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Tome premier.
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patoître fous deux au deílus de l’horizon ;ce mot n'est plus usité. Voye{ Eclipse , <Rétraction , &c. î

ADULTERIN , adj. terme de droit , ]se dit des enfans provenus d'un adultéré. V .Adultéré. :

Les enfans adultérins font plus odieuxque ceux qui font nés de personnes libres. ]Les Romains leur refufoient même la qu a- -lité d’enfans naturels, comme si la nature >les déíavouoit. yoye\_ Bâtards. 1

Les bâtards adultérins (ont incapables 1de bénéfice , s’ils ne font légitimés ; & ily a des exemples de pareilles légitimations.Voye[ Légitimation.

Le mariage subséquent, s’il devient pos-sible par la dissolution de celui du pereoude la mere de sentant adultérin, ou de tousles deux , n’opere point la légitimation ;c'est au contraire un nouveau crime , lesloix canoniques défendant le mariage entreles adultérés , fur-tout s'ils se font promisLu n à Lautre de le contracter lors de leuradultéré, v. Adultéré, (h )

ADVOATEUR ou ADVOUATEUR,f. m. terme usité dans quelques coutumespour signifier celui qui, autorisé par la loidu pays , s'cmpare des bestiaux qu’il trouveendommageant ses terres ; ou celui qui ré-clame & reconnoît pour sien du bétail quia été pris endommageant les terres d'au-trui. C H )

ADVOCAT ou AVOCAT , parminous, est un licencié ès droits immatriculéau parlement, dont la fonction est de dé-fendre de vive voix ou par écrit les partiesqui ont besoin de son assistance.

Ce mot est composé de la prépositionlatine ad , a , &C vocare , appeller, commequi diroit appelle au secours des parties.

Les Avocats a Rome, quant à la plai-doirie , faiíoient la même fonction quenos Avocats font au barreau ; car pour lesconseils ils ne s'en mêloienr point : c'étoitLassa ire des jurisconsultes.

Les Romains faiíoient un grand cas dej session di Avocat ; les sieges du barreaude Rome étoient remplis de consuls Sc desénateurs, qui se tenoient honorés de laqualité a Avocats. Ces mêmes bouches quicommandoient au peuple étoient aussi em-ployées a le défendre,

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Oli les appelloit Comités , Honorait ,Clarijstmi, Sc même hciiu,.i \ paicequ’onfuppofoit que leurs cliens ne leur a voientpas de moindres obligations que les e cla-ves en avoient aux maîtres qu; les avo encaffranchis. Voye\ Patron cy Client.

Mais alors les Avocats lie vendoientpoint leurs services. Ceux qui aspiraientaux honneurs Sc aux charges se jetoientdans cette carrière pour gagner l’aftectioadu peuple : Sc toujours ils plaidaient gra-tuitement : mais lorsque le luxe se fur intro-duit à Rome, & que la faveur populaire neíervit plus à parvenir aux dignités , leurstalens n'étant plus récompensés par des hon-neurs ni des emplois, ils devinrent merce-naires par nécessité. La profession d*^zvo-cat devint un métier lucratif ; Sc quel-ques-uns poussèrent même si loin Lavidirédu gain > que le Tribun Cincius, pour ypourvoir , fit une loi appellée de son nomCincia , par laquelle il écoit expressémentdéfendu aux Avocats de prendre de Lar-geur de leurs cliens. Frédéric Btummerus afait un ample commentaire fur cette loi.

Il avoir déja été défendu aux Avocatsde recevoir aucuns préfens pour leurs plai-doyers ; Lempereur Auguste y ajoiua unepeine: mais nonobstant toutes ces mesures,le mal étoit tellement enraciné , que 1 em-pereur Claudius crut avoir fait beaucoupque de leur défendre de prendre plus dcdix grands sesterces pour chaque cause ;ce qui revient à 437 liv 7 . 10 s. de notremonnoie.

Il y avoir à Rome deux sortes A’Avo-cats ; les plaidans Sc les jurisconsultes :distinction que nous faisons aussi au palaisentre nos Avocats , dont les uns supplique ità la plaidoierie , Sc les autres se renfermentdans la consultation. II y avo-t seulementcette différence , que la fonction des Ju-risconsultes qui donnoient simplement leursconseils, étoit distincte de celle des Avo-cats plaidans , qu'on appelloit simple-ment Avocats , puisqti’on n'en connoilloit; point d'autres. Les Jurisconsultes ne plaî-. dotent point : c etoit une espece de magiss; trature privée & perpétuelle,principalementi sous les premiers empereurs. D’une autre. part , les Avocats ne devenoient jamais[urisconsulres ; au lieu qu’en France lç$

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