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lieu , nombre de graines sphéroïdes trés-pecites, d’un sixième de ligne de diamètre,d’abord blanches, ensuite verdâtres, enfinnoirâtres.
Qualité'*.Toute cette plante est fans go" t.
Usages. Son sel passe pour le spécifiquedes obstructions du foie, de la rate & dumésentère.
Remarques. L’ araca-puáa a, comme l’onvoit, beaucoup de rapport avec le roísolis,mais il en différé aíléz par les cinq filetsd’étamines qu’il y a de plus, & par le nom-bre des styles & des battans de son fruit,pour en faire un genre dictèrent dans lafamille des pourpiers. Consultez , à cetégard, nos familles des fiantes', vol. II,
P J g- 2 .4S- , .
Quoique M. Linné ait confondu cetteplante avec celle de Ceylan , que les habi-tans de cette ile appellent kandulcajsa, nousla croyons trop différente pour né la pasdistinguer comme une espece particulière,que nous allons décrire.
Deuxieme espece KandULjïSSA.
Le kandulxsta , ainsi nommé à l’île deCeylan , du mot kandula , qui, dans lelangage du pays, veut dire une larme,parce que ses feuilles sont toujours cou-vertes de gouttelettes d’eau qui ressemblenta des larmes, a été figuré astez bien , quoi-que fans détails, par M. Burmann , dansson thésaurus Zeylanicus , pag. 209 , pi.XCIV, fig. 1. où il désigne sous le nomde rojfolis ramofus caule foliofo. Hartogl’appeíloit , faxifraga Zeylanica muscoft ,núnitùfst.uofolio , flore albo.
II différé principalement de Yaraca-puda,en ce que ses tiges ont communément cinqà six pouces de hauteur , & qu’elles se ra-mifient en deux , non pas à leur extrémitésupérieure , mais dans le bas, un peu au-destus des racines. Ses feuilles sont plusmenues, plus courtes , couvertes de poilsa peine jusqu’au milieu de leur longueur.
Ses fleurs sont blanches, à pétales moinsronds, elliptiques, une sois plus longs quelarges ; elles sortent rarement du bout desbranches , mais pour l’ordinaire solitaire-ment, ou disposées en épi , de deux à trois,de faisselle des feuilles, portées chacune surTome III.
ARA *2-9
1 un pédoncule , un â trois fois pi US longqu’elles.
Remarques. Ces caractères sont , â monavis, bien íulfi ans, pour ne pas confon-rsle kanduLeíìà avec Yaraca-puda , comme afait M. Linné d’aprtìs M. Burmann. ( JTA D A u s O N.)
ARAC \RI, f. m. {Hist. nat. Onihh.)espece de toucan , ainsi nommé au Brml ,au rapport de Marggrave, qui, dans Ionhistoire naturelle du llre'jil , pag. 3 1 7 , cr jdonné une figure passable , laquelle a e ecopiée par Jonsthon & Ruysch , pag. 148 ,pi. LX de son histoire naturelle des oiseaux ,& par Willughby , pi. XXII de son or n -thologie. Belon avoir publié , dès 1 annee1750 , une assez bonne figure de son bec,
. sous le nom A'oiseau des Terres-Neuves »dans son histoire naturelle des oiseaux , pag.184, &sous celui A'oiseau aquatique apportedes Terres-Neuves, portraits d’oiseaux, pag.40. M. Briísonl’appelle toucan verd tucanxsupernè obscure-viridis , insernè surphurea ,capite , gutture & collo nigris ; dorfo infimo ,uropygio , tectricibus eau da fuperioribtts , &tailla tranfversá ’tn ventre coccineis > rellri-cibussupernè obscure , insernè dilutè viridi-bus. ... tucana Braftlienfis viridis ; & il endonne une bonne figure dans son ornitho -logie, vol. IX,pag. 426, k®, p.fl. XXXIII,
fig■ 2 -
Cet oiseau est un peu plus gros qu’unsort merle ; il a seize pouces & demi delongueur , du bout du bec jusqu’à celui dela queue , treize pouces & demi jusqu’aubout des ongles , & deux pouces deux tiersd’épaiíîenr aux épaules. Son bec a quatrepouces deux lignes & demie de longueur,depuis son extrémité jusqu’aux coins de labouche, & seize lignes d’épaisseur, c’est-à-dire , de profondeur à son origine. Sa ,queue a six pouces & un quart, son piedseize lignes & demie , son doigt antérieur .le plus long, dix-sept lignes & demie. Sesailes , lorlqu’elles senç étendues, ont dix-sept pouces de vol, & pliées, elles n’attei-gnent guerc au-delà du croupion ou del’origine de la queue.
T'Aracari a la tête petite , comprimée’;le col médiocrement long , les ailes & lespieds courts, la queue longue , arrondie aubout, composée de dix- plumes roides,