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les parens de PastaíTiné ont le choix de fairequelqu’accommodement avec le meurtrier,ou de se battre en duel.
Les habitans de Y Arabie déserte préfè-rent l’état de vierge à la plus riche dot. Lemoindre soupçon sur la conduite d’une fille,est une raison suffisante de la renvoyer.Chose finguliere ! si un perc surprend safille en flagrant délit avec un séducteur,il a le droit de lui ôter la vie ; il n’est pointobligé d’examiner si le crime a été volon-taire ou non. les gens aisés se contententordinairement d’une femme , parce queles polygames y font sujets à quelques loixpeu commodes.
C’est á tort que la plupart des voyageursont avancé, qu’en Arabie les peres vendentleurs filles au plus offrant : il en est peu quine soient dotées. La femme peut disposerde sa dot comme d’un bien qui lui appar-tient exclusivement, & le mari s’engagedevant le Cadi, à payer à son épouse , encas de divorce , une certaine somme spéci-fiée dans le contrat de mariage : ils ont,l’un & l’autre, le même droit de demanderla séparation de biens & de corps.
La vertu d’hofpitalité caractérise parti-culièrement la nation Arabe : les seigneursdes villages vinrent plusieurs fois eux-
mêmes inviter M. N.à leur table , &
comme le voyageur n’acceptoit point leursoffres, ils lui faisoient paster les mets les
f ilus délicieux. Les écoles font situées fures grandes places des villes ; c’est-là qu’onvoit chaque étudiant astis devant son pu-pitre , sans être distrait par le bruit despaíîàns. La province de l’Iemen a deuxacadémies, l’uneàZebid, l’autre à Damar,La premíere est réservée aux Sunnites, laseconde aux Zeïdites. Quand il s’agit dedécider des points de controverse, on arecours à Pacadémie du grand Caire.
Les Arabes y en général, & particuliè-rement ceux du désert, ont un talent supé-rieur pour la versification. L’auteur racontequ’un Scheich , ayant vu un oiseau s’en-voler du toit d’une maison qui étoit vis-à-vis de la prison où on l’avoit confiné,composa sur le champ un poème, danslequel il faisoit voir combien il y auroitde mérite à lui rendre la liberté. La museçsu prisonnier fléchir J’Iipan, qui lç remit
ARA
en poílestion de ses droits primitifs.
Les sciences exactes font encore au ber-ceau en Arabie : les connoiílànces astrono-miques de ces peuples se bornent à lanotice historique des astres. Dans ce pays,chaque particulier est son propre médecin.
De tous les animaux le cheval y est leplus estimé, sur-tout de l’espece de ceuxque l'on appelle kocblani , dont la noblestèest juridiquement prouvée, & que lesBédouins élèvent entre Bastòra , Merdin &la frontière de la Syrie : ils ne font remar-quables , ni par leur grandeur , ni par leurbeauté ; une agilité extraordinaire, unedouceur extrême, un attachement singulierpour leurs maîtres ; voilà ce qui en faitle prix. Voyez, Journal Encyclop. septembre1 773 - (C.) .
ARÀBÍHISSAR, (Geogr.) petite villede la Turquie dans P Anatolie. Elle estsituée fur le bord méridional de la riviereSchina : on croit que c’est l’ancienne Alinda.Les maisons qui y restent font chétives, &les habitans pauvres & misérables. (C. A.)
* ARABIQUE, (gomme) mat. me'd.est un suc en grumeaux, de la grostèur d’uneaveline ou d’une noix, & même plus gros,en petites boules ; quelquefois longs , cy-lindriques ou vermicuîaires ; d’autres foistortillés , & comme des chenilles repliéesfur elles-mêmes ; tranfparens , d’un jaunepâle ou tout-à-íait jaunes, ou brillans ;ridés à la surface ; fragiles, luisans en-dedans comme du verre, s’amollistant dansla bouche , s’attachant aux dents ; fansgoût, & donnant à Peau dans laquelle onles dissout une viscosité gluante.
La gomme arabique vient d’Egypte ,d’Arabie, & des côtes d’Afrique. Cellequi est blanche ou d’un jaune pâle , trans-parente , brillante , seche & sans ordure ,est la plus estimée. On en apporte austì engrands morceaux roussàtres & salés, qu’onvend aux artisans qui en employent.
11 est constant, dit M. Geoffroy, que lagomme thébaïque ou égyptiaque des Grecs& Y arabique de Sérapion , est un suc gom-meux qui découle de l’acacia : mais on doutesi celle de nos boutiques est la même quecelle des Grecs. M. Geoffroy prouve quece doute est niai fondé. Voyez, la Matièreme'd. L’acacia qui donne la gomme arabique