Band 
Tome premier.
Seite
498
JPEG-Download
 

498 A D E

corolle blanche dsone seule piece , cylin-drique , trois ou quatre fois plus longueque lui, partagée jusqu'à son milieu enquatre découpures très-inégales, qui for-ment deux levres , de maniéré que la levreinférieure consiste en une feule de ces dé-coupures qui est triangulaire, fort grande ,pendant que la levre supérieure est quarréeSc découpée de trois crenelures rondes astercourtes : ccs deux levres íont striées ouveinées en travers, crispées Sc transparen-tes. Du bas du tube de la corolle s’éleventdeux étamines appliquées fous la levre lu-périeure, preíqu'austi longues qu'elle, blan-ches , terminées chacune par une grandeanthère, verte, triangulaire en íer de fléchéà trois pointes. L’ovaire íort d'un petitdisque orbiculaive qui fait corps avec lutfur le fond du calice : il est ovoïde verd ,une fois plus court que le calice, & terminépar un style blanc, dont leíommet est fenduen deux stigmate s cy linUr iqnes de la hauteurdes étamines. Cet ovaite r evient en mûrisfant une capsule à deux loges qui s'ouvre endeux battant & répand plusieurs semences.

Qualités. Cette plante n J a point (Codeur,mais une laveur amere.

Usages. On tire , par expression , de sesfeuilles Sc racines mortifiées fur le feu , unsuc recommandépourl'asthme.La décoctionde ses feuilles se boit dans la toux , lecrachement de sang Sc le marasme qui pro-vient des maladies de la poitrine. On lesemploie aussi en fumigation dans la goutte,ou bien on les applique en cataplasme aprèsles avoir sait amortir Sc flétrir fur le feu.

Remarques. Quoique Rhcede n'ait pointvu les siuits mûrs de Yadelodagam , noussavons qu'ils font semblables à ceux de l'ad-hatoda, dont cette plante est une elpece ,Sc par conséquent elle appartiens à la sec-tion des véroniques, c'est-à-dire, desplantes qui n'ont quedeux étamines dans lafamille des pe> sonnées. ( M. Adanson. )

ADELSTAN , ( W ft. d’Angleterre. )Ce ne fut point l'éclat de fa naissance , cefut encore moins à la légitimité de ses droitsqu’Ade/jlan duc la couronne d'Angleterre.Ce grand prince nsotoit que le fils natureld’Edo tard dont le fils légitime eût dû, fuivant les loix & les u/ages établis, recueillirla succession : mais cet héritier présomptif

A D E

étoìt encore dans l’enfance,& I'Angle-terre subjuguée en partie par les Danois ,• menacée par les Northumbres, agitée parla division des citoyens & par les factieuxqui ne cherchoient que lsoccaíìon de rallu-mer les feux mal éteints de la guerre civile,avoient besoin d'un prince actif, connu paría valeur, Sc dont ícs triomphes pastés iní-pirastent à la nation la plus entiers con-fiance , Sc aux ennemis de l'état la plusgrande terreur. C’étoir par ces motifsque le sage Edouard , craignant dsoillcursles maux que produit ordinairement uneminorité, s'écoit déterminé à préférer sonfils naturel à son fils légitime. L'événe-ment justifia cette conduire , injuste en ap-parence. A peine Adeljìan fut monté lurle trône, que les Danois recommencèrentleurs hostilités Ces anciens oppresseurs dei'Angleterre se rendirent alors d’autant plusredoutables , qu'ils ssotoient secrètementligués avec Alfred , l'un des plus puiflansseigneurs Anglois, jeune, ambitieux, qui,mécontent du choix qu'avoit fait Edouard,ne craignoit point de conspirer contre sonsouverain, Sc mourut, par permission di-vine , d iíentles écrivains de ce temps, pouravoir porté l'impiété jusqu'à jurer aux piesdu Pape Jean, qu'il nsotoit point coupabledu crime dont on Paccusoit. Délivré descomplots d'Àlfred, Adeljìan se hâta d'allerà la rencontre de ses ennemis; il les joignitdans le Northumberland, les combattit ,remporta la victoire, les dispersa Sc sub-jugua les Northumbres: maisàl'inquiécudenaturelle des habitans de cette province ,jugeant qu'ils neporteroient jamais que for-cement le joug anglois, il en donna le gou-vernement , avec le titre de roi, à Sithric,seigneur Danois,qu'il crut s'attacherencoredavantage , en lui faisant épouser sa leeurEditha. Siihric ne trompa point les espé-rances d ‘Adeljìan , mais il mourut un anaprès, Sc les deux fils, Ardas & Good-frid, nés d'un premier mariage, persuadés,ou feignant de l'êrre, qu'ils avo ent desdroits à la souveraineté , s'en emparè-rent , fans daigner même demander le-consentement à'Adeljìan. Le roi d'An-gleterre irrité marcha contre eux , les ren-versa du rrone Sc les força de ssoloigner.Aillasse retira d'abord en Irlande ; il se