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Tome troisième.
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que celles des limes, pour apprêter aisé-ment , il faut avoir devant loi une selle debois à quatre pies, de trois pie® de longfur environ un pié de large, de la hauteurdu genou , au milieu de laquelle il y aitune planche en-travers d’environ 18 pou-ces de long & de io ou 12 de large; onarrête cette selle , que son appelle établi ouapprétoir , avec une perche ou morceau debois posé sur le milieu, ôc portant roide. contre le plancher , pour tenir sapprêtoiren arrêt. En tenant sa piece du genou gau-che , st c’est de la poterie, &c appuyantcontre sapprêtoir , on a les deux mainslibres, & avec l’icoùane on râpe les gout-tes , en faisant aller cet outil à deux mains.Si c’est de la vaisselle , on tient plusieurspieces ensemble l’une sur sature , sur sesgenoux , en les appuyant à sapprêtoir ,íoit pour râper les jets , soit pour râper le*gouttes. L’écoíiane ou la râpe doit êtrecourbe lorsqu’il faut aller dans les endroitsplats, comme les fonds ; puis on râpe lesbavures d autour du bord avec une râpeplus petite que Pécoùane, ou un gratoir fousbras ; Sc il les gouttes font un peu grossespar dedans, on les unit avec le gratoir ouun ciseau.

On dit encore apprêter pour tourner , dece qui se tourne avant de souder , commeles bouches des pots-à-vin, les bas des pots-à-l’eau , ùc.

On peut encore dire apprêter pour tournerde ce qui se rapporte à la main avant detourner la piece , comme les oreilles d’é-cuelle , les cocardes ou becs d’aiguíére ,&c.Voye^ Réparer.

Apprêter ; {en terme de vergettier) , c’estmettre ensemble les plumes & les foies demême grollèur, de même grandeur, Sc demême qualité.

Apprêter au fourneau, C en terme de Ver-gettier.) c'est passer le boisd’une raquetteau feu pour le rendre plus pliant, Sc luifaire prendre la forme qu’il doit avoir,Sc qu’il ne pourroit acquérir sens cetteprécaution.

APPRETEUR , f. m. c’est le nom qu’ondonne aux peintres fur verre. I^oye[ Apprêt& Peinture sur' verre.

sîPPROBAMUS , terme de droit cano-nique'. ce mot est purement latin; mais

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les canonistes sont introduit en françoisfpour lignifier le visa que donne l’ordinaireà un mandat ou referit in forma dignum.L’ordinaire à qui la commission est adrellêepour le visa , ne doit pas prendre connoif-sance de la validité du titre ; ni différer,à raison de ce , de donner son approbamus.

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APPROBATEUR, en librairie. Voye^Censeur.

APPROBATION , s. f. en librairie , estun acte par lequel un censeur nommé pourl’examen d’un livre, déclare savoir lu &Cn’avoir rien trouvé qui puille ou doiveen empêcher simprelsion. C’est sur cetacte ligné du cenieur, qu’est accordée lapermilsion d’imprimer; Sc il doit être placéà la tête ou à la fin du livre pour lequel il estdonné.

11 est vraisemblable que lors de la nais-fan ce des lettres, les livres n’étoient paslujets, comme ils le (ont à présent, à laformalité d’une approbation ; Sc ce quinous autorise à le croire , c’est que le bien-heureux Autpett , écrivain du V111 iiecle ,pour se mettre à couvert des critiques ja-loux qui le perfëcutoient, pria le pape Etien-ne III, d’accorder à son commentaire furl’apocalypse une approbation authentique :ce que, dit-il, aucun interprète n’a faitavant lui , Sc qui ne doit préjudicier en rienà la liberté où son est de faire usage de sontalent pour écrire.

Mais fart admirable de l’imprimerieayant considérablement multiplié les livres,il a été de la sageste des dissérens gouverne-mens d’arrêter , par la formalité des appro-bations, la licence dangereuse des écrivains,& le cours des livres contraires à la religion,aux bonnes moeurs , à la tranquillité publi-que , &c. A cet effet il a été établi des cen-seurs chargés du foin d’examiner les livres.Voye[ Censeur.

APPROCHE, f. f. C en géométrie. ) Lacourbe aux approches égales , accejsus cequa-bilis, demandée aux géomètres par M.Leibnitz, est fameuse par la difficulté qu’ilseurent à en trouver l’équation. Voici laquestion.

Trouver une courbe le long de laquelleun corps descendant par faction seule de lapesanteur, approche également de shoiison