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Tome premier.
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A D A

derniers mots, on le supprime auflî dansrécriture.

Le méchanifme des organes de la parolea fait que le d le change en la lettre quicommence le mot simple , selon l’étymo-logie ; ainíì on dit accumuler , affirmer ,affaire ( ad faciendum , ) affamer , aggré-gcr , annexer , annexe , applanir , arroger ,arriver, affocier , attribuer. Par la mêmeméchanique le d étoit changé en c dansacquérir , acquiescer , parce que dans cesdeux mots le q est le c dur ; mais aujour-d’hui on prononce aquérir , aquiescer. (F)

* ADA , C Géogr. mod. ) ville de la Tur-quie Asiatique, íur la route de Constanti-nople àHispahan , & la riv.'ere de Zacarat.

ADACA , s. m. ( Hijì. nat^ Botaniq. )Plante annuelle des indes, appellée adaca-rnanjen. dans l 'Hortus Malabarìcus , quien donne une trés-bonne figure quoiqu’in-complete , vol. X, page 8 g , pi. qj. LesBrames la nomment mundi. Elle est dugenre de celles que M.Vaillant crut pouvoirappeller fphœranthus , c’est-à-dire , fleur entête ôc boulette , dont. il donne le caractèreôc la figure des fleurs dans les Mêm. deVAcad. pour Vannée VJ 1 g , P a g e 3 ^^ >pi. %o. M. Linné la déíigne lotis le nom deflphxranthus indicus foliis decui rcntibuslanceolatis serratis , pedunculis crifpatis,Syflema nat. édition i i , page 581 , n°. 1.Mais ce nom de spheranthus, fleur en tête,fleur en boule ou boulette , pouvant con-venir à deux cents autres plantes fore diffé-rentes , qui portent ainsi leurs fleurs raíìem-blées en tête, nous croyons devoir conserverà cette plante son nom de pays, adaca ,plutôt que de le changer en un autre beau-coup moins propre ou trop général.

Cette plante croît en abondance dansles sables humides & maritimes de la côtedu Malaba , où elle seleve à la hauteurde deux pies ou environ, fous la forme d’unbuillon ovoïde , qui a à-peu-près le portde l’échinope. Ses racines forment un fais-ceau de fibres blanches longues de cinq àsix pouces , dont les plus greffes ne paffentguere le diamètre de deux lignes. Sa tige ,qui est nue & cylindrique à son origine , aquatre lignes de diamètre , & se divise dubas en haut en plusieurs branches alternesmédiocrement serrées, qui s'écartent fous

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un angle de quarante-cinq degrés, 5 c quifont ailées, c’est-à-dire garnies dans touteleur longueur, de membranes velues, den-telées , crépues, de deux lignes de largeur,qui font le prolongement des-feuilles. Cel-les-ci font alternes, fort serrées, & rap-prochées à un demi-pouce de distance lesunes des autres, elliptiques, pointues auxdeux bouts , longues des deux pouces, unefois moins larges, ondées, crenelées irré-gulièrement & crépues , molles cependant,velues, visqueuses au point qu’elles se col-lent ensemble lorsqu’elles se touchent, re-levées d’une greffe nervure fur les deux fa-ces, & attachées fans aucun pédicule furles tiges, le long defquelles leurs côtés mem-braneux se prolongent pour y former desailerons, comme il a été dit.

Les extrémités des branches íont termi-nées par un bouton sphéroïde de neuf lignesenviron de diamètre, porté fur un pédiculeà peine de cette longueur , ailé de trois àcinq membranes comme les branches. Cebouton n’est autre chose qu’un calice com-mun , qu’une enveloppe composée d’envi-ron cent écailles ou feuilles molles ellipti-ques , obtuses, fort courtes, imbricéesou tuilées fur cinq à six rangs, qui contien-nent autant dépaquets de fleurs purpurinesfoncées. Chaque paquet est composé de sixà huit fleurs, portées fur un petit pédiculeentouré de douze à quinze écailles ; & deces six à huit fleurs de chaque tubercule, lestrois ou quatre du centre font hermaphro-dites stériles, pendant que les trois ou qua-tre autres du contour font femelles & fer-tiles. Ces fleurs font toutes en fleuron ,c’est-à-dire en tube fort menu & long,d’une feule piece, marqué seulement decinq dents à ion extrémité, qui porte, dansles fleurons stériles seulement, autant d’an-theres alternes avec elles, & cachées dansson intérieur. Chaque fleuron surmonte unovaire cylindrique fort petit, qui porte unstyle à un seul stigmate dans les fleuronsstériles, ôc à deux stigmates dans les fleu-rons femelles; il n’y a que ceux-ci quisoient fertiles ; c est-a-dire qui parviennentà maturité , & qui deviennent autant desemences ovoïdes, oblongues, rousses.

Qualités. Toute cette plante a une saveuracre 6í une odeur pénétrante, mais agréa-