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Tome troisième.
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* ARDONA, (. Géogr . ) ville autrefois,maintenant village de la Capitanate, pro-vince du royaume de Naples.

* ARDRA,ANDRA, ou ORDRA,

( Gcog. ) ville d’Afrique dans la Guinée. Il ya auíîi un royaume de ce nom en Guinée,entre la riviere deVolta Sc le lac deDuranto.Aràra en est la capitale.

* ARDRES , ( Géogr. ) ville de Francedans la baise Picardie, au milieu des marais.íor.g. 19,30; lat. 50,35.

ARDSCHIR I, roi de Perse. Voyc{Bahaman.

Ardschir. II, surnommé Babegan ,{H/st. de Perse.') fut le premier roi de laquatrième dynastie de Perse. “ Lorsque le-> roi supplique à rendre la justice, le peu--- pie se passionne à lui rendre obéissance :w le plus méchant de tous les princes est» celui qui se rend redoutable aux gens de» bien & accessible aux méchans. L’auto--- rité royale ne se maintient que par les» troupes, par Pargent : l'argent ne vient» que par la culture des terres, qui lan-» guit fi le souverain néglige la justxe Sc-> la police ». Telles- furent les principalesmaximes de ce prime, l’un des plus grandsrois dont la Perse s’honore : il seroit biendifficile de rien ajouter à l’idée que pré-sentent ces nobles & véritables principes.L’histoire varie fur son origine : les unste font fils de Saílan , homme privé , &même d’une condition n és-obscure. Sui-vant cette opinion , Saílan fut berger d’unnommé Babek qui, pour récompenser sesfoins, lui donna fa fille en mariage. Sas-san glorieux de cette alliance, Sc pour cnperpétuer le souvenir, donna à Ardschirson fils le surnom de Babegan ; mais cetteorigine que Pon trouve dans le Lebtarik,est presque totalement abandonnée. Nousíùivrons dans cet article le récit de Knon-demir ; il assure savoir tiré du Tarik Kon-dek Sc du Bina Kiti qui sont, sans con-tredit, les deux histoires les plus justementaccréditées. Suivant cet. écrivain , Sassanffere de Bahaman, roi de Perse, ne pou-vant s accommoder du second rang , sebannit volontairement de la Perse, Sc alladévorer loin de sa patrie des chagrins quek trône seul pouvoir dissiper.. Un de ses«nions, jaloux de voir. la Perse,. d’ou on

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lui avoir appris qu’il tiroir son origine, yfie un voyage, Sc entra au service de Ba-bek, gouverneur de la province, qui,charmé du naturel aimable de ce jeunehomme, lui donna sa propre fille en ma-riage. Ce fut de cette union que sortitArdjchir , qui prit le surnom de Babeganen mémoire de Babek ion beau - pere Sc-son bienfaiteur. Ardschir fut élevé avecles foins les plus tendres ; Sc fa vive recon-noiffimee, jointe au souvenir de son ori-gine , le perfectionna dans tous les exer-cices dignes d'un prince. Ses talens jetè-rent tant d’éclat, que dans toute la Perseon ne parloir que du jeune Ardschir. Ar-davan qui régnoit alors, curieux de le voir,le fit venir à fa cour, Sc le retint dans Ionpalais , où il lui témoigna autant d amitiéqu’ù lés propres enfans. Bientôt ces mê-mes talens qui venoient de captiver sonadmiration, changèrent son amitié en ja-lousie:. humilié de la différence que la na-ture avoir mise entre ses fils & Babegan ,il 1 éloigna de la cour ; mais trop justepour vouloir qu’un homme de son méritelanguît dans une obscurité honteuse , illui donna le commandement des troupesd’une province. Ardschir condamné ,\ cetteespcce d’exil, s’en dédommagea cn se per-fectionnant dans les exercices qui avoientfh.it admirer son enfance. Il ne reparut àla cour que pour demander le gouverne-ment qu’avoit postedé Babek, dont onvenoit de lui apprendre la mort. Ardavanne put lui accorder sa demande , parcequ’il avoir disposé du gouvernement cnfaveur de son fils aîné ; mais il mit tantde douceur dans son refus, qu’il ne resta,dans le cœur d ‘Ardschir , que la douleurd’avoir perdu son beau-pere. Cependant :Ardávan ayant vu dans un songe plûíìeursobjets effrayans, consulta les mages qui,peu jaloux de son repos, lui répondirentque son songe préíageoit fa ruine , Sc qu’ùrrétranger monteroit fur son trône. Ardavamplus troublé par cette interprétation-, qu’il.ne lavoir cté pendant sou songe, tourna.;ses regards fur Ardschir, & crut apperce-voit en lui le destructeur dé fa race &xîesien propre; il le regarda dès-íors.comme•Une victime qu’il devoir ■ sacrifier à sa sû-reté; maas uns fille, dq serrasse instruite dan