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Tome troisième.
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mais parcs qu’il est à présumer qu’ìl se pres-sera de venir au secours de la partie du corpsqui se trouve alors découverte. De cet exem-ple j on peut tirer cette maxime générale,que toutes les fois qu un escrimeur sait unmouvement, il lui en fera sur le champsuccéder un contraire ; d’où il suit que lepremier mouvement vous avertit pour pren-dre le défaut du second. V. Défaut.

* ASSAZOE , f. f. (Hijloire nat. botan.)plante de l’Abyssinie , qui passe pour unpréservatif admirable contre les serpens : sonombre seule les engourdit : ils tombent mortss’ils en íbnt touchés* On conjecture que lesPsylles , ancienne nation qui ne craignoitpoint la morsure desserpens, avoient la con-noiflance de cette herbe. Ûne observationque nous serons fur Yajsaqoé & fur beaucoupd’autres substances naturelles , auxquelleson attribue des propriétés merveilleuses ,c’est que plus ces propriétés íbnt merveil-leuses Sc en grand nombre , plus les descrip-tions qu’on fait des substances font mauvai-ses ; ce qui doit donner de grands soup-çons contre Inexistence réelle des substances,ou celle des propriétés qu’on leur attribue.

ASSECHER , v. neut. (Marine.) terrequi asséché. On dit qssune terre ou une rocheaffiche , lorsqu on peut la voir après que lamer s’est retirée. On se sert du terme décou-vrir , pour signifier la même choie. On ditune roche qui découvre de baffe mer. (Z)

ASSÉCUTION , f. f. terme de jurispru-dence canonique , synonyme à obtention ;c est en ce sens qu'on dit qu’un premier béné-fice vaque par Xaffécutìon du second. Voye £Incompatibilité. (II)

* ASSEDIM , ville de la Palestine dansla tribu de Nephtali.

ASSÉEUR , f. m. terme usité a la courdes Aydes , pour signifier un habitant d’unbourg ou d’un village , commis par fa com-munauté pour asteoir les tailles & autresimpositions -fur chacun des habitans, c’est-à-dire pour régler & déterminer ce que chacund’eux en supportera, & en faire ensuite lerecouvrement. (H)

* ASSERS , f. m. pi. (Hijf. mod.) sont enPerse des gouverneurs que le prince a misdans quelques provinces à la place deschams ;dont le grand nombre d’estìciers épuisoientles peuples.

 § S

ASSELMAN, ( Hiff. Litt.) théologienmodéré , naquit à Soest en Westphalie. Il amis au jour un traité De ferendis heereticis ,non auserendìs , qui tient un peu du jeu demots ; mais l’ouvrage part d’un eíprit rai-sonnable.

ASSEM ou Azem ou le grand Ardra ,

( Géogr. ) ville d’Afrique en Guinée , auroyaume d’Ardra , & autrefois la résidencedu roi d’Ardra. Elle est fur l’Euphrate quïlui sert de fossé. Les rues íbnt fort larges, Sctoutes les maisons font bâties de terre grastè,

& éloignées les unes des autres par de grandsjardins qui les environnent, ce qui la faitparoître fort grande* Le peuple y est asseznombreux ; les femmes y vont vêtues d’habltsfort riches. Dans la conquête du royaumed’Ardra , parle roi de Dahomé , en 1714scette ville souffrit beaucoup. Elle est à 16 \

lieues de la mer & au nord - ouest du petit,Ardra. Quant au gouvernement & à la reli-gion , voyei Ardra. (C. A.)

ASSEMBLAGE , dans Varchiteclure, s’en-tendde l’art de réunir les parties avec le tout,tant par rapport à la décoration intérieurequ’extérieure : on dit aussi par rapport à lamain d’œuvre , assembler a angle droit , en.fausse coupe , .a clé , a queue d’aronde , &c.

Voye{ Menuiserie , Charpenterie , &c.

Assemblage , c’est , en menuiserie, char-penterie , marquetterie, Scc. la réunion deplusieurs pieces auxquelles on a donné desformes, telles que jointes , attachées, rappro-chées , &c. elles puissent former un tout,dont les parties ne íe séparent point d’elles-mêmes. 11 y en a. un grand nombre de diffé-rens : mais comme ils ont chacun leurs noms,nous en ferons différais articles.

Assemblage par tenons Sc mortaise ,

(Menus.) c’est celui qui se fait par une en-taille appellée mortaise , qui a d’ouverture lalargeur du tiers de la piece de bois, pourrecevoir l’about ou tenon d’une autre piecetaillée de juste grosseur pour la mortaise qu ildoit remplir, & dans laquelle il est ensuiteretenu par une ou deux chevilles.

Assemblage à clé : c’est celui qui, pourjoindre ensemble deux plates - formes decomble ou deux moises de file de pieux, íèfait par une mortaise , dans chaque piece ,pour recevoir un tenon à deux bouts ap-pelle clé .