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k corde de boyau, qui, après avoir passédans uiae fente pratiquée du côté de lapetite planche, va s’entortiller & so fixerà des chevilles de bois, qui font placées aucôté de la perche, diamétralement opposéau bec de corbin ; à l'autre bout de laperche est de même fixée à tenon & mor-taise une planche de bois qu J on appelle pan-neau ; on évide cette planche dans son mi-lieu pour la rendre plus légere ; on laideses extrémités, plus épaisses, & on la metdans le même plan que le bec de corbin.Le-paisseur qui est du côté de la perche, faitqu’eile s’y applique plus fortement ; cellequi est pratiquée de l’autre côté sert à re-cevoir le cuiret , qui est un morceau depeau de castor que l’on tend sur l'extré-mité du bord du panneau ; ce cuiret sertà couvrir la chanterelle , & à empêcher quek corde n'y touche immédiatement , aumoyen des cordes qui font attachées à íesextrémités. Ces cordes font le tour de laperche, &c font tendues par des petits taraux,qui les tordent assemble deux à deux , dela même maniéré que les menuisiers ban-dent la lame d’une scie.
On attache ensoite, au moyen d’un nœudcoulant, une corde à l’extrémité de la. per-che où est le panneau. Dès qu’elle y estfichée , on la fàit passer dessus.le cuiret ,& on la conduit dans la rainure du bec;de corbin,d’où elle revient par la fente prati-quée à l’extrémité de la petite planche con-tournée jusqu’aux chevilles où elle doit êtrefixée & suffisamment tendue.
Pour éloigner le cuiret du panneau, lais-ser un vuide entre deux, & faire rendreà la corde un son proportionné à. sa ten-sion , on se sort de la chanterelle qui estune petite piece de bois ou cheville d’uneligne ou environ d’épaisseur , &c qu’on ap-pelle ainsi, parce qu’elle donne à l’accordde l’arçon une espece de ton musical, com-me d’une trompette marine. Ce son faitconnojtre à l’ouvrier quand, elle est asseztendue pour arçonner la matière.
Sur le milieu de la- perche de 1 arçon,il y a une poignée , c’est-à-dire , une cour-roie de cuir ou de toile, qui sert à entourerfe dessus de la main gauche de l’arçonneur.Cette courroie, empêche quç. le poids, du
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panneau Sc du bec de corbin ne lasse tom-ber la corde à boyau fur la claie, & aidel’arçonneur à soutenir l’arçon dans fa situa-tion horizontale.
Lorsqu’on veut arçonner , on met sordeux tretaux une claie d’osier , dont lesdossiers sont deux autres claies posées à sesextrémités, courbées en-dedans , & quifervent à arrêter les matières qu’on arçonnesor celle qui est pofëe horisontalement ; uncôté de la claie est appliqué contre le mur,& celui qui est vis-à-vis de llouvrier a deuxpieces de peau qui ferment les angles quela claie & les dossiers laissent entr’eux ,qui retiennent les matières qu’on arçonne.
L’arçonneur tient de fa gauche , & lebras tendu , la perche de l’arçon qui estsospendu horisontalement par une cordequi tient au plancher ; en sorte que la cordeà boyau de l’arçon est presque dans unmême plan horizontal que la perche. Defa main droite il tire à lui la corde à boyau ,qui échappe en glissant sor la rondeur dubouton , & va frapper, avec la force élas-tique que la tension lui donne, sor le poilou la laine précédemment cardée ; cequi divise l’étoffe & la fait passer parpetites parties de la gauche à la droite del’ouvrier; cela s’appelle faire voguer. Onrépete cette opération jusou’à ce que lepoil ou la laine soient suffisamment arçon-nés , & pour cela on les rassemble sor laclaie avec un clayon ,. qui est un quartéd’osier qui- a deux poignées ,. & dont lecôté a un peu plus d un pié : on s’en sertpour ramasser au milieu de la claie l’étosseéparse.
Les cardeurs, qui prennent aussi le nomde maîtres arçonneurs , se servent de l’ar-çon pour préparer les cotons & les laines.qu’on emploie dans les robes dé chambre-,couvertures &c courte-pointes piquées. C’estaussi au moyen de cet instrument que leschapeliers formait les capades, qui sont unecertaine étendue de laine ou de poil qu’oKa.formée par. le moyen de l’arçon.
ARÇONNEUR , f. m. est un ouvrierqui se sort de l’arçon, ou qui, par son rmoyen, fait voler sor une claie la laine citlé poil, qui auparavant ont été bien care-ssés , pour être employés à k chapelle^rie. fsojei As.c.qm,.