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Tome premier.
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à Cranganor , sur la côte du Malabar,sur-tout au bord des rivières, dans lesterrains sablonneux Lc pierreux . où il fleuriten juillet & août, & porte íes fruits mûrsen novembre & décembre. Sa forme està-peu-près sphérique par la disposition de sesbranches qui se répandent autour de lui cir-culairement depuis la cime jusqu’àla racine.Celle-ci a le bois blanc, recouvert d’uneécorce cendrée. L’écorce des branches estrude, d'abord verte , ensuite rousteâtre.

Le long des branches les feuilles sortentalternativement sans ordre, fort rappro-chées les unes des autres, portées fur unpédicule cylindrique astèz court, renflé ,ouvertes à peine fous un angle de qua-, rante - cinq degrés , & disposées fur lesincliné , mais droit, & répand ses bran- f branches de maniéré qu’elles forment unchcs en paiafol. j feuillage applati en éventail. Estes font

Usages. Le bois du lalia ressemble à | elliptiques , à - peu - près de la forme decelui du salilîa , mais il est plus sec, & a celles du néflier , longues de sept pouces,

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quartier d’Hitoë. Elle ne s’observc que loinde la mer , dans les forêts, en plaines &le long des rivières.

Les principales différences du salifia coníîstent en ce que ses feuilles font plus lon-gues , plus étroites, plus veinées, plusnerveuses, rangées avec moins d’ordre , &plus fermes fur le bout des jeunes bran-ches , qui font couvertes, ainsi que leurpédicule ôc leur face inférieure, d’un duvetroux. Ses fruits font plus petits, plus ronds,d’un verd-jaune de pomme mêlé d’un peude rouge; & leur amande ne se mange pasplus que la précédente , íeulement parcequ’elle a trop peu de chair, & qu’on neveut pas se donner la peine de casier sonnoyau pour l’en tirer. Son tronc n’est pas

des veines plus grandes ; il sert aux mêmesusages. Ses feuilles font si grandes, quesouvent les habitans s’en fervent comme denappes, de serviettes & de plats, lorsqu’ilsfont obligés de manger dans les forêts pen-dant leurs voyages. Elles ont , austì-bienque leur écorce , la propriété de teindreen noir, & ils s’en fervent, sur tout deleurs écorces, pour procurer à leurs dentsune couleur noire & pour faire leur encre.(M Adanson.)

ADAMBOE , f. m. ( Hift. nat. butaniq. )genre de plante, de la famille des myrtes,c’est-à-dire des plantes qui ont, comme lemyrte un , calice & une corolle poiypctaleposés fur le fruit , & plus de douze éta-mines. Van Rheede en distingue deux eípe-ces qui toutes deux croisicnt au Malabar.

premiere efpece. Ajdamboe.

La premiere efpece est appellée adamloepar les Malabares , & figurée allez bienfous ce 110 m dans ï’Hon us Malabarìcus ,vol. IV , page 45, planches zo & %l.Les Malabares Rappellent encore cadelipoca , les Brames fblutari, les Portugaiscatupinacada - ferra , & les Idollandoisbaak-roofen.

C est un arbrifleau de sept pics de hau-teur , toujours verd , qui vit long-temps ,êc qui croît cn abondance à Ivlangatte &

presque deux fois moins larges , listes ,verd-noires dcst'us , verd-rouíîeâtres des-sous , rudes au toucher par les côtes & ner-vures blanchâtres qui les traversent.

Chaque branche est terminée par unepanicule de vingt à trente fleurs purpurines,luisantes, semblables à des roses de deuxpouces & demi de diamètre, disposées pourl’ordinaire trois à trois au bout de cha-cune des ramifications de la panicule , quisemblent opposées, & portent à leur originedeux petites feuilles en écaille opposées.Chaque fleur, avant son épanouissement,représente un bouton turbiné ou coniquerenversé , arrondi en destus, long de sixlignes un peu moins large, porté íur unpédicule un peu plus court : & relevé dedouze côtes longitudinales, dont six cor-respondent au destous du milieu des sixfeuilles ou divisions du calice, pendantque les six autres correspondent à lentsincisions. Le calice couronne entièrementl’ovaire avec lequel il fait corps, & ausommet duquel il fe partage en six feuilleségales à fa longueur, triangulaire , équila-térales , verres, qui subsistent jusqu a famaturité, six pétales orbiculaires concaves,mous, un peu crépus, purpurins, d unpouce un quart de longueur fur un poucede largeur, & qui tombent de bonne heure,sortent des bords du calice, situés alterna-