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Tome troisième.
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ÏI forme le golfe appelle par les Espagnols «Golfo di Car'uco. C’est près de la qu onvoir, à trois cents pas de la mer , la plusfameuse saline que l’on connoiste : elledonne un sel excellent 6c tics - dur. Onl'exploite tous les mois. ( C. A -)

* ARBA ou ARBE , ( geog. anc. &wod.) ville de Palestine, appellee autrefoisHébron, Mamré,Cariatb, aujourd’hui Calil.

ARBACE, (HÌJî. d'Ajfy rie. ) Mede

d’origine, fut un des principaux capitainesde Sardanapale , dernier roi d’Aslyrie :ce monarque , honteusement célébré paríà moleste & ses débauches , s’éroit renduinvisible à ses sujets, pour vivre dans l’onpalais , environné d’eunuques & de con-cubines. Arbace profita d u mécontente-ment du peuple pour le précipiter du trô-ne ; & pour mieux assurer le succès d’unerévolution , il crut devoir fe faire un com-plice parmi les prêtres , dont le ministèresacré en impose toujours au vulgaire : iljetta les yeux fur Belisis, prêtre révéré,astrologue lavant , & qui joignoit à cesdeux titres , tous les talens de l’homme deguerre. Ce complice artificieux f assura queles dieux l’appelloient au trône d’Assyrie.Arbace , flatté de cette prédiction , luipromit le gouvernement de Babylone : fesmaniérés affables & populaires lui conciliè-rent tous les cœurs ; mais ambitieux avecprudence , il voulut connoître le caractèredu monarque avili dont il vouloit enva-hir la puissance. Les eunuques, corrompuspar fes largesses, l’introduilìrent dansl’en-droit où languistoit ce fantôme couronné ;dès qu’il eût étudié fes penchans & fesmœurs, il eut une pleine confiance dansles promesses de Belisis , qui eut l’adrestède faire entrer les principaux seigneurs Ba-byloniens dans la eonjuiation.

La constitution militaire de l’Assyrieétoit de lever une armée qui , après avoirservi un an , étoit remplacée par une autrel’année suivante. Arbace profita de cettecoutume pour faire entrer dans fa rébellionles Perses , les Medes & les Babyloniensqui dévoient servir l’année suivante : il enforma une armée de quatre cents mille hom-mes tous dévoués à fes volontés. Sardana-pale sorti du sommeil de la débauche ,ma* .Le contre les rebsstcs qu’il a la gloire

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de tailler en pieces. Arbace ne fut pasmoins redoutable après fa défaite ; ilrassemble les débris de son armée, & vientdéfier son vainqueur au combat. Sardana-pale , au lieu d’oppofer la force, met Aprix la tête de ce rebelle. Aucun soldat nefut assez avare pour se souiller d’un assas-sinat ; & Arbace vaincu une seconde fois,fe retira dans des montagnes inaccessibles ,où , fans espoir de vaincre , il n’eut rien àredouter des vengeances du monarqueoffensé. Belisis fit servir la religion pour lerelever de fa chute ; il annonça aux rebellesque les dieux dont il étoit l’interprête , luiavoient révélé qu’ils ffavoient qu’à com-battre pour remporter la victoire : encou-ragés par fes promesses, les rebelles enga-gent une action ; & ils essuient une nou-velle défaite. Belisis ne fut point rebuté parce mauvais succès ; il emploie toute la nuità consulter les astres ; & , au lever de I’au-rore, il leur annonce l’arrivée d’une milicecéleste. II étoit informé qu’une armée deBactriens marchoit au secours de Sardana-pale ; il députe des hommes de confiance Aces auxiliaires pour leur représenter lahonte d’obéir A un prince efféminé , &leur offrir les moyens de rentrer dans leurancienne indépendance. Les Bactrienséblouis par cette promesse , fe joignent auxrebelles. Arbace soutenu dè ces nouveauxalliés, attaque Sardanapale qui étoit occupéà donner des fêtes aux complices de fesdébauches ; il en fit un horrible carnage j& ce monarque fe retira fous les murs deNinive , où il essuya une seconde défaite.II y soutint un siégé de trois ans ; & fevoyant fans espoir d’être secouru, il feprécipita dans un bûcher avec fes femmes ,fes concubines & fes eunuques. Arbace ,possestèur de ses états, forma del’empired Assyrie trois grandes monarchies : laM.die , Babylone & la Perse eurent leursrois particuliers. ( T-n. )

Arbace , (géagr. ) ville de la Celti-bérie selon Etienne le géographe. On nenous apprend aucunement en quel lieu elleétoit située. ( C. A. )

§ ARBALETE, {Art. militaire, Armes.)lé arbalète , appeílée en latin arcus balijla-rkis onbalista manualis , pour la distinguerdes bastilles & dçs catapultes, étoit une