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Tome troisième.
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que ce soit de Beering même, il a pu lemarquer de crainte de révolter le préjugéreçu , tout comme je l’ai fait dans ma car-te n°. II, quoique j aie dressé la troisièmeselon ce que j’en peníe réellement, memeenaccordant encore au-delà.

17°. Cet article est encore remarquable :Givosden a été vers la terre , dont il estfait mention plusieurs fois ci-dessus, entre6 $ & 66 degrés , pas loin du pays desTíchouktski. C est encore une nouvellepreuve que tout ceci regarde le Serdzeka-men , & non ce cap imaginaire ; l’officier ditfans équivoque, que c’est depuis le premier,que Givosden sut jeté sur la côte de l’A-mérique.

Mais la relation de Pauluski est telle,qu on est en droit d’en rejeter tout ce qu onveut ; riviere considérable , inconnue vers la merglaciale ; de-là un voyage de ï 5 jours versl’ejl : cette riviere est donc encore à l’est duKolyma ; est-ce Pogitscha , que ses prédé-cesseurs n ont pu trouver après des voyagesde quatre & de sept fois vingt-quatre heu-res ; a-t-il été fous la protection du roi desaiguës marines, qui devroit entrer dans unpareil conte borgne , où une petite arméede 445- guerriers, voyagent pendant quinzejours , presque toujours fur les glaces 5 Songrand protecteur a-t-il créé une iste de glaceflottante , & fait avancer si loin vers l’est ,comme on devroit le croire , parce que sou-vent elle étoit si éloignée des côtes , quemême on ne pouvoir appercevoir les em-bouchures des rivières ? & cette iste devoirêtre d'une nature particulière, le génie avoirle pouvoir d’empêcher que jamais la glacene se brisât, comme il est arrivé à tous lesautres qui ont fait ^expérience , que d'uneheure à l'autre on n'étoit pas fur que celan'arrivât ; Non , ici les 445 hommes étoienttoujours ensemble à leur aise ; ou est-ce unpont, soit glace ferme, d’une telle étendue,qu’ils pouvoient y voyager pendant quinzejours au moins ; chacun comprendra qu’au-cuns hommes peuvent avoir la force , legénie , la dextérité de voyager fur une istede glace, fans risque , si loin , la faire avan-cer , la diriger de quel côté on le juge né-cessaire. Je ne dis rien des provisions , jepense que Pauluski se fera pourvu de lachair de renard, loups & autres délicates-

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ses; car pour pêcher il ne le pouvoit pasfur une glace si étendue , si ferme ; mais dumoins, le génie devoir les pourvoir de quel-ques secours , pour se reposer sur des cou-ches molles, & à les garantir du grand froid.Etoit-il encore fur les glaces ou fur terre,lorsque les Tschouktski avancèrent pour luilivrer bataille ? Si c’est le premier , on nepeut qu admirer son courage & son habile-té , d’avoir pu & voulu abandonner son istede glace pour aller à terre, uniquement dansle but de se battre.

De-là il avança encore plus loin , trouvadeux rivières , qui se jettent à une journéel’une de l’autre , dans la mer glaciale ; ri-vières aussi inconnues à ses prédécesseursnommés ci-dessus. Il faut que cette côtesoit d’une étendue immense , puisqu aprèsle 7 juin, il ne reposa que huit jours , Scpourtant ne parvint à cette derniere ; Sc qu’iln’y eut un second combat que le 30 juil-let ( il est vrai qu’ensuite parlant du troi-sième combat, il est dit le 14 juillet; il fautdonc que par erreur,on ait mis 30 juillet,au lieu de juin. ) N’importe , en calculantson voyage jusqu’à l’arrivée de l’autre côtédu cap prétendu , il faudroit placer cetteextrémité , non à zo8 lieues, mais à 150 ;vu que le degré n’y donne plus que 5 lieuesSc demie : posons 6 lieues, Sc que , commeil est dit en se rendant vers la mer , depuisAnadirskoi, il laissa la source de cette ri-viere , marquée à plus de 1 1 degrés à l’estde Kolyma à fa gauche, & marchant di-rectement au nord ; malgré donc l’éloigne-ment supposé & incroyable de ce cap sa-bin , du Kolyma ( toujours d’après la cartede M. Muller ), il n’y auroit depuis la pre-mière riviere inconnue, jusqu’au cap , ousa naissance , qu'environ 10 degrés ou 60lieues. Je voudrois qu’on pût concilier celaavec toutes ces journées Sc temps qu’il y aemployé.

Après le troisième combat , il passa cecap Tabin , & mit dix jours pour parvenirà la côte opposée, à cause des grandes mon-tagnes qu’il avoit à passer. Je n’en ferai pasle calcul ; mais ce voyage augmente tou-jours cette étendue si extraordinaire ; depuiscet endroit , il fut vingt jours en chemin ,lui & sesbaidares de même , jusqu’au Serdze-kamen , d’où , est-il dit, il reprit le mêmeK k k k a