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du premier degré de ‘V’, ôtant 14 d 14' quieft l’afceníîon oblique du même degré furThorizon de Paris, le reste 1 ; d 3 o' en est ladifférence ascenfionelle. Si on réduit en heu-res Sc minutes d'heure les degrés & minutesde la différence ascenfionelle , on ponnoit decombien les jours de Tannée auxquels ellerépond, diffèrent du jour delequinoxe : carajoutant le double du temps de cette diffé-rence ascenfionelle aux 12. heures du jour deTéquinoxe , on a la durée des longs jours,le soleil parcourant la moitié de Técliptique,qui est du côté du pôle apparent 6c ii Tonôte ce même temps de 11 heures, on aurala longueur des petits jours, qui arriventquand le soleil parcourt la moitié de Téclip-tique , qui est du côté du pôle invisible.Ainsi le double de 13* 30' est 27“* ; lesquelsréduits en temps, à raison de 4/ d'heurepour chaque degré , on aura une heure &48 ' : ce qui sait connoître que le soleil étantle 20 avril au premier degré de < V’, le jourest de 13 heures 48' fur Thorizon de Paris,& ainsi des autres ; ensuite de quoi Ton con-noît facilement Theure du lever & du cou-cher du soleil. Dans les signes septentrio-naux , les ascensions droites des degrés deTécliptique font plus grandes que leurs ascen-sions obliques ; mais au contraire aux signesméridionaux , les ascensions droites des de-grés de la même écliptique sont plus petitesque leurs ascensions obliques. M. Formey.
Pour avoir la différence ascenfionelle , lalatitude du lieu & la déclinaison du soleilétant données , faites la proportion trigono-métrique : comme le rayon à la tangente dela latitude , ainsi la tangente de la déclinai-son du soleil au sinus de la différence ascen-fionelle. Si le soleil est dans un des signes sep-tentrionaux , & qu'on ôte la différence ascen-fionelle de Tascenlìon droite , le reste seraTascension oblique. Si le soleil est dans undes signes méridionaux, il faudra ajouter ladifférence ascenfionelle à Tascension droite ,& la somme sera Tascension oblique. Onpourroit en s’y prenant ainsi , construire destables d'ascensions obliques pour les différaisdegrés de Técliptique , sous différentes élé-vations du pôle. (O)
ASCETES , f. m. pi. ( Théologie. ) dugrec ; mot qui signifie à la lettre une
personne qui s’exerce , qui travaille , & qu'onTome III.
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a appliqué en général à tous ceux qui em-brasibient un genre de vie plus austere , &cpar-là s’exerçoient plus à la vertu, ou travail-loient plus fortement à Tacquérir que le com-mun des hommes. En ce sens , les essénienschez les juifs, les pythagoriciens entre lesphilosophes , pouvoient être appellés ascè-tes. Parmi les chrétiens dans les premierstemps, on donnoit le même titre à tous ceuxqui se distinguoient des autres par l’austéritéde leurs mœurs , qui s'abstenoient, parexemple , de vin 8c de viande. Depuis, lavie monastique ayant été mise en honneurdans Torient, & regardée comme plus par-faite que. la vie commune, le nom & as-cètes est demeuré aux moines, & particuliè-rement à ceux qui se retirant dans les dé-serts , n’avoient d’autre occupation que des'exercer à la méditation , à la lecture, auxjeûnes, 8c autres mortifications. On Ta aussidonné à des religieuses. En conséquence ona appellé asceterìa , les monastères, mais sur-tout certaines maisons dans lesquelles il yavoit des moniales 8c des acoîythes, doncToffice étoit d'ensevelir les morts. Les Grecsdonnent généralement le nom d ’ascètes àtous les moines, soit anachorètes 8c soli-taires , soit cénobites. Voye^ Anachorè-te , CÉNOBITE.
M. de Valois dans ses notes surEusebe,Se le pere Pagi, remarq uent que dans lespremiers temps le nom d ‘ascètes 8c celui demoines n’étoient pas synonymes. Il y a tou-jours eu des ascètes dans l'église , 8c la viemonastique n’a commencé à y être en hon-neur que dans le quatrième siécle. Binghamobserve plusieurs différences entre les moinesanciens 8c les ascètes ; par exemple, queceux-ci vivoient dans les villes ; qu'il y enavoit de toute condition, même des clercs,& qu'ils ne suivoient point d'autres réglésparticulières que les loix de l'église , au lieuque les moines vivoient dans la solitude ,étoient tous laïques, du moins dans les com-mencemens, 8c assujettis aux réglés ou cons-titutions de leurs instituteurs. Bingham, orig.eccles. lib. VII , cap. j , §. 5.
ASCÉTIQUE, adj. qui concerne les as-cètes. On a donné ce titre à plusieurs livresde piété qui renferment des exercices spiri-tuels , tels que les ascétiques ou traité de dé-votion de S. Basile, évêque de Césarée en
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