A D I
diete d’Ausbourg. Sponde A. C. an. deJ. C. z 5^-5 & en 1548. Voye ç Luthé-rien. s G )
* ADIAZZO, ADIAZZE ou A JACCIO,
( Géogr. mod. ) ville, porc , & châteaud'Italie fur la cote occidentale de Liste deCorse. Long. 2 , 6 '. 2 8. lat. 41 . $4.
ADJ 503
Ainsi ces mots blanc , noir , rouge ,bleu , doux , amer , aigre , fade , &c.font autant de qualifications que nous don-nons aux objets, & font par conséquentautant de noms adjectifs. Et parce que cefont les impressions que les objets physiquesfont fur nos sens , qui nous font donner àADJECíIF, terme de Gramm. Adjcct. ! ces objets les qualifications dont nous ve-vient du latin adj. cl us , ajouté , parce quson nons de parler , nous appellerons ces forteseffet le nom adjectif est toujours ajouté à d ‘adjectifs , adjectifs physiques.un nom substantif qui est ou exprimé oui Remarquez qu’il n’y a rien danslesobjetssous-entendu. Y! adjectif est un mot qui don- . qui soit semblable au sentiment qu’ils excl-ue une qualification au substantif; il en lient en nous. Seulement les objets fontdésigne la qualité ou maniéré ti’être. Or I tels qu’ils excitent en nous telle sensation,comme toute qualité suppose la substance j ou tel sentiment, selon la disposition de nosdont elle est qualité, il est évident que organes , Lc selon les loix du méchanifmetout adjectif suppose un substantif; car il 1 universel. Une aiguille est telle que si lafaut être , pour être tel. Que si nous di- j pointe de cette aiguille est enfoncée danssons , le beau vous touche , le vrai doit ma peau , saurai un sentiment de dou-
vrai
être l’objet de nos recherches , le bon ejlpréférable au beau , Hic. il est évident quenous ne considérons même alors ces qualitésqu’en tant qu’elles font attachées à quelquesubstance ou suppôt ; le beau , c’tst-àdue,ce qui ejl beau ; le vrai , c'est-à-dire, cequi ejl vrai , &c. En ces exemples, lebeau , le vrai , &c. ne font pas de pursadjeéifs ; ce font des adjectifs pris subs-tantivement qui désignent un suppôt quel-conque , en tant qu'il est ou beau, ou vrai,ou bon , &c. Ces mots sont donc alors erimême temps adjectifs & substantifs : ilssont substantifs, puifqu’ils désignent un sup-pôt , ti... ils font adjectifs , puilqu’ils dési-gnent ce suppôt en tantqu’il est tel.
Il y a autant de sortes d' adjectifs qu’ily a de sortes de qualités, de maniérés &de relations que notre esprit peut considérerdans les objets.
Nous im connoissons point les substances |cn elles-memes, nous ne les connoiíïonsque par tes impressions qu’elles font fur nossens, & alors nous disons que les objetsfont tels, félonie sens que ces impressionsaffectent. Si ce font les yeux qui font affec-tés , nous disons, que l'objet est coloré ,qu’il est ou blanc , ou noir , ou rouge, oubleu , t'c. Si c est le goût , le corps est oudoux, ou amer, ou aigre , ou fade , &c.Si c est le tact, l'objet est ou rude , oupoli, ou dur, ou mou ; gras, huileux, oudec , é? c»
aurai un
leur : mais ce sentiment ne fera qu’enmoi, & nullement dans l’aiguille. Ondoit en dire autant de toutes les autressensations.
Outre les adjectifs physiques, il y a en-core les adj relis s métaphysiques, qui sont entrès-gra:id nombre, & dont on potirroitfaire autant de classes différentes qu’il y ade fortes de vues sous lesquelles l'efprit peutconsidérer les êtres physiques Ôc les êtresmétaphysiques.
Comme nous sommes accoutumés à qua-lifier les êtres physiques, en conséquencedes impressions immédiates qu'ils font furnous, nous qualifions aussi les êtres méta-physiques & abstraits, en conséquence dequelque considération de notre esprit à leurégard. Les adjectifs qui expriment ces sortesde vues ou considérations, font ceux quej'appeilc adjectifs métaphysiques , ce quis’entendra mieux par des exemples.
Supposons une allée d'arbres au milieud’une vaste plaine : deux hommes arriventà cette allée , l’un par un bout, l'autrepar le bout opposé ; chacun de ces hommesregardant les arbres de cette allée dit, voilàle premier ; de forte que l’arbre que chacunde ces hommes appelle le premier est ledernier par rapport à l’autre homme. Ainsi,premier , dernier , & les autres noms denombre ordinal, ne sont que des adjectifsmétaphysiques. Ce sont des adjectifs dcrelation & de rapport numéral.