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accorda Auguste , avec la moitié seulementdes états dont ion pere avoit joui , luipromettant qu’il lui accorderait la royau-té , s’il s en rendort digne. Mais il gouver-na la Judée avec tant de violence & decruauté , que les Juifs se révoltèrent con-tre lui, & porterent leurs plaintes à Au-guste , qui le fit venir à Rome pour ré-pondre aux accusations formées contre sonadministration. Il ne put se justifier. Augus-te le relégua à Vienne dans les Gaules,où Archelaus finit ses jours.
Archelaus , ( hijl. d’'Egypte. ) Aprèsl’expulsion d’Aulete, fa fille Bérénice futélevée fur le trône d’Egypte, qu’elle n’am-bitionnoit pas, & ce fut pour adoucir lepoids des affaires qu elle épousa Archelaiìs ,grand-prêtre de Comane , dans le Pont.Ce n’étoit point un spectacle rare enEgypte , de voir le sceptre dans les mainsd’un ministre de fau tel. Astocié au gouver-nement , il montra qu’il poffédoit tous lestalens qui constituent le grand capitaine& le politique le plus raffiné. Les tempsétoient orageux , & il falloit des mainshabiles pour diriger les rênes d J un empireagité par tant de tempêtes.
Gabinius, fous prétexte de rétablir Au-lete, s’en approprient les plus riches dé-pouilles. Archelaiìs osa s’opposer à la for-tune des Romains. Il leva une nombreusearmée. Mais les Egyptiens amollis par lesdélices, fécondèrent mal íà valeur & faprudence. Tremblans & fans discipline,ils ne íavoient ni combattre ni obéir. Tou-tes les fois que la nécessité leur pres-crivent de se retrancher, ils refusoient deremuer la terre pour s’en faire un rempart,alléguant qu’un peuple libre & guerrier ,ne devoir point s’avilir par un travail quine convenoit qua des esclaves .Archelaiìs,
? général d'une multitude fans courage &ans discipline , eut aster de confiance pouren venir aux mains avec Antoine & Gabi-nius. Il déploya toutes lès ressources d ungénie fait pour la guerre, mais étant malsecondé, il tomba percé de coups. An-toine qui honorait le mérite jusque dansíès ennemis, lui fit rendre les honneursfunèbres. ( T—n. )
Archelaus , ( hijl. de Pacédém. ) roidè Sparte, régna pendant soixante ans 5
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l’histoire ne nous a transmis rien de mé-morable touchant ce prince , qui ne nousest connu que par la conquête d’Egis,ville frontière de Laconie , qui s’étoitliguée avec les Arcadiens, alors en guerreavec Sparte ; il régna conjointement avecCharillas, qui ne nous est connu que parson nom. ( T—N. )
ARCHELET, i. m. c’est, en terme dePécheur, une branche de saule pliée enrond, qui s’attache avec de la lignetteautour du verveux pour le tenir ouvert.V°yc[ Verveux. C’est encore le nom dedeux bâtons d’orme courbés & se traver-sant en forme de croix, à l’extrémité desquels font attachés les quatre coins du fi-let à prendre le goujon, qu’on appelleéchiquier. Voye^ Echiquier.
ARCHELOGIE, f.s. nom d’un traitédes premiers élémens de la Médecine, fon-dés fur la raison & l’expérience, & consi-dérés par abstraction. (Z)
ARCHERS, f. m. (Art militaires fortede milice ou de soldats armés d’arcs & defléchés, Voye{ Armes , Fléché. Ce motvient du latin arcus, arc; d'où l’on a forméarcuarius & arquis , & arquites , termes dela baffe latinité. On se íervoit beaucoupd ’archers anciennement : mais présentementils ne sont plus d’usage qu’en Turquie &cchez les Asiatiques, qui ont encore descompagnies à’archers dans leurs armées,desquels on fit une terrible boucherie à labataille de Lépante. Le nom d archers estcependant resté chez les peuples mêmequi ne s’en servent plus : par exemple,les officiers exécuteurs des ordres des lieu-tenans de police & des prévôts, &c. dontl’èmploi. est de saisir, faire des captures,arrêter, &c. font appelés archers , quoi-qu’ils ayent pour armes des hallebardes &des fusils; c’est dans ce sens que l’on ditles archers, du grand prévôt de t hôtel , duprévôt des marchands , les archers de ville ,les archers du guet ou de nuit. Il y a aullìdes archers que l’on appelle.la maréchaussée ,qui font continuellement fur les grandschemins pour les rendre sûrs contre lesvoleurs. La diligence de Lyon est toujoursescortée par la maréchaussée. Ces archersou cette maréchaussée est causé que l’onpeut yoyagci daus luuiu lu jpareioc Ap li.