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Tome troisième.
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désapprouver , 8c qu’il ne íe îaiíîe pas in-'duire à l’adopter. Les meilleurs architectesmodernes ont commis des fautes grossières ;& l’on toléré assez généralement, en archi-tecture , certaines choses qui font évidem-ment contraires au bon goût.

Après que Yarchitecle aura puisé ce fondde connoiísances dans les écrits & les des-sins des grands maîtres , il lui fera très-utile de voyager en Italie & en France poury examiner de près les principaux édifices,y découvrir la méthode d’appliquer les re-

{ ;les de l’art » y observer des choses quees simples plans ne sauroient indiquer. Il nesuffira pas, dans ces voyages, de considérerseulement les bâtimens isolés ; il faut en-core faire attention à leur rapport avec lesbâtimens voisins , Sc avec la place où ilsfont construits. Ce n’est pas allez qu’unarchitecte ait la capacité de tracer des édi-fices isolés y c’est ce qu’il apprendra leplus aisément. Pour être parfait dans sonart, il doit savoir bâtir des places enderes,des villes même, Sc leur donner au-dedans5c au-dehors , toutes les commodités &toute la beauté possibles. Il faut, pour yréussir, des vues qui tendent au grand, &qui supposent un génie élevé au-dessus ducommun. Depuis l’économiè ^privée dusimple bourgeois, jusqu à celle dés grands,à la ville & à la campagne ; de-là jusqu àla cour des princes, Sc de celle - ci enfinjusqu’à la police des villes & des pays en-tiers , ses vues doivent tout embrasser. Iln’est permis qu’à celui qui se sent des con-noifsauces aussi étendues, d aspirer à l’em-ploi d ’architecte d’un grand prince.

C’est fans doute cette étendue de talensSc de connoillance , Sc la dt pense queleur acquisition exige, qui fait qu un grandpeintre , un grand poète est une chosemoins rare qu’un architecte parfait. Il fnu-droit qu’il y eût dans chaque état un éta-blissement pour former de grands architectes;que du séminaire des éleves on choisît lesplus intelligens , Sc que ceux-ci fullent ins-truits Sc perfectionnes dans leur art ’auxdépens du public.

Il importe à l’fctat d’avoir un. certainnombre d’habiles architectes , qui soient enmême temps gens d’honneur & de pro-bité. Il conviendroit qu’ils fullent large-

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ment pensionnés du public , St qu’on leurimposât l’obligation d’assister de leur con-seil , moyennant une modique rétribution,tour particulier qui voudroit bâtir ; pourque celui-ci ne fût pas exposé, par l’igno-rance ou la cupidité des ouvriers , à estuyerdes pertes considérables.

ARCHITECTONIQUE, adj. ( Physiq.)est ce qui donne à quelque chose uneforme régulière, convenable à la naturede cette chose, 8c à l’objet auquel elleest destinée : ainsi la puistance plastique,qui, selon quelques philosophes, changeles oeufs des femelles en créatures vivantesde la même espece, est appelée, par cesphilosophes, esprit architeclonique. Sur lesystème des puissances Sc natures plasti-ques, voye^ Varticle Plastique. ( O) •

ARCHITECTURE , f. f. est , en gé-néral , l’art de bâtir.

On en distingue ordinairement de troisespeces savoir , la civile ,. qu on appellearchitecture tout court, la militaire , Si lanavale.

L’ordre encyclopédique de chacune estdifférent.

On entend par architecture civile , l’artde composer Sc de construire les bâtimenspour la commodité Sc les disterens usagesde la vie, tels que font les édifices sacrés,les palais des rois , Sc les maisons des par-ticuliers ; auffi-bien que les ponts, placespubliques, théâtres, arcs de triomphes, ùc.On entend par archìteâute militaire , l’artde fortifier les places, en les garantissantpar de solides constructions, de l’msulte desennemis, de l’effort de la bombe, du bou-let , ùc. Sc c’est ce genre de constructionqu’on appelle Fortification. Voyeq_ Forti-fication. On entend par architecture na-vale , celle qui a pour objet la construc-tion des vaisseaux, des galères, Sc généra-lement de tous les bâtimens flottans, aussibien que celle des ports, môles , jetées,corderies, magasins , ùc. érigés fur le ri-vage de la mer , ou lu* ses bords. Voye çVarticle Marine.

Pour parler de Y architecture civile , qui estnotre objet, nous dirons en général queson origine est aussi ancienne que le monde -,que la nécessité enseigna aux premiers hom-mes à. lé bâtir eux-mêmes des huttes > de a