous a été donné non>, feulement de croire en Jefus-Christ ,>- mais encore de souffrir pour lui. -, SaintAugustin a démontré contre les Pélagiens,que la grâce actuelle est absolument nécetíaire pour toute action méritoire dans Per-dre du salut.
La grâce habituelle est celle qui nousest donnée par maniéré d’habitude , dequalité fixe Sc permanente , inhérente àl’ame , qui nous rend agréables à Dieu ,& dignes des récompenses éternelles. Tellç
Òoo z