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6°. Il dit que ce cap étoit diffèrent de ce-lui qui est près de la riviere Tchukojaàl’ouest du Kolyma ; cette distinction me don-na quelque soupçon que je manifestai dansmes Mémoires. M. Adelon en est surpris ;cependant fi, par exemple, on veut distin-guer entre Boulogne en Italie & Bolognefur mer , on le fait , parce qu’on pourroits’y tromper, étant deux villes contidérables;mais jamais on n'avertit qu’on ne doit pasle prendre pour le château de Bologne prèsde Bars; il faut qu'il y ait quelque chose quipuifle causer quelque méprise par la ressem-blance , non-leulemem des noms, mais pard’autres endroits. Si Deschnew avertit quece n’eft pas le cap près du Tschukotschia ,mais le grand cap , ne pourroit-on pas enconclure , que c’est autant, comme s’il di-soit, il n’y a que deux caps considérablespar ces côtes, l'un celui du Tschukotschia ,l’autre le grand près de l’Anadyr ; alors cecap Schataginskoi disparoîtroit de soi-même.Ce Deschnew , témoin de la plus grandeauthenticité , puisqu il a fait ce voyage del’aveu de tout le monde , & a demeuré plu-sieurs années dans ce pays , y a fait desvoyages, s’est informé de tout, ct en a renducompte à la cour ou au gouvernement gé-néral du Iakoutsk. Ce Deschnew donc,dis-je , décrit le grand cap d’une maniéréà ne pouvoir s’y méprendre. Les istes vis-à-vis reconnues si souvent pour être entre leSerdzekamen & f Amenque , les habitansavec les jouçs & les levres percées ; le peude distance entre l'extrémité de ce cap &l'embouchure de l’Anadyr ; la forme descôtes en demi-cercle vers cette riviere.
J’avois déja parlé de ces deux derniersarticles dans mes Mémoires , M. Adelon enconvenant parfaitement de la contradictionmanifeste eiitre la relation & les cartes, neveut pas voir que par cette raiíon on puisseconclure contre celles-ci ; qu’on en juge.
La kotsche d’Ankoudinow fit naufrage ;l'équipage fut sauvé par les deux autres; peuaprès elles furent réparées & toutes deux je-tées fur les cotes vers le sud loin de l’Anadyr :elle a donc fait naufrage à l’extrémité à l’estou sud-est de ce cap, sans quoi ces kotschesrestantes n’auroient pas oíé bazarder de lepasser étant en effet aussi dangereux qu’onle dit ds celui qu’on met toujours à la
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place de ceîuî-ci, le prétendu cap Tabirt.
7 °. Pour revenir vers l’Anadyr depuis lesud , Deschnew erra pendant un an ; y étantarrivé , il établit l’Ostrog qui dès-lors restala feule possession des Russes dans ce pays jc’est de là qu’on eut quelques connoistancesde cette côte & où Atlafion enluite prit lessiennes. DeschneW remarqua le banc desable à l’embouchure de l’Anadyr, le longde ce promontoire , qui étoit pour ainsi direle rendez-vous de tous ces amphibies quipou voient enrichir ceux qui s’appliquoientà en prendre. »
Il voulut donc envoyer le tribut annuelconsidérable par mer à Iakoutsk!, sentantbien qu’en passant avec précaution ce dou-ble cap Serdzekamen, il n’avoit rien à crain-dre d’un autre , mais seulement des glacesqui sont fréquentes au nord & nord-ouest dece cap ; ce qui n’est pas étonnant, la pointeen étant tournée un peu vers le nord-est ctformant, à cause que ce promontoire a unelongueur considérable vers l’est dans la mer,une efpece de baie ; les glaces qui viennentdu nord-outst & nord-est comme dans unentonnoir , s’y arrêtent & n’en sont pas sipromptement chassées que dans une mer pluslibre , d’autant moins quelles peuvent s’ar-rêter entre les istes vers l’est ; c’est sur-tout ledéfaut des matériaux qui lui firent abandon-ner son entreprise.
8°. Il arriva cette dispute mentionnée,qui prouva clairementla situation de ce grandcap des istes voisines ct du banc de table.
9 °. Il découvrit dans fa course vers le sud,le fort d’Ankoudinow & d’Alexiew ; à l’ar-rivée d’Atlalsow , les habitans pouvoient luien donner encore des indices.
i o°. Atlassow fit les expéditions dont oaa parlé.
n°. Il déclare encore plus positivementqu’enrre le Kolyma & l’Anadyr , il setrou-voit un double cap nommé cap Tschalas-Koy& Anadìrs-K.oy ; peut-on voir quelque cho-se de plus convaincant ? Il parle d ’un seulmais double cap , non de deux ou plusieurs.Il n’y est point nulle part que celui-ci ; par-tout les noms de Tc’huzchi & Tíchataskisont pris pour des synonymes, & avec rai-son ; nous verrons que ceux qui parlent deshabitans de tout le nord , les nommentTchouski , les habitans de ce promontoire &
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