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retournée en Italie d u temps des Scipions*Ses flatteurs prétendoient que ses ancêtresavoient donné leur nom à la mer Adriati-que. 11 naquit à Lyon ; Sc son pere, enmourant, le mit sous la tutelle de Trajanqui, dans la fuite, lui fit épouser sa petiteliiece. llétoit à la tête des armées d'Orientlorsqu’à la mort de Trajan il sut proclameempereur par les intrigues de ^impératricePlotine, à qui il avoit inspiré un amouradultéré. Trajan avoit long-temps réfutéde savoir pour successeur, & ce ne fut quepar complaisance pour sa femme, qu’il con-sentit à ce choix. Plusieurs rivaux lui dis-putèrent Pempire ; maisil les fit rentrer dansle devoir. Un d’eux s'étant présenté pourobtenir son pardon : le voilà, répondit-ïl, en l’embraífant. Quoiqu’U se proposâtTrajan pour modèle, il étoit en secret en-vieux de sa gloire. Ce fut par un motif aussibas , qu’il rendit aux Parthes l’AIÍyrie , laMésopotamie & l’Arménie, qui étoient lesconquêtes de Trajan. Il voulut que l’Eu-phrate fût les barrières de l’empire : il sepropoloit auífi d’abandonner la Dacie; maisil n’exécuta point cette résolution impru-dente , sur les remontrances qu’on lui fitque ce seroit livrer les citoyens Romains ala discrétion des barbares. Trajan avoitpeuplé cette grande province de coloniesRomaines, à qui il avoit donné les terresè'c les villes. A l’exemple de Trajan, il par-courut toutes les provinces , pour y établirl’ordre , Sc en réformer les abus. Tant qu’ilrésida dans Rome, son palais fut le templedes sciences & des arts. Les gens de lettresperfectionnoient leur goût avec lui, & lesiàvans trouvaient à s’instruire dans fa con-versation. Le philosophe Favorin diíputoitsouvent avec lui ; & quoiqu’il eût souventraison , il avoit la politique de lui céder lavictoire. Ses amis lui reprochèrent cettebaffe complaisance ; le philosophe leur ré-pondit : II ejì dangereux d’avoir raison avecun homme qui a trente Légions pour réfutervos argumens. La persécution contre leschrétiens ne fut que pallagere. L’apologiede leur religion, par Quadratus & Aristide,le convainquit de la pureté de leurs dogmes,& de 1 innocence de leurs mœurs. On pré-tend qu’il forma le dessein de bâtir un tem-ple au Dieu des chrétiens, & de l’admettre
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£armî les autres dieux. Il conçut une pas-sion criminelle pour le jeune Antinous qui,l’ayant accompagné en Egypte, se noyadans le Nil. Adrien inconsolable l’honorade l’apothéose : il bâtit sur le bord du fleuveune ville qui porta son nom ; il eut un tem-ple , & des prêtres qui rendirent des ora-cles. Ce fut sous son régné que le JuifBarchochebas sema sa doctrine, Sc préten-dit être le messie. Les Juifs se rangerent enfoule sous ses enseignes. Cette révolte futéteinte dans le sang de ces fanatiques. Il futdéfendu aux Juifs de mettre le pié dansJérusalem ; & pour leur en ôter la tenta-tion , on mit un pourceau de marbre sur laporte qui regardoit Bethléem. Cette villesainte étoit également respectée des chré-tiens. Adrien , pour les en éloigner, fitplacer une statue de Jupiter dans le lieu oùJ. C. étoit ressuscité ; une de Vénus , dansle lieu où il étoit né. Le calvaire fut plantéd’un bois qui fut consacré à Adonis ; Sc cefut dans la caverne où le Sauveur étoit né »qu’on célébra Ces mystères licencieux. Lesfatigues de ses longs voyages le firent tom-ber dans le dépérissement. Les souffranceslui rendirent la vie importune ; il s’en seroitdébarrassé , si ses domestiques, qui veff-icient auprès de lui, iTeulIènt empêchéqu’il n’attentât surlui-même. Les vers qu’ilfit dans les derniers momens de fa vie,prouvent qu’il vit (ans émotion fa fin pro-chaine. Sa femme Sabine , vivement soup-çonnée d’adultere, le fut également d’avoirhâté fa mort par le poison. Adrien mourut-à Bayes, l’an iz8 de J. C. à l’âge desoixante-deux ans. C T- N.)
ADRIEN, (Ge'ogr.) petite ville de laTransylvanie hongroise , sur la riviere deSebeskeres, & au pié des montagnes deVedra. Elle est au nord-est du grand Vara-din. Cette ville & ses environs n’ont riende remarquable. Long. , LF , lat. qj ,
o. (C. A.)
ADROGATION, f. f. terme de Droitcivil, étoit une sorte d’adoption, qui nedifféroit de l’adoption simplement dite,qu’en ce qu’il falloir que le sujet adopté par\ 3 hdrogation , fut affranchi de la puiflancepaternelle, soit par la mort de son perenaturel, soit par 1 émancipation. Elle de-mandoit aussi un peu plus de solemnité, Sc