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Tome troisième.
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lés des époux, des peres Sc des cnsens, Scles contestations formées fur les teítamens ,les legs j les dots, les successions. Il étoitchargé particulièrement des mineurs , tu-teurs , curateurs ; en général , toutes lesaffaires civiles étoient portées en premiereinstance à son tribunal. Le deuxieme ar-chonte avoit le surnom de roi ; le restedu culte public & des cérémonies, lui étoitconfié. Sa fonction principale étoit de pré-sider à la célébration des fêtes, de termi-ner les querelles des prêtres & des famillessacrées , de punir les impiétés Sc les pro-fanations des mystères. On instruisoit en-core devant lui quelques affaires criminelles& civiles , qu’il décidoit ou renvoyoit àd’autres cours. Le polémarque veilloit aussià quelques pratiques de religion ; mais sonvrai département étoit le militaire, commele porte son nom, dérivé de oróxyM; , guerre ,& d’<*>«îv, commander. 11 étoit tout-puií-fant en temps de guerre , Sc jouíssoit pen-dant la paix de la même jurisdiction surl’étranger , que le premier archonte sur lecitoyend’Athenes. Les six autres, qui por-toient le nom commun de thesmothetes ,qui vient de Z-r-rso?, loi , Sc de rlSw ‘, établir,sormoient un tribunal qui jugeoit des sé-ductions , des calomnies, de toute fausseaccusation ; les différends entre l’étrangerSc le citoyen , les faits de marchandises Scde commerce, étoient encore de son res-sort. Les thesmothetes avoient fur - toutl’ccil à l’observation des loix , & le pou-voir de s opposer à tout établissement quileur paroiíloit contraire aux intérêts de lasociété, en faisant une barrière élevée entreles autres magistrats Sc le peuple. Tel étoitle district de chaque archonte en particulier.Le corps seul avoit droit de vie & de mort.En récompense de leurs services ces jugesétoient exempts des impôts qu on levoitpour 1 entretien des armées, & cette im-munité leur étoit particulière. La successiondes archontes fut régulière ; Sc quelles quefurent les révolutions que l’état souffrit parles factions ou par les usurpateurs, on enrevint toujours à cette forme de gouverne-ment , qui dura dans Athènes tánt qu’ily eut un reste de liberté Sc de vie.

Sous les empereurs romains plusieursautres villes grecques eurent pour pre-

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' miers magistrats deu x archontes, qui avoieittles mêmes fonctions que les duumvirs dansles colonies Sc les villes municipales. Quel-ques auteurs du bas empire donnent le nom<ïarchontes à divers officiers , soit laïques,soit ecclésiastiques ; quelquefois aux évê-ques , Sc plus souvent aux seigneurs de lacour des empereurs de Constantinople.Ainsi archonte des archontes , ou grand ar-chonte , signifie la premiere personne del’état après l’empcreur ; archonte des églises,archonte de l’évangile , un archevêque, unévêque ; archonte des murailles , le sor-in-tendant des fortifications, Sc ainsi des au-tres. Voye^ Aréopage.

ARCHONTIQUES, adj. ( Tkèol. ) motformé du grec *p kw* , au plurier «pxuvrjr;,principautés ou hiérarchies d’anges. Ondonna ce nom à uné secte d’hérétiques quiparurent fur la fin du 11 e siecle, parcequ’ils attribuoient la création du monde ,non pas à Dieu, mais à diverses puillancej.ou principautés, c’est-à-dire , à des subi-’tances intellectuelles subordonnées à Dieu,Sc qu’ils appeloient archontes. Ils rejetoientle baptême Sc les saints mystères, dont ilsfaisoient auteur Sabahot, qui étoit, seloneux , une des principautés inférieures. Ales entendre, la femme étoit l’ouvrage dese tan , Sc l’ame devoit ressusciter avec lecorps. On les regarde comme une bran-che de la secte des Valentiniens. Voye £Valentiniens & Gnostiques. (G)

ARCHURE , f. f. ( Charp. ) nom deplusieurs pieces de charpente ou de me-nuiserie, placées devant les meules d’unmoulin,

ARCILACIS , ( Géogr. ) nom de deuxanciennes villes d’Espagne, í’une dans la Bé-tique , & l’autre dans le territoire desBastitans. Ptolomée est le seul qui en airparlé. (C. A.)

ARCILIERES , f. f. terme de riviere ,pieces de bois cintrées Sc tournantes, ser-vant à la construction d’un bateau foncer.

ARCIROESSA , ( Géogr. ) nom d’uneancienne ville d’Asie, fur le Pont-Euxinou mer Noire. Etienne le géographe ditqu’elle étoit tributaire d’Héraclée : on soup-çonne que ce pourroit bien être aujour-d’hui Eschisumuni , dans le pays d’A-bassa. (C. A.)

ARCISSA