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aimé de ses sujets , 8c qu’il préféra îa gloired’être leur bienfaiteur , à la vanité detteconquérant. Quoiqu’il cultivât les lettres ,8c qu’il aimât à les récompenser , il man-qua d’historiens pour nous transmettre sesralens 8c ses vertus ; il ne nous est; connuque par les Grecs, peintres infidèles , dontla jalouse malignité défiguroit les plus beauxtraits de l’étranger. Xerxès qui lui succédasut le seul fils qu’il eut de íà femme légiti-me , mais il en eut dix-sept autres de sesconcubines : les loix , en réglant l’ordre dessuccessions, prévenoient les abus de l’incon-tinence. Un monarque entouré de femmesdévouées à íès plaisirs , s’abandonnoit à lalicence de ses penchans , fans compromet-tre fa gloire ; une postérité nombreuse étoithonorable , & la stérilité imprimoit une es-pece d’opprobre qu’il étoit doux de préve-nir. L'évangile a rectifié cette façon de pen-ser , Sc quoiqu’il ait élevé le mariage à ladignité de sacrement , il nous apprend àregarder le célibat chrétien comme un étatplus parfait qu’unc union charnelle , qui sepropose de perpétuer l’espece humaine , 8cde donner des habitans à la terre. (T-tss.JArtaxerxes II. ( Hist. de Perse. ) é toitfils d’Ochus, qui, à son élévation au trône,avoir pris le nom de Darius Nothus.. Etantauprès de son pere prêt d’expirer, Artaxer-xes lui demanda par quel secret il n avoiréprouvé que des prospérités pendant unrégné de dix-neuf ans ; j’ai, répondit le mo-narque , toujours pratiqué ce que la justiceSc la religion exigeoient de moi. Le nou-veau roi en montant fur le trône eut fa fa-mille 8c des rebelles à punir ; son ffere Cyrusqui avoir formé le projet de l’aísassiner , futdécouvert 8c condamné à la mort ; mais lemonarque clément , à la sollicitation de samere , le renvoya dans son gouvernementde l’Asie-mineure. Cyrus sensible à l’affrontd’avoir été condamné à la mort , oubliaqu’il lui avoir pardonné. Il leva une arméede cent mille barbares , & les Lacédémo-niens lui fournirent encore des troupes 8cdes vaisseaux ; cette armée , après une mar-che de cinq cens lieues, quelle exécuta enquatre-vingt-treize jours , arrive dans lesplaines de Babylone , où elle trouva Arta-xerxes prêt à lui livrer bataille. Les Grecsattaquent ayeç tant d’impétuosité , que l’aîle
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qui leur est opposée est défaite 8C dispersée >dans ce premier succès, ils proclament Cy-rus roi, en frappant fur leurs boucliers ; cejeune prince apperçoit son frere , il fondsur lui, tue le capitaine de ses gardes, 8cest tué à ion tour par Artaxerxes d’uncoup de javeline : la rébellion fut éteintedans ion sang.
La cour de Perse offrit encore une sceneaussi sanglante. Artaxerxes avoir épouseStatira , dont le frere étoit mari d’Ames-tris, sœur du monarque ; ce frere , pourassouvir une passion incestueuse dont il brû-loir pour sa soeur , essaya d'empoisonner sonépouse Amestris : il fut découvert & puni.Sa famille , qui n’avoit point eu de part àson crime, fut enveloppée dans son châti-ment , 8c Suze, au milieu de cette confu-sion , fut le théâtre des incestes, des adul-térés , des meurtres & des empoisonnemens.
Ce fut après la défaite de Cyrus, queles Grecs firent cette belle retraite célébréfous le nom de la retraite des dix mille. Ar-taxerxes ne vouloir partager avec personnele cruel honneur d’avoir tué son frere ; unCarien qui se vanta de lui avoir porté le pre-mier coup , sut livré à Parisatis qui avoirjuré la perte de ceux qui avoient eu part ála mort de son fils : ce soldat malheureux ,sans être coupable, éprouva pendant huitjours les tourmens les plus horribles, 8c ilne ceiía de souffrir , qu’en cessant de vivre.L’eunuque qui, par l’ordre de son maî-tre , avoir coupé la tête & la main à Cyrus »fut égorgé tout vif. Artaxerxes opprima lesGrecs de l’Aíìe-mineure , pour les punir dusecours qu’ils avoient prêté à son frere. Larivalité qui divisoit ses généraux, s’opposaaux prospérités qu il devoit se promettre dcla supériorité de ses forces contre une poi-gnée de Lacédémoniens ; il se fortifia del’alliance des Athéniens, jaloux de la gran-deur de Sparte. Ils lui envoyèrent Conoitpour commander sa flotte fur les côtes dePhénicie 8c de Syrie. Les Spartiates, fourles ordres de Descyllidas, pénétrèrent dansla Carie , 8c d’un autre côté, Agelas, avecune autre armée, parut devant Ephese avantqu’on eût une armée à lui opposer : rien nes’opposa à ses conquêtes , & les Perses n’eu-rent d’autre ressource , que de s’abaisser àdemander la paix qui leur fut refusée. Arta-
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