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Le P. Morin observe que le titre à’ar-chi - diacre est devenu aujourd'hui untitre aster inutile en quelques églisesoù l’on pourroit s'en passer. Leur prin-cipale fonction , dit - il , est d'exami-ner la dépense du revenu des églises,d'avoir l'œil fur leur temporel , de fairerendre les comptes aux marguilliers desparoistés, & de voir s'il ne s'y commetpoint d'abus ; ce que peuvent faire,ajoute cet auteur , les évêques ou lesgrands vicaires dans le cours de leursvisites.
L'auteur des supplémens au dictionnairede Moreri, traite assez au long,& prouvepar des faits, la prétention que forment enquelques diocèses les archidiacres , du droitde dépouille ou des funérailles. Ils préten-dent , dit-il, que lorsqu'un curé de leurarchidiaconé est mort, ils ont droit d’avoirson lit, son bréviaire, son surplis, son bonnetquarté , & une année du revenu de lacure, qu’ils appellent Vannée du déport. Dansd autres endroits ils prennent aussi le chevaldu défont. M. Thiers, ajoute-t-il, dans sonTraité de la dépouille des curés , soutient quece droit est une pure exaction , & qu'il estcontraire aux canons des conciles , auxdécréts des papes , aux libertés de l'églisegallicane, aux ordonnances de nos rois,aux loix & aux coutumes générales duroyaume, & aux arrêts du parlement. Cedroit de déport étoit accordé aux arche-vêques ou évêques par des privilèges par-ticuliers du pape, comme il paroît par unbref de 1146 , accordé à l'archevêque deCantorberi ; & par la fuite dans d'autreséglises les archidiacres le partagèrent avecles évêques, à la charge de foire desser-vir le bénéfice pendant l’année du déport. Usubsiste encore en Normandie, où l'on tâchainutilement de l'aboìir dans le concile deRouen en 1521. Voye%_ Déport.T homass.Discip.- de ségl. part. IV. liv. IV. ch. xxxij.Supplément au diclionn. de Moreri , tom. I.têtu A. au mot Archidiacre.
Bingham remarque qu'anciennementVarchidiacre étoit c’hoili par l'évêque , au-quel souvent il succedoit ; que ses prin-cipaux offices étoient de servir l'évêque àlautel; &, au commencement de la commu-nion, de crier à haute voix au peuple, nemo
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' contra aliquem , nemo in fimulatione accédai ;d'administrer tous l'évêque les revenus del'église ; de le soulager dans le ministère dela parole ; d'assister aux ordinations des moin-dres clercs ,& de leur présenter les instrumensde leur ordre; d'inniger des peines cano-niques aux diacres & autres clercs inférieurs.Il ajoute qu'on donne à l 'archidiacre lesnoms de corévêque & d ‘ùitxvUth; , c'est-à-dire , inspecleur ou vijìteur. Quelques-unscroyent que l' archidiacre avoir inspectionsur tout le diocèse, & d autres fur quelquepartie feulement. Habert regarde la dignitéd ‘archidiacre comme destitution apostoli-que ; d'autres en fixent l'origine vers le mi-lieu du troisième siecle : & Saumaise a mê-me prétendu, mais faussement, qu'elle étoitinconnue du temps de S. Jérôme. Bingham,orig. eccléjiajl. lib. II. cap. xxj. §. l. Z, 34.& seq. ( G )
ARCHID AME , ( Hijl. de Lacédémone. )monta fur le trône de Sparte au milieudes calamités publiques. Athènes avoit re-pris fa supériorité, l'état étoit déchiré defactions. Un tremblement de terre bou-leversa toute la Laconie, qui resta presquesans habitans. Les Ilotes, ennemis secretsdes Lacédémoniens, qui les traitoient enesclaves , profitèrent de cette désolationpour se venger de leurs maîtres insolens.Les Messéniens qui avoient une originecommune avec ces peuples opprimés, leurenvoyerent du secours pour les relever deleur dégradation. Cette guerre n'offrit quedes scenes d'atrocités. Les Ilotes vouloientexterminer jusqu'au dernier des Lacédé-moniens. Mais malgré la supériorité deleur nombre, ils forent contraints de seretirer à Itome en Mestênie , d'où ils fi-rent des courses fur le territoire de Lacé-démone. Les Spartiates implorèrent l'assis-tance des Athéniens, qui furent astez gé-néreux pour oublier qu'ils avoient été of-fensés ; mais ces noifveaux alliés devinrentbieu-tôt suspects, & cet outrage fait àleur fidélité , les rendit ennemis de ceuxdont ils s'étoient offerts d'être les libéra-teurs. Il s'éieva une guerre sanglante quipartagea la Grece. Les Spartiates & lesAthéniens embrassèrent chacun un partidifférent. Le début en fut heureux pourAthènes ; mais 1 a fortune*, à force de la