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morceaux de marbre dans le Serhatojo ,salle qui sert d’archivcs à 1 académie ;elles font accompagnées des portraits desacadémiciens les plus célébrés, à la tètedesquels on a mis le pape Clément XI.avec Ion nom pastoral , Alnano Mclleo.La société a pour armes une flûte cou-ronnée de pin 8c de laurier ; elle est con-sacrée à Jesus-Christ nailiant ; & ses bran-ches se sont répandues fous distérens nomsdans les principales villes d'Italie : cellesd'Aretio 8c de Macerata s'appellent la For-mata-, celles de Bologne, de Venise & deíerrare , Animofa ; celle de Sienne, laPhyjica-critica ; celle de Pile , V Alpha}a ;celle de Ravenne, dont tous les membresfont ecclésiastiques , la Camaldulenfis , &c.Klles ont chacune leur vice-gardien ; elless’allemblent sept fois par an, ou dans unbois, ou dans un jardin , ou dans uneprairie , comme il convient ; les prerr icresséances se tinrent sur le mont Palatin ;elles se tienirent aujourd’hui dans le jardindu prince Salviati. Dans les six premiereson fait la lecture des arcadiens de Rome.Les arcadiennes de cette ville font lireleurs ouvrages par des arcadiens . La sep-tième est accordée à la lecture des arca-diens aflociés étrangers. Tout postulantdoit être connu par ses talens , & avoir,comme disent les arcadiens , la noblesse demérite ou celle d’extraction, & vingt-quatreans accomplis. Le talent de la poélie estle seul qui puisse ouvrir la porte de 1 aca-démie à une dame. On est reçu, ou parl ’acclamation , ou par l’ enrôlement , ou parla représentation , ou. par la surrogation , oupar la destination : l’acclamation est laréunion des suffrages, lans aucuné déli-bération ; elle est réservée aux cardinaux,Lux princes & aux ambassadeurs ; l’enrô-lement est des dames & des étrangers : lareprésentation, des éleves de ces collegesoù l’on instruit la noblesse : la surrogation,de tour homme de lettres qui remplaceun académicien après fa mort : la destina-tion , de quiconque a mérité d’obtenir unnom arcadien , avec l’eng gement solennelde l’académie, de succéder à la premierepl ace vacante. Les arcadiens comptent parolympiades ; ils les célèbrent tous les quatreans par des jeux d esprit. On écrit la vie
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des arcadiens. Notre des Yvetaux auroitbien été digne de cette société ; il faisoicpassablement des vers ; il s’étoit réduit,dans les dernieres années de fa vie, à lacondition de berger, 8c il mourut au Ionde la musette de la bergere. L’académieauroit de la peine à citer quelqu’exempled’une vie plus arcadienne , & d une fin pluspastorale. Foyer Académie.
ARCADIUS & HONORIUS , ( Hist.Empire d’Orient. ) furent associés à l’empircpar le testament de Théodole leur pere.Leur jeunesse fit craindre qu’ils ne fuílentencore trop foibles pour íoutenir le poidsdes affaires , & leur pere trop prévoyantleur nomma à chacun un tuteur pour lesinstruire dans l’art de gouverner. Le mal-heur des souverains est de donner leurconfiance à leurs flatteurs. Arcadius futmis fous la tutelle de Ru fin , 8c Honoriusfous celle de Stilicon. L’empire fut partagépour éviter les haines qui n ai fient de larivalité du pouvoir. Constantinople fut lesiégé où Arcadius établit fa domination,qui s’étendit fur tous les peuples de l’orientRome fous Honorius redevint la capitaledes nations del’occident 8c du septentrion.Chacun!, content de son partage , sembloitpromettre à la terre un calme durable, illes tuteurs ambitieux se fussent resserrésdans les bornes de leur devoir. Ru si n , quel’habitude de commander dégoutoit de la.vie privée où la majorité de son pupillealloit le condamner, crut devoir se ren-dre nécessaire en replongeant l’état dansla confusion. Les richesses qu’il avoir accu-mulées par ses exactions , lui servirent àpréparer l’invaiìon d’Alaric, roi des Gots,dans l’italie, & il eut l’adresse de lui per-suader, qu ‘Arcadius intimidé par ses armes,abdiqueroir fans effusion de sang,, un em-pire que ce tuteur parjure ambitionnoit.pour lui. La conjuration fut découverte,8c les soldats indignés lui tranchèrent latête, qui fut envoyée à Constantinople, oùelle fut exposée sur une des portes de cettecapitale , pour prévenir la tentation deceux qui auroient voulu lui ressembler.
Le gouvernement de l’Afrique qui étoitde la dépendance d'Honorius, étoit confiéà Gildon qui voulut en envahir la souve-raineté y mais ce gouverneur infidèle 3L