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ÂÉROMANT 1 E , s. f. ( Divin. Histoireancienne ) sorte de divination qui se su-sdit par le moyen de Pair & par l’inspectiondes phénomènes qui y arrivoient. Aristo-phane en parle dans fa comédie des Nuées.Elle le subdivise en plusieurs especes, selonDelrio. Celle qui íe fait par l’observationdes météores, comme le tonnerre , la fou-dre , les éclairs, se rapporte aux augures.Elle fait partie de l’astrologie , quand elles’attache aux aspects heureux ou malheu-reux des planettes ; & à la Tératoscopie ,uand elle tire des présages de l’apparitione quelques spectres qu'on a vus dans lesairs, tels que des armées, des cavaliers ,& autres prodiges dont parlent les historiens. Uaéromantie proprement dite étoitcelle où Pon conjuroit Pair pour en tirerdes présages. Cardan a écrit fur cette ma-tière. Voye^ Delrio , disquifit. magicar.lib. IV. cap. ij. quœst. vj.sea. 4^ pag. 547.
Ce mot est formé du Grec ««f, air, &*tocvíTf« , divination. (G)
AÉROMETRIE. V. Airométrie.
AÉROPHOBIE, f. f. ( Med. ) craintede Vair , symptômes de phrénésie. Voye çPlIRÍNÉSIï. (N)
§ AERSCHOT, ( Géogr. ) ville fortedes Pays-bas Autrichiens dans le Brabant,avec titre de duché. Elle est située fur lariviere de Démer à Porient de Malines , &LU nord de Louvain.LaFrancel’abandonnaaux alliés quelque temps après en avoir for-cé les lignes en 1705. Elle fut encore prisepar le roi en 1746. Elle appartient aujour-d’hui à la maison d’Aremberg. On y trouveune église collégiale, & quatre couvens.Long. io. ìat. 51. 5. ( C. A. )
* ^8, AESCULANUS AL RE S,{ Myth. ) nom de la divinité qui présidoità la fabrication des monnoies de cuivre.On la représcntoit debout avec Phabille-!ment ordinaire aux déesses, la main gaucheíur la haste pure ; dans la main droite unebalance. JEfculanus étoit, diíoit-on , peredu dieu Argentin.
* VES USTUM ou CUIVRE BRÛLÉ,préparation de Chymie médicinale. Mettezdans un vaisseau de terre de vieilles lamesde cuivre, du souffre Sc du sel commun enparties egales; arrangez-les couche furLouche i couvrez le vaisteau ; lucez la <
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jointure du couvercle avec le vaisseau , nelaissant qu’un petit soupirail ; faites du feuautour & calcinez la matière. Ou , faitesrougir une lame de cuivre, éteignez-ladans du vinaigre , réitérez sept fois la mêmeopération ; broyez le cuivre brûlé ; rédui-sez-le en poudre fine que vous laverez légè-rement dans de Peau , & vous aurez l’aes-ustum. On recommande ce remede pour lesluxations, les fractures & les contusions.On le fait prendre dans du vin : mais Pu-sage interne en est suspect. C’est à Pexté-rieur un bon détersif.
yETHER des Chymifles , & ZËTHERE ,Voyei Ether & Etheré.
* AìTHON , ( Myth. ) un des quatrechevauxdu soleil qui précipitèrent Phaéron,selon Ovide. Claudiendonne le même nomà un des chevaux de Pluton. Le premiervient d’K'^K, brûler ; & l’autre vientd’A^ròf , noir.
AET 1 ENS, f m. pi. ( Théol. ) héré-tiques du iv siecle , ainsi nommés d ’Aétiusleur chef surnommé Y Impie ou Y Athée ,natif de la Céléfyrie aux environs d’An-rioche, ou d’Antioche même. Il joignoit àla plus vile extraction les mœurs les plusdébordées : fils d’un pere qui périt par unemort infâme , il fut dans les premieres an-nées esclaves de la femme d’un vigneron :sorti de servitude , il apprit le métier deforgeron ou d’orfevre , puis exerça celuide Sophistes ; delà successivement médecin,ou plutôt charlatan ; diacre & déposé dudiaconat; détesté de Constance & flétri parplusieurs exils ; enfin chéri de Gallus 8Crappellé par Julien P A postât, fous le règneduquel il fut ordonné évêque. Il futd’abordsectateur d’Arius, & se fit ensuite chef departi. Tillemont, tom. VI, art . Ixv. page4 0$. ct stuiv.
Les Aériens imbus de ses erreurs, étoientune branche d’Ariens plus outrés que lesautres, & sourenoient que le Fils & leSaint-Esprit étoient en tout différens duPere. Ils furent encore appellés Eunoméensà’Eunome un des principaux disciples d’^é-tius ; Hétérouficns, Anoméens , Exoucon-tiens , Troglytes ou Troglodytes , Exoáeni-tes ct P urs Ariens. Voye\ tous ces mots fousleurs titres. (G)
AETITE , AEUTES, s. f. ( Hist. nat.)
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