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Tome troisième.
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ARD

■grandeur j elle conçut le criminel projetd’empoisonner son mari, 8c de donner lacouronne au frere du feu roi ; elle alloitconsommer ce crime lorsque le monar-que , averti par ses officiers du coup dontil étoit menacé, la remit en leurs mains.L'arrêt de mort fut prononcé contre cetteépouse coupable : elle avoit jusqu’alors celésa grosselfe ; 8c elle ne la déclara qu’à l’ins-rant où le ministre auquel on avoit confiéle soin de sa destinée , alloit la frapperce ministre, respectant en elle l’héritier dutrône, lui procura une retraite sûre : elley donna le jour à Schabour, autrementSapor ; ce fut ce Sapor qui vengea fur Va-lérien les anciennes injures que les PersesLvoient reçues des Romains. Ardschir char-mé de contempler son digne héritier,récompensa avec magnificence le sage mi-nistre qui le lui avoit conservé. L'histoirevarie sur la durée du régné de ce prince.Le Lebtarik la fait de quarante ans ;mais Knondemir que nous avons suivi, necompte que quatorze ans depuis fa vic-toire fur Ardavan jusqu'à sa mort. LaDynastie à laquelle il donna naissance, futnommée Saílanide, du nom de Sastan, l’unde ses aïeux; ce qui prouve que la tigedes Sastan n'étoit pas obscure comme quel-ques historiens l'ont prétendu, 8c qu'elleétoit au moins austì illustre que celle desBabek. L'histoire conserve une anedoctefur Ardschir que le lecteur seroit fâché dene pas trouver ici ; elle sert à montrerque ce prince , qui donnoit à son esprittous les alimens possibles, étoit avare deceux qu’il donnoit à ion corps : voulantle restraindre à ses seuls besoins, il de-manda à son médecin combien il devoirprendre de nourriture pour entretenir savigueur ; cent gros ou dragmes arabiques( ce poids répond à notre livre ) voussuffisent, répondit le médecin. Si vousvous en contentez, cette quantité vous por-tera ; mais si elle excede, c'est vous quiserez obligé de la porter.

Ardschir III. Ce prince étoit fils deSchirouik que nous prononçons Siroès ; stne fit que paroître fur le trône. Schéhe-riat, son général, s'étant révolté, le vain-quit près la ville de Madain, & le fitmourir le dix - huitième mois de son re- :

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gne % La victoire du rebelle étoit aisée. LaPerse étoit sans généraux, & le prince en-troit à peine dans fa huitième année. Ebn-Batrik compte un quatrième Ardschir ;mais les historiens les plus exacts ne fontmention que des trois dont on a parlé.Le mot Ardschir répond à celui d’Astué-rus & d'Artaxerces ; 8c l'on prétend qu’ilsignifie farine & lait. D’Herb. Bib. Orient.(M-r.)

* ARDSTIN ou STINCHARD ;C Géogr . ) petite rivière d’Ecoste qui sedécharge dans le golfe de Cluyd, vis-à - vis de la pointe de la presqu’île deCantyr.

ARDUENNENSIS, Syzva & P a -GUS , (Géogr. du moyen âge .) La forêt,le pays des Ardennes tire son nom de lacélébré forêt des Ardennes , Arduenna ,Ardenna, ArdoenenfisJìlva. César dit qu'el-le commençoit au bord du Rhin, & quellesetendoit jusqu'aux confins du Rhémois;il ajoute même qu’elle comprenoit le paysde Treves, 8c s’étendoit jusqu’auprès desNerviens, & qu'elle rensermoit non-scu-lement le pays entre le Rhin & la Meuse,mais encore cekii qui se trouvoit entre laMeuse &PEseaut jusqu’à l’Océan. Strabonne la borne qu'à l’Océan & au pays d’Ar-tois. On voir encore aujourd'hui entreDouzy - les - Prés, Sedan, Donchery 8cRheims une grande forêt, qui conserve lenom de bois des Ardennes ; & sur le che-min de Sainte-Menehould à Verdun, ontrouve une partie de ce même bois, quise nomme la forêt d’Ardenne.

Sigebert, roi d’Australie, appelle l’Ar-denne fa forêt ,fore/íem suam vocat. Char-les - le - Chauve, clans ses cápitulaires, lamet au nombre des forêts royales. Onvoir dans nos annales que les empereursCharlemagne 8c Louis-le-Débonnaire al-loient chaque année en automne chasserdans la forêt d’Ardenne ou des Voges.L’inseription suivante prouve le culte renduà Diane, déesse des chasseurs, dans le paysdes Ardennes :

D. M.

Q. Corsius. Q. FiznzsCz. Anzianus sacerdosDI AN JE ARDUINNM FECIZ'

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