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L ‘agenda est très - nécessaire aux négo-cians j particulièrement à ceux qui ont peuou point de mémoire , ou qui font chargés«le trop grandes affaires , parcc qu’il sertà leur rappelles des occasions importan-tes , soit pour l'achat, soit pour la vente,soit pour des négociations de lettres dechange , &c.
On appelle auílï agenda un petit alma-nach de poche que les marchands ont cou-tume de porter fur eux pour s’affurer desdates, îours de rendez-vous, &c.( G)
H AGENOIS, ( Géog. ) pays de Francedans la Guienne , avec titre de comté, llest entre le Quercy, le Périgord, le Baza-dois & le pays d’Aufch. Age n est fa villecapitale. Voye ^ Agen. Il contient outrecela douze autres villes & bourgades. Il estarrosé de la Garonne, de la Dordogne ,du Lot Sc du Lez. C’est de toutes les partiesde la Guienne la plus belle & la plus fertile.Les anciens Nitiobriges, dont parle César,étoient fes habitans.il 6t partie du Royaumed'Aquitaine , & fut ensuite postèdé par lezcomtes de Toulouies, & successivement parles François Sc les Anglois ; il appartientaujourd'hui au roi. (C. A.)
AGENORlA , ( Myth. ) c’étoit la déessedu courage Sc de l’industrie. On lui opposoit Vacuna, déesse de la paresse.
AGENS de change & de banque , f. m.pi. ( Comm. ) font des officiers établis dansles villes commerçantes de la France pournégocier entre les banquiers Sc commet-cans les affaires du change Sc Pachat on lavente des marchandises Sc autres effets,A Paris 8c à Lyon on les nomme agens dtchange; en Provence on les appelle consuls ;ailleurs on les appelle courtiers . Vvyt[Courtier & Ghange.
A Paris, il y a trente agens de change8c courtiers de marchandises, de draps,de foie, de laine , de toile , fi’c. qui furentcréés en titre d’office par Charles IX , enJuin 1571 , & le nombre en fut fixé parIíenri IV , en 1591. Ce nombre a fort va-rié depuis ; car d’abord il n’y avoit quehuit agens de change pour la ville de Parisde la création d’Henri IV ; leur nombrefut augmenté jufqu’à vingt en 1634, Scporté à trente par up édit du mois de Dé-cembre i6z8, En 1645 3 kouis XIV créa
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six nouveaux offices, & les choses demeu-rèrent en cet état jufqu’en 1705, que tous'les offices à'agens de change ou de banqueayant été supprimés dans toute l’étenduedu royaume , à la réserve de ceux de Mar-seille Sc de Bordeaux , le roi créa en leurplace cent seize nouveaux offices pour êtredistribués dans les principales villes duroyaume avec la qualité de conseillers duroi , agens de banque , change , commerce& finance. Ces nouvelles charges furent en-core supprimées en 1708 pour Paris, Scau lieu de vingt agens de change qu’yétablissoit F édit de 170; , celui de 1708 enporta le nombre à quarante; & en 1714,le roi y en ajouta encore vingt autrespour la ville de Paris. Mais le titre de cesagens fut encore supprimé en 1720 , &:soixante autres agens par commission fu-rent établis pour faire leurs fonctions. Ceux-ci furent à leurs tour supprimés, & d autrescréés en leur place en titre d’office parédit du mois de Janvier 1723. Ainsi il y aactuellement soixante agens de change àParis ; ils font un corps qui élit des syndics.Ils ne prennent plus la qualité de courtiers,mais celle à’agens de change depuis l'arrêtdu Conseil de 1639 \ Sc par Ledit de 170s ,ils ont aussi le titre de conseillers du roi..Voye\ Courtier. Leur droit est un quartpour cent, dont la moitié est payable parcelui qui donne son argent, & l’autre parcelui qui le reçoit ou qui en fournit la va-leur en lettres de change ou autres effets..Dans la négociation du papier qui perdbeaucoup comme par exemple,des contratsfur Phôtel de ville , Sec. dont l’achereur nepaie pas. la moitié de la somme totaleportée dans le contrat à cause de la va-riation du cours de ces effets, l 'agent duchange prend son droit fur le papier, c’est-à-dire , sur la somme qu’il valoit autrefois »& non fur l’argent qu’on le paie selon lecours de la place. Dans les villes où lesagens ne sont pas établis en titre d’office ,ils font choisis par les consuls , maires , Scéchevins devant lesquels ils prêtent le fer-ment. Les agens de change ne peuvent êtrebanquiers, Sc porter bilan fur la place, où ilsdoivent avoir un livre paraphéd’un consul,coté & numéroté parl’ordonnancede 167;»On peut voir dans le Dtclionnaire dut