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ARGALUS , ( Ilfl. de Lacédémone. )succesteur d'Amiclès au trône de Sparte,n’a sauvé que son nom du naufrage destemps. La fable même n'en fait aucunemention, ce qui semble indiquer qu’il futsans vices & fans vertus. ( T-n. )
* ARGAN , ville d’Ei pagne dans lanouvelle Castille, & le diocèle de Tolede.
ARGANA, ( Géogr. ) ville d’Asie, augouvernement de Diarbekir, fous l’empiredes Turcs. Elle est fur une montagne, aubas de laquelle on voit le lac Geultschik.Ce st la capitale d’une principauté du mêmenom , qui n’est pas fort étendue , mais quiest toute couverte de vignobles, dont lesvins sont très-bons. On en fait une expor-tation considérable. Long. çy,lat.3J. {C.A.)
ARGANEAU ou ORGANEAU d’unancre , est un anneau placé à l’extrémité de1 ancre, auquel on attache le cable. Voye£Ancre. (O)
ARGANETE, ( Art milit. Machines.)forte de baliste, dont les anciens se servoientpour lancer des matières combustibles, &même des barils de poudre , auxquels onmettoit le feu par le moyen d’une mecheou d'une fusée de composition.
ARGARICUS Sinus , ( Géog .) golfed'Asie dans la mer des Indes, dont plusieursgéographes anciens ont parlé. C’est aujour-d'hui le golfe de Bengale. (C.A.)
* ARGATA , (Chevaliers de l’)11 :fl. mod. ou Chevaliers du Dévidoir ; com-pagnie de quelques gentilshommes du quar-tier de la porte neuve à Naples, qui Mu-nirent en 1388, pour défendre le port decette ville en faveur de Louis d'Anjou ,contre les vaisseaux & les galères de lareine Marguerite. Ils portoient fur le bras,ou fur leur côté gauche , un dévidoir doren champ de gueules. Cette espece d’ordresinit avec le régné de Louis d'Anjou. Onn’a c}ue des conjectures futiles fur le choixqu’ils avoient lait du dévidoir pour la mar-que de leur union ; & peut-être ce choixn’en mérite-t-il pas d’autres.
ARGÉENS ou ARGIENS , adj. plu r.subst. ( Hfl. anc. ) c’étoit anciennement desrepréíentations d’hommes, faites avec dujonc , que les vestales jetoient tous les ansdans le Tibre tous les jours des Ides de Mai.Voye^ Vestales,
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Cette cérémonie est rapportée par Festus& Varon ; Festus dit cependant , qu'elleétoit faite par les prêtres , à Jhcerdotibus ;nous supposons que c’étoient les prêtresses,il ajoute que le nombre de ces figures étoitde trente. Plutarque dans ses questions furles Romains, recherche pourquoi on ap-peloit ces figures argea , & il en donnedeux raisons : la premiere , que les na-tions barbares qui habitèrent les premieresces cantons, jetoient tous les Grecs qu’ilspouvoient attraper dans le Tibre ; car ar-géens ou argiens étoit le nom que l’ondonnoit à tous les Grecs, mais qu’Herculeleur persuada de quitter une coutume siinhumaine, & de se purger d’un crimepareil en instituant cette solennité. La se-conde qu’Evandre l’arcadien, cruel ennemides Grecs, pour transmettre sa haine à lapostérité, ordonna que l’on fît des repré-sentations à’argiens , que l’on jetteroit dansla riviere. Les fêtes dans lesquelles ces Grecsd’osier étoient précipités dans le Tibre ,s’appelerent argées. (G)
* ARGÉES , adj. ( fíifl. anc. ) nom quifut aussi donné, selon quelques-uns, auxsept collines fur lesquelles Rome fut assise,en mémoire d’Argeus, un des compagnonsd’Hercule qu’Evandre reçut chez lui ; se-lon d’autres, aux seuls endroits de la villede Rome, où étoient les tombeaux des Ar-giens, compagnons d'Hercule. V. Argéens.
ARGE 1 Insuia, ( Géogr.) petite îled’Egypte, auprès de Canope, ainsi nom-mée d’Argée, fils de Macedon , duquel lesArgéades ont aussi pris leur nom. ( C-A .)
* ARGEIPHONTES, (Myth.) surnomqu’011 donna à Mercure après qu il eut tuéArgus.
ARGEMA ou ARGEMON, s. m. (Chi-rurgie.) est un ulcéré du globe de l’œil ,dont le siégé est en partie fur la conionc-tive ou blanc de l’œil, & en partie fur lacornée transparente. Il paroît'rougeâtre sur lapremiere membrane, & blanc sur la cornée.L’inflammation, les pustules, les abcès, oules plaies des yeux, peuvent donner lieu àces ulcérés.
En général, les ulcérés des membranes del’œil sont des maladies fâcheuses, parcequ’ils donnent souvent beaucoup de difficul-té à guérir, & qu’ils peuvent être accompa-