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cîn traite le poison &la piquûre d t f araignéeun peu plus sérieusement cjuele naturaliste.Voici ce qu’il dit de ses estets & de fa cure.
Les symptômes que cause la piquûre deY araignée , sont un engourdissement dans lapartie affectée, un sentiment de froid partout le corps, qui est bientôt suivi de l’en-fluredubas-vcntre, de la pâleur du visage,du larmoyement, d’une envie continuelled’uriner, de convulsions, de sueurs froides.
On parvient à la cure par les alexiphar-maques ordinaires. On doit laver la partie ,austi-tôt après la piquûre , avec de l’eausalée , ou avec une éponge trempée dans levinaigre chaud , ou dans une décoction demauve , d’origan , & de thym.
L elfe veutqu’on applique un cataplasmede rhue, d’ail, pilés , & d’huile , fur unepiquûre à’araignée ou de scorpion.
Lorsque l’on a avalé une araignée , s’ilsurvient des convulsions & contractions del’estomac , elles font plutôt occasionnéespar les petits poils de Y araignée , qui Rat-tachent à la membrane interne, que par lepoison de cet insecte.
On prétend que la toile de Y araignée estspécifique contre les fievres intermittentes :on l’applique aux poignets, ou bien on lasuspend au cou dans une coquille de noixou de noisette. Inexpérience dément sou-vent cette prétendue vertu.
On se sert de la toile d 'araignée peurarrêter le sang dans les coupureslégeres. (N)
Les sentimens ont varié fur la généra-tion des araignées. Quelques naturalistesont cru qu’elles étoient androgynes ou her-maphrodites ; mais la diversité des sexes estbien marquée : la femelle, comme parmitous les insectes , est bien plus grande quele mâle , & la disproportion est telle dansquelques especes ; que M. Homberg atrouvé qu’il falloit cinq à six araignées mâlesdes jardins, pour égaler le poids d’unesemelle. II y a encore quelques autres ca-ractères qui les distinguent. Lister , quiavoit observé au bout des antennes desmâles, les boutons qui manquent aux fe-melles , avoit soupconné que ce pouvoitêtre les organes de la génération, ce soup-çon paroît confirmé par les observationsintéressantes qu’a faites M. Lyonnet furl’accouplement des araignées de jardin , &Tome III.
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qu’a répétées M. Geoffroi. Voici ce queces naturalistes ont observé. Depuis le com-mencement d’octobre jufqu’au milieu , 011voir fur les toiles à réseau dans les jardins ,des araignées femelles qui se tiennent tran-quilles la tète en bas vers le milieu de latoile : le mâle va & vient dans les environs,il s’avance doucement fur la toile , il Rap-proche insensiblement de la femelle , quireste toujours dans la même place, &Iors-qn’il en est tout près , il lui touche légè-rement la patte avec l’extrémité d’une dessiennes, & recule austi-tôt de quelquespas , comme s’il avoit peur : quelquefoiselles se 1 aillent tomber l’une& l’autreavccprécipitation, & demeurent quelque tempssuspendues à leurs fils. Le courage ensuiteleur revient : elles Rapprochent de nouveau& répetent plusieurs fois le môme manege.Pendant ce temps les boutons des anten-nes du mâle s’cntr’ouvrent & paraissenthumides : celui-ci devenu plus hardi s’ap-proche davantage , & porte vivement lebout d’une de les antennes dans la fentequi est au-devant du ventre de la femelle& se retire austi-tôt : un moment apiès ilfait le môme chose avec l’autre antenne ,& ainsi plusieurs fois alternativement. Cesmouvemens font si prompts qu’on a peineà appercevoir autre chose qu’un simplecontact : cependant en y regardant de fortprès, on découvre un tubercule charnu ôcblanchâtre qui fort dans ce moment dubouton entr’ouvert de l’antenne, & qui yrentre dès que le mâle se retire. Voyez,Tbéolog. des Infett. par Lester, tom./.pag.184. Geoffroi, Hifi. des Infect, tom II.pag. 637.
Voilà des amours moins surprenant parles marques de défiance mutuelle bienasiortie au caractère féroce de ces insectes ,que par la façon singulière dont s’operel’accouplement. Du reste , c’cst à des ob-servations ultérieures à nous apprendre ,s’il n’y a point d’autres accouplemens, <Scs’il s’opere de la même manière dans tou-tes les especes d 'araignées , ce que l’ana-logie doit cependant présumer. Les anciensont dit qu’elles s’accouplent à reculons, &quelques modernes ont prétendu que c’estventre contre ventre. L’auteur d’un Mé-mo 'm-fur les araignées aquatiques, ioup-