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l'enleve de dessus leurs peaux après qu'ilsont été tués.
AGNESTIN , ( Géog. ) ville de Transil-vanie , fur la riviere d’Hospach, Long. 43.t L- lat. 46’. 45.
A G N IU S , ( Hist. ie Suede. ) fils deDager , roi de Suede , succéda à son pereen 172. Sa passion pour la guerre lui fitquitter bientôt les rênes du gouvernementpour prendre les armes. Il les tourna contreles Finlandois.Ces peuples s'étoient,signalésfous le régné de son pere , par de fré-quentes révoltes. U les soumit & les forçade lui donner pour otage de leur fidélité ,Sehialvia, fille de Fronton , dûnt la beautéfaisoit Fomentent de cette contrée. Maisdans le trajet, il fut tellement épris descharmes de fa captive , que dès qu'il futabordé au port de Stok-Sund , il fit dresterfous un arbre une tente superbe , épousala princefle en présence de ses officiers , &la fit proclamer reine. Elle feignit de luirendre tendresse pour tendreste ; mais elleavoir conçu le projet de venger la Fin-lande par une perfidie que son patriotismene peut excuser. Tandis que son époux étoitplongé dans le sommeil léthargique qui luitfivrelié , elle Fétrangla, le suspendit à Par-bre même où Fhymen avoir été célébré ,ik. s’enfuit en Finlande : on la poursuiviten vain- Agnius fut enterré au pied de l'ar-bre même ; 8 c c'est-là que fut bâtie depuisla ville de Srockolm. Heureusement pourl’honneur dubeau sexe, le peu de vraisem-blance de cette aventure assoibht beau-coup la croyance que les habitans du Nordont accordée long-temps à Fhistoire deleur prétendue Judith, ( M. de Sacy. )
AGNOITES ou AGNOETES , f. m.
f l. ( Théol.) sected J hérétiquesquisuivoienterreur de Théophrone de Cappadoce »lequel ioutenoit que la science de Dieu parlaquelle il prévoir les choses futures, con-noit les présentes & se souvient des chosespassées, n’est pas la même, ce qu'il tâchoitde prouver par quelques paffàges de FEcri-ture. Les Eunomiens ne pouvant souffrircette erreur, le chassèrent de leur commu- ^nion; & il se fit chefd'une secte, à laquelleon donna le nom d ’F.unomiJphroniens. So-crate, Sozomene & Nicéphore qui parlent jde ces hérétiques, ajoutent qu’ils change- '
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rent aussi la forme du baptême usitée dansFEglife, ne baptisant plus au nom de laTrinité , mais au nom de la mort de Jesus-Christ. Voye^ Baptême & Forme. Cettesecte commenca sous Fempire de Valens,vers Pan du salut 370.
Agnoites ou Agnoetes , secte d'Eu-rychiens dont Thémestius fut Fauteur dansle VI. siecle. Ilssoutenoientquejesus-Christen tant qu'homme ignoroit certaines cho-ses , & particulièrement le jour du jugementdernier.
Ce mot vient du Grec *V*aijr«<, ignorant ,dérivé d J «V»i«í*'», ignorer.
Eulogius, patriarche d’Alexandrie , quiécrivit contre les Agnoites fur la fin du VI.siecle , attribue cette erreur à quelques So-litaires qui habitoient dans le voisinage deJérusalem , & qui pour la défendre allé-guoient différens textes du Nouveau Testa-ment , & entre autres celui de S. Marc ,ch. xiij. v. gz. que nul homme fur la terre nefait ni le jour , ni Vheure du jugement , niles Anges qui jont dans le ciel , ni méme leFds , mais le Pere seul.
Il faut avouer qu’avant Phérésie desAriens qui tiroient avantage de ce textecontre la divinité de Jefus-Christ , les Peress'étoient contentés de leur répondre queces paroles doivent s'entendre de Jefus-Christ comme homme. Mais depuis FAria-nisme & les disputes des Agnoïtes , lesThéologiens Catholiques répondent queJefus-Christ, même comme homme , iPi-gnoroit pas le jour du jugement, puisqu’ilen avoir prédit Fheure en S. Luc , c. xvìj.v. gi. le lieu en S. Matthieu , c. xxiv. v.z 8 . les signes & les causes en S. Luc, c.xxj. v. 2.5. ce qui fait dire k S. Ambroise ,lib. V. de fide , cap, xvj. n°. 204. Quo-modo nefeivit judicii diem , qui & horampreedixit , & locum & signa exprejfit ac cau-sas ? mais que par ces paroles le Sauveuravoir voulu réprimer la curiosité indiscrètede ses disciples, en leur fartant entendrequ'il n'étoit pas à propos qu'il leur révélâtce secret : & enfin , que ces mots, le Pereseul , n'excluent que les créatures & non leVerbe incarné, qui connoiffoit bien Pheure& le jour du jugement ên tant qu'homme ,j mais non par la nature de son humanité; quelque excellente qu’elle fut, dit S. Gré-