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Tome premier.
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rain. Ces peuples n’ont, pour ainsi dire ,que des idées d’un jour, leurs loix n'ontd’autres principes que ceux d’une moraleavortée , & d aune consistance que dansune habitude indolente 8c aveugle. On lesaccuse de férocité, de cruauté, de perfidie,de lâcheté , de paresse. Cette accusationn’est peut-être que trop vraie : l'ignoranceprofonde où la plupart font enfévelis ,l'éducation barbare 8c militaire qu'ils ontpresque tous reçue , en voilà suffisammentpour étouffer ou intervertir chez eux lesmoindres idées de droit naturel. Sur quoifonder avec eux un commerce social î Surleur foiblesse &c sur leur sotte cupidité : iln’y a que ce moyen.

Les Européens n’ont guere commencé lecommerce d ‘Afrique que vers le milieu duquatorzième siecle. Ce commerce ne se faitpresque que sur les côtes ; 8c il y en a peudepuis les royaumes de Maroc & de Fez ,julqu’aux environs du cap Verd. I.a plupartdes établissemens font vers ce cap & entrela riviere de Sénégal 8c de Serrclione. Un’y a que les Anglois &c les Portugais quisoient établis fur la côte de Serrelione ,mais les quatre nations commerçantes peu-vent y aborder. Les Anglois seuls résidentprès du cap de Mi fer ado. Les François fontquelque commerce fur les côtes de Mala-guette ou de Greve ; ils en font davantageau petit Dieppe 8c au grand Sestre. Lacôte d’Ivoire ou des Dents est fréquentéepar tous les Européens : ils ont presquetous auffi des habitations 8c des forts à lacôte d’Or. Le cap Corse est le principal éta-blissement des Anglois. On tire de Bénin 8cd'Angola beaucoup de Negres. On ne faitrien dans la Cafrérie. Les Portugais fontétablis à Sofala, à Mosambique 8c à Mada-gascar. Ils sont auffi le commerce de Mé-linde. Les principales choses que l’on tirede PAfrique, font le bled , les dattes &autres fruits de Barbarie , la malvoisie deJvladere , les vins des Canaries, de Cont-tance , du cap Verd , la gomme 8c le mieldu Sénégal, la poudre d’or , l’ivoire 8c lesépiceries de la Guinée , du Congo , de Mé-linde& de P Abyssinie. Voye^ tous ces di sté-réos articles où nous traitons plus au longde leur commerce particulier.

J.1 nous reste ù parler d’un autre com-

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merce qui se fait seulement en Afrique, 8Cdont les hommes n’ont point encore rougi.Les Européens y achetent un nombre infinid’esclaves qu’ils transportent dans leurs co-lonies d’Amérique où ils les occupent auxplus rudes travaux. Nous ne porterons iciaucun jugement fur cette espece de trafic,{C. A.)

* Nous ajouterons à cet article une tablefigurée contenant la division générale de{’Afrique, où le lecteur peut voir d’un coup-d’œil les différons pays que contient cettepartie de notre globe.

* Afrique , [Géogr .) port 8c ville deBarbarie au royaume de Tunis en Afrique.

* Afrique , ( Gt'ogr. moderne. ) petiteville de France en Gascogne, généralité deMontauban.

AFSLAGERS , f. m. {Commerce.'} Oiînomme ainsi à Amsterdam les personnesétablies par les bourg-mestres pour présideraux ventes publiques qui se sont dans laville, y recevoir les enchères, & faire l’ad-judication des cavelins ou partie de mar-chandises au plus offrant & dernier enché-risseur. L ‘afslager doit toujours être accom-pagné d’un clerc de la secrétairerie pourtenir une note de la vente.

Les commissaires se nomment auffi vendumeejîer, ou maîtres de la vente ; 8c c’estainsi qu’on les appelle le plus ordinairement,Voye £ Vendu meester. (G)

AGA

AGA , f. m. ( Hìjì. mod.} dans le langagedu Mogol , est un grand leigneur ou uncommandant.

Les Turcs se servent de ce mot dans cedernier sens ; ainsi chez eux 1 ’aga des Janis-saires est le colonel de cette troupe. Le capi-aga est le capitaine de la porte du serrail.Voyc^ Janissaire , Capi-Aga.

Ils donnent auffi quelquefois le titre d ’agapar politesse à des personnes de distinction ,fans qu'elles aient de charge ni de comman-dement. Mais aux personnes revêtues du; titre d’cga , par honneur & par respectpour leur dignité, on emploie le mot d’aga-rat, terme pluriel, au lieu de celui d’agaqui est singulier. Ainsi parmi nous, au.lieu de vous, nous disons à certaines per-