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Tome troisième.
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que ce nom de nombre s’écrít íbuvent enchiffre ,1e XI roi, la XI lettre. Les enfansdiient rríamie , Sc le peuple dit auííìmamour.

L ’ì ne se perd que dans la conjonctionfi , devant le pronom masculin, tant ausingulier qu J au pluriel ; s il vient , s’ils vien-nent , mais on dit , fi elles viennent.

Vu ne s’élide point, tl ma paru étonné.J’avoue que je luis toujours surpris quandje trouve, dans de nouveaux livres, vien-dra-t’il , dira-t’il : ce n'est pas là le cas del ‘apostrophe , il n’y a point là de lettre éli-dée ; le t , en ces occasions, n’est qu'unelettre euphonique, pour empêcher le bâil-lement ou rencontre de deux voyelles ; c’estle cas du tiret ou division : on doit écrire ,viendra-t-il , dira-t-il. Les protes ne lisent-ilsdonc point les grammairesqu’ils impriment’

Tous nos dictionnaires françois font cemot du genre féminin ; il devroit pourtantêtre masculin , quand il lignifie ce ligne quimarque la suppression d'une voyelle finale.Après tout, on n’a pas occasion , dans lapratique , de donner un genre à ce mot enfrançois ; mais c’est une faute à ces diction-naires quand ils font venir ce mot à’ù,7ror-Tpotpì, qui est le nom d’une figure de rhé-torique. Les dictionnaires latins íont plusexacts;Martinius dit, apofirophe.B,. eétroxrpo-fii, figura rhetoricœ ; Sc il ajoute immédia-tement, apojìrophus: R. à.TroTTpoq>&-, fignumrejeâje vocalis. Isidore , au liv. I de fies ori-gines , chapitre xvuj , où il parle des figuresou signes dont on se sert en écrivant ; dit :apofirophos , pars circuli dextra , & adsum-mam litteram appofita , fit ita ’ , quâ notâdeeffe ofienditurin fermone ultimas vocales.{F)

* APÛSTROPHIE , ÁeedTorTpífuv, dé-tourner , ( Myth. ) nom que Cadmus donnaà Vénus Uranie , que les Grecs révéraient,pour en obtenir la pureté de corps Scd’elprit. Elle eut un temple à Rome , fousle nom de Verticorda : les femmes débau-chées Sc les jeunes filles lui facrifioient ; lesunes pour fe convertir , & les autres pourpersister.

APOTACTITES ou APOTAÇTIQUES,f. m. pi. ( Théolog. ) en grec fitrotrÁKTi-Tiu,compose d’« irn Sc tatÌu, je renonce. C’est lenom d’une secte d’anciens hérétiques, quiaffectant de suivre les conseils évangéliquesTome III,

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fur la pauvreté , Sc les exemples des apôtresSc des premiers chrétiens , renonçoient àtous leurs biens, meubles Sc immeubles.Voye^ Apostoliques.

Il ne paraît pas qu’ils aient donné dansaucune erreur , pendant que subsista leurpremier état ; quelques écrivains ecclésias-tiques nous assurent qu'ils eurent des mar-tyrs ôc des vierges dans le quatrième siécle,durant la persécution de Dioclétien ; maisqu’ensuite ils tomberent dans l’hérésie desencratires, & qu’ils enseignèrent que lerenoncement à toutes les richesses, étoitnon-feulement de conseil & d’avis, maisde précepte Sc de nécessité. De-là vient quela sixième loi du code Théodosien joint lesapotacliques aux eunomiens Sc aux ariens.Voye^ Eunomiens & Ariens.

Selon S. Epiphane, les apotacliques fe ser-voient souvent de certains actes apocryphesde S. Thomas Sc de S. André, dans lesquelsil est probable qu’ils avoient puise leursopinions. Voye-i Apogryphe. (G)

APOTHEME , f. m. dans la Géométrieélémentaire , est la perpendiculaire menéedu centre d J un polygone régulier fur un deíes cotés

Ce mot vient du gr ec ànro , ab, de, Sc1 mip.1 , Jìo , pono , je pose; apparemmentcomme qui dirait, ligne tirée depuis le centrejusque fur le coté. ( O)

APOTHEOSE , s. f. ( Hist anc. ) ouconsécration ; du grec dnrtnuv,diviniser-, elleest plus ancienne chez les Romains qu'Au-guste , à qui l’on attribue communémentl'origine. M. l’abbé Mongault a démontréque, du temps de la république , on avoitinstitué en Grece Sc dans l’Asie Mineure,des fêtes Sc des jeux en l’honneur des pro-consuls Romains ; qu’011 avoit même établides sacrificateurs Sc des sacrifices , érigé desautels & bâti des temples, où on les hono-rait comme des divinités. Ainsi les habitansde Cataire, en Sicile, avoient consacré leurgymnase à Marcellus, Sc ceux de Chalcideassocièrent Titus Flaminius avec Hercule ScApollon > dans la dédicace des deux princi-paux édifices de la ville. Cet usage , quiavoir commencé par la reconnoistance, dé-généra bientôt en flatterie , Sc les Romainsl’adopterent pour leur empereur. On élevades temples à Auguste de son vivant, non

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