A R T
Le but des Sons maîtres 11 a un air de maître quidoit être de cultiver Ves- choque,prit de leurs disciples.
On ne doit proposer des II a fait un recueil de dif-difficuhés que pour fai- ficuttés dont il cherchere triompher la vérité. la solutiornLe goût des hommes est Une société d’hommessujet à des viciáitudes. choisis , ( d’hommeschoisis qualifie la socié-té adjectivement. )
Il n a pas besoin de la César n’eut pas besoinleçon que vous voulez d’exemple. II n’a paslui donner. besoin de leçons.
Remarque . Lorsque le substantifprécede,comme il signifie par lui-même, ou un êtreréel, ou un être métaphysique considéré parimitation , à la maniéré des êtres réels, ilprésente d’abord àl’espritune idée d’indivi-dualité d’être séparé existant par lui-même ;au lieu que lorsque l’adjectif précede , iloffre á l’esprit une idée de qualification, uneidée de sorte , un sens adjectif. Ainsi l 'articledoit précéder le substantif, au lieu qu'il suffitque la préposition précede l’adjectif, à moinsque 1 adjectif ne serve lui-même avec le subsinantis à donner l’idée individuelle , commequand on dit : les savans hommes de Vanti-quité : le sentiment des grands philosophes deVantiquité , des plus savans philosophes : onfait la description des beaux lits q u’on en-voie en Portugal.
Réflexions (m cette réglé de M. Vaugelas,qu’on ne doit point mettre de relatif après unnom fans article. L’auteur de la grammairegénérale a examiné cette réglé. ( II partie ,chap. x. ) Cet auteur paroît la restraindre àl’uíage présent de notre langue ; cependantde la maniéré que je la conçois , je la croisde toutes les langues ôc de tous les temps.
En toute langue & en toute construction,il y a une justesse à observer dans l’emploique l’on fait des signes destinés par l’ufagepour marquer non-seulement les objets denos idées , mais encore les différentes vuesfous lesquelles l’esprit considéré ces objets.L’article , les prépositions , les conjonctions,les verbes avec leurs différentes inflexions,enfin tous les mots qui ne marquent pointdes choses , n’ont d'autre destination quede faire connoître ces différentes vues del’eíprit.
D’ailleurs, c’est une réglé des plus com-munes du raisonnement , que , lorsqu’auTome III.
ART SZ i
commencement du discours on a donné àun mot une certaine signification , on nedoit pas lui en donner une autre dans lafuite du même discours. Il en est de mê-me par rapport au sens grammatical ; jeveux dire que dans la même période , unmot qui est au singulier dans le premiermembre de cette période , ne doit pas avoirdans l’autre membre un corrélatif ou adjec-tif qui le suppose au pluriel : en voici unexemple tiré de la princesse de Cleves, tom.II , pag. 119. M. de Nemours ne laijsoitéchapper aucune occasion de voir madame deCleves , fans laisser paroítre néanmoins qu illes cherchât. Ce les du second membre étantau pluriel, ne devoir pas être destiné à rap-peller occasion , qui est au singulier dans lepremier membre de la période. Par la mê-me raison , si dans le premier membre dela phrase , vous m’avez d’abord présenté lemot dans un sens spécifique , c’est-à-direcomme nous l’avons dit, dans un sens qua-lificatif adjectif, vous ne devez pas, dansle membre qui fuit,, donner à ce. mot unrelatif, parce que le 1 relatif rappelle toujoursl’idée d’une personne ou d’une chose , d’unindividu réel ou métaphysique , & jamaiscelle d’un simple qualificatif qui n’a aucuneexistence , & qui n’est que mode ; c’estuniquement à un substantif considéré subs-tantivement , & non comme mode , que lequi peut se rapporter : l’antécédent de quidoit être pris dans le même sens auísi-biendans toute l’étendue de la période, que danstoute la fuite du syllogisme.
Ainsi , quand on dit, il a été reçu avecpolitesse , ces deux mots, avec politesse , fontune expression adverbiale , modificative,adjective, qui ne présente aucun être réelni métaphysique. Ces mots , avec politesse ,ne marquent point une telle politesse in-dividuelle : si vous voulez marquer une tellepolitesse, vous avez besoin d’un prépositifqui donne à politesse un sens individuel réel,soit universel, soit particulier, soit singulier,alors le qui fera son office.
Encore un coup , avec politesse est une ex-pression adverbiale, c’est l’adverbe polimentdécompose.
Or ces sortes d’adverbes font absolusc’est-à-dire qu’ils n’ont ni fuite ni complé-ment ; & quand on veut les rendre relatifs ,
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