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de douze plumes larges , obtuses, dont lesdeux du milieu font deux fois plus longuesque les latérales, qui vont en diminuantde longueur par degrés jusqu’àla plus exté-rieure de chaque côté.
Tout son corps est généralement bleuen-dessus , & jaune-safran en-destous ;cependant son front est d’un verd obscur ,& sa gorge porte un demi-collier noir,bordé dans fa partie inférieure d’un peude verd obscur ; les plumes des ailes & dela queue , quoique bleues fur leur côté ex-térieur, tirent fur le violet à leur côté inté-rieur qui est bordé de noir, & elles fontd’un jaune obscur en-deísous : la prunelledes yeux est noire & entourée d’un irisbleu ; son bec & ses ongles font noirs, sespiés & leurs doigts font cendré-noirs.
Quelques individus, & ce font vraisem-blablement les mâles, ont quelques plumesjaunes de safran, mêlées au milieu des cou-vertures supérieures des ailes un peu der-rière les épaules.
Uararaima fe trouve fur la côte orientalede l’Amérique , depuis la Jamaïque juf-qu’au Brésil.
Remarque. M. Bristòn n’est pas plusd’accord fur la couleur de 1 iris de cet oi-seau , qu’il dit être jaune comme dans l’ara-racanga , pendant que Marggrave qui l’aobservé vivant au Brésil, nous astùre quecet iris est bleuâtre. ( M. Adanson. )
ARARENE , ( Ge'og .) contrée des peu-ples vagabonds de l’Arabie heureuse, selonStrabon. Quelques-uns croient que c’estaujourd’hui le pays ou royaume de Mahréqui s’étend le long du gobe d’Ormus, de-puis le cap Ras-al-gate jusqu'au cap Mos-sandan. ( C. A. )
* ARARI , riviere de l’Amérique mé-ridionale dans le Brésil : elle se jette dansla mer du nord , dans la préfecture deTamaraca
* ARAS ou ARAXE , ( Geog. ) riviered’Afie , qui prend fa source aux frontièresde la Turquie asiatique , du cotéd’Asiàn-calé, traverse l’Arménie > une partie de laPerse, & se jette dans le Kur.
ARASE, f. f. terme d'architecture ’ c’estainsi qu’on nomme un rang de pierres plusbasles ou plus hautes que celles de destinas,fur lesquelles elles font ailìses succçfsi-
ARÀ
vement, pour parvenir à la hauteur né-cêíTairô
ARA SEMENT, s. m. dans fart de bâtir ,c’est la derniere assise d’un mur arrivé à sahauteur.
ARASER , v. n. terme d 7 architecture ,c’est conduire de métne hauteur & de ni-veau une affile de maçonnerie , soit depierre , soit de moilon , pour arriver à unehauteur déterminée, ( P )
Araser , terme de menuiserie , qui si-gnifie couper à une certaine épaisseur avecune scie laite pour cet usage , le bas desplanches où l’on veut mettre des emboifu-res, & conserver du bois suffisammentpour faire les tenons.
* ARASSI, ( Ge'og.) ville maritime d’I-talie, dans l’état de Genes. Long. 25,50;
lat. 44 > 3 -
ARATE , f. m. ( Commerce . ) poidsde Portugal, qui est auffi en usage á Goa& dans le Brésil ; on le nomme assezsouvent arabe , qui est le nom qu’il a enEspagne.
L’arate ou arabe portugaise est de beau-coup plus forte que Varabe espagnole ,celle-ci ne pesant que vingt-cinq livres,& celle-là trente-deux ; ce qui revientpoids de Paris , à prés de vingt-neuflivres de Lisbonne , & celle de Madridseulement à vingt-trois & un quart. Voyez*
Arobe. (g)
* ARATÉES , ( Myth. ) fêtes qu’oncélébrois dans la Grece , en honneur d’A-ratus, capitaine célébré, qui mérita desmonumens par la constance avec laquelleil combattit pour la liberté de fa patrie.
* ARATiCU , f. m. ( Hïst. nat. bot. )Ray fait mention de trois arbres différensfous ce nom. Le premier ale tronc , lesbranches , & Pécorce de l’oranger ; maisson fruit , sà fleur , & ses feuilles fonttrés-disterens. Sa feuille grillée fur lefeu , trempée dans de l’huile , & appli-quée fur un abcès, le fait mûrir, percer,& cicatriser.
On n’attribue aucune vertu aux deux au-tres efpeces, ce qui feroit presque croireque le premier a celles qu’on lui donne.
* ARATICUPANA , f m. ( Hijl. nat.bot. ) arbre du Brésil, de la grandeur deP oranger , & portant un fruit odorant,