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Tome troisième.
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peur dans ce vuide , fait, dit l’abbé Nollet,lofiìce d’un ressort qui agit, d'une part con-tre le corps de la fusée , & de l'autre con-tre la colonne d'air sur laquelle repose lafusée, & qui ne cede pas auíìì vite qu elleest frappée.

Les fusées font rarement simples , ellesfont presque toujours garnies d'un pot termi-né par un chapiteau en forme de cône, danslequel font renfermées différentes petites pie-ces d'artifice, comme étoiles , serpenteaux ,Lee. qui , lorsque la fusée s'est élevée auíììhaut qu’elle peut aller, en terminent fesse td'une maniéré très-agréable.

Pour garnir la fusée , on commence parverser dans le pot une pincée de pousser,& en frappant un peu contre , on le fait en-trer dans les trous qu'on a ménagés pour lacommunication du feu. On verse ensuitedans le pot un peu de la même compositiondont on a chargé la fusée ; c’est ce qui Rap-pelle la chasse ; & on arrange , par-destuscette chaste , les serpenteaux ou les étoilesque la fusée doit jeter , en observant de n’enpas mettre plus pesant que le corps de la fu-sée. Une fusée dont la garniture seroit troppesante, ne s'éleveroic que médiocrement,&c retomberoit à terre en faisant un demi-cercle. On place quelques petits tampons depapier chiffonné dans les interstices des ser-penteaux ou des paquets d'étoiles , pour em-pêcher qu'ils ne ballottent. Après quoi, onferme le pot avec un rond de papier qu’ona eu foin de taillader par les bords pour em-pêcher qu’il ne fasse des plis , & que l'oncolle de st us.

On observe , avant de mettre les paquetsd'étoiles dans le pot , de les pastèr dans dupousser, pour les disposer à prendre feu plussubitement.

Le pot étant garni, on place par-deffusun chapiteau qui est ftit d'une simple épais-seur de carton, & qu’on y assujettit avec dela colle. Le chapiteau étant placé bien droitfor le pot, on colle sur la scissure une bandede papier brouillard , tant pour cacher cettesciiiure que pour empêcher que le chapiteaune se décolle en séchant. On amorce ensuitela fusée, en prenant un morceau d'étoupilledouble & de grosseur proportionnée, quel'on sait entrer dans le trou formé par labroche, à la hauteur d'un diamètre exté

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rieur de la fusée , & on la colle dans la gor-ge avec de l'amorce. On finit par coller unrond de papier fur la gorge ; c'est ce que lesartificiers nomment bonneter.

La plupart dés artificiers ne mettent pointde pots aux petites fusées de caisses ; ils íècontentent de rouler & coller , au haut deces fusées, un quarté de papier gris. qui dé-borde la fusée de la hauteur de la garniturequ'ils veulent y placer. Après qu'ils y ontmis la chaste & la garniture , ils lient le pa-pier par-dessus la garniture pour la renfer-mer.

La baguette que l’on attache aux fusées va-lantes , sert à les maintenir droites, en con-trebalançant leur pesanteur , contre laquellele feu agit par l’un des bouts qui doit tou-jours être tourné vers le bas, & qu'elle forceà garder la situation verticale. Le bois leplus léger est le plus propre pour les baguet-tes. Dans les provinces où les roseaux sontcommuns, on s'en sert de préférence à tousles autres bois. Plus les baguettes font lon-gues , plus les fusées montent droit : on leurdonne au moins huit fois la longueur dumoule de la fusée , ou plutôt une longueurtelle qu'en plaçant fous la baguette un cou-teau à un pouce ou deux de distance de lafusée , le tout puistè fe trouver en équilibre.

On a imaginé en Angleterre, pourles acci-dens causés parla chúre dcsgroílès baguettes,d'cn préparer de maniéré que, lorsque la fusées'est élevée, & a fait son ester, elle met ie fouà de petits saucissons de poudres qui entou-rent la baguette, & la divisent en Pair enune multitude de parties, ce qui fait de plusun joli ester. On place les fusées volantes forune eípece de chevalet , lorsqu’on veut ymettre le feu pour les faire élever.

Le chevalet est un poteau dont la partie su-périeure a la figure d’un rateau ; on le planteen terre, ou bien il est soutenu for terre parun pié en forme de croix : on place les fu-sées entre les dents du rateau pour les soute-nir verticalement.

Les pieces d’artifice, appeliées marrons pson r faites de poudre grainée , renferméedans un cartouche de carton de forme cu-bique & recouvert d'un ou de deux rangs deficelle collée de colle-forte : on perce un troudans sangle de ce cartouche. Ces marronséclatent avec beaucoup de bruit. Les mar-