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Tome premier.
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AFFRETER , v. a. ( terme de Marine. )c ! cst convenir d J nn prix avec le propriétaired’un navire pour se servir de ce bâtiment,& l’employer à son usage. On affrété ordi-nairement à tant par tonneau, par mois oupar voyage.

Il ne faut pas confondre affréter avec fré-ter ; & c’est à tort qu’on emploie assezsouvent ces deux mots l’un pour l’autre.Affréter, c’est se servir d’un navire apparte-nant à un autre. Fréter au contraire , c’estêtre payé pour prêter le vaisseau à celui quiveut s'en servir. ( M. le chevalier de laCoud raye. )

AFFRETEUR , s. m. ( terme de Ma-rine. ) c’est le nom que l’on donne à celuiqui paie pour fe servir d’un navire qui nelui appartient pas. ( M. k ckevalier de laC ou d raye. )

AFFRIANDER , v. act. ( Chasse. ) As.friander l’oiseau , en Fauconnerie, c’est lefaire revenir sur le leurre avec du pât depigeonneaux ou de poulets.

* AFFRICHER , v. n. ( terme csA-griculture. ) Laisser une terre affricher ,c’est négliger de lui donner des labours con-venables.

* AFFRONT, f. m. ( Gramm. ) injure ,outrage par paroles ou voies de fait. Faireou recevoir un affront. Boire un affront,Je souffrir , le supporter patiemment. On ade la peine à digérer un affront ; ou à nepas s'en venger.

U affront ,dit l’abbé Girard , est un traitde reproche ou de mépris lancé en facede témoins ; il pique & mortifie ceuxqui font sensibles à l'honneur. L’insulte estune attaque faite avec insolence ; on larepousseordinairement avec vivacité. L’ou-trage ajoute à l’insulte un excès de violencequi irrite. L’avanie est un traitement humi-liant qui expose au mépris & à la moqueriedu public.

Ce n’est pas réparer ion honneur que deplaider pour un affront reçu. Les honnêtesgens ne font d’inlulte à personne. Il est dif-ficile de décider en quelleoccasion l’outrageest plus grand ; ou de ravir aux dames parviolence ce qu’elles refusent, ou de rejeteravec dédain ce qu’elles offrent. Quand onest en butte au peuple, il faut s’attendreaux avanies, ou ne fe point montrer.

, AFF

AFFRONTAILLES , f fém. pi. (termede Pratique ) usité en quelques endroitspour signifier les bornes de plusieurs hé-ritages aboutissantes à celles d’un autrefonds. (H)

AFFRONTÉ , ( terme de Blason ; )'c’est lecontraire d ’adossé ; il fe dit de deux chosesopposées de front, comme deux lions , oudeux autres animaux.

Gonac en Vivarais ; de gueules à deuxlevrettes affrontées d’argent , accostées delabié , clouées d’or. ( V)

* AFFRONTER v. a. ( Gramm. )attaquer avec hardiesse & intrépidité : af-fronter l’ennemi, affronter une armée en-tiere avec peu de monde ; au figuré,s’expofer hardiment : affronter la mort, lesdangers.

Affronter , tromper , duper , fe ditfur - tout des marchands qui vendent unemarchandise fardée.

* AFFRONTEUR , Affrontiuse ,adj. & subst. ( Gramm. ) le dit du mar-chand ou d’une marchande qui trompe lesgens en leur vendant une marchandise qui,avec de l'apparence , ne vaut rien.

* AFFUBLÉ , Ée , part. passif. Fvyeçci-aprïs Affubler.

AFFUBLEMENT , f. m. ( Gramm. )terme familier qui signifie toute espece devoile ou d’habillement singulier qui couvre& enveloppe la tête , le visage 6c le corps.

* AFFUBLER, v. a. ( Gramm. ) Enve-lopper la tête, le visage & le corps dequelque vêtement ou habillement. Qui vousa affublé de la forte ì S'affubler d’un man-teau.

AFFURAGE ou AFFEURÉS. Foye^Afforage.

AFFUSION, f. f.( Pharmacie. ) Vas.fusion consiste à verser une liqueur chaudeou froide fur certains médicamens. Il y ades substances dont les infusions & les pré-paradons doivent fe faire de cette façonpour n’en pas dissiper les parties volatiles :telles font les infusions de cresson , de co-chléaria , de beccabunga , des plantes la-biées , òí de la plupart des plantes aroma-tiques , comme î’absyiuhe , la tanefine , la'antoline , l’aurone , &c.

Sans cette précaution, on fe prive defhuile essentielle 6c de l’efprit érecteur on