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tquìtatu ex ejsedario , quo plerumque gentre in 1prœlits uti çonsueverunt , &c. (G) * ;
ASSIDÉENS , f. m. plur. (Théol.) secte 'des Juifs , ainsi nommés du mot hébreuhafidim , juives. Les A (sidéens croyoient lesœuvres de surérogation nécessaires au salut ;ils furent les prédécesseurs des Pharisiens, dequi sortirent les Esséniens , qui eníeignoientconjointement que leurs traditions étoientplus parfaites que la loi de Moïse.
Serrarius, Sc Drusius, savant théologienprotestant, ont écrit 1 un contre l’autre tou-chant les Affidéens , à l’occalìon d’un pas-sage de Joseph , fils de Gorion. Le premiera soutenu que par le nom d ‘Affidéens, Josephentend les Esséniens , & le second a prétenduqusil entend les Pharisiens. Il seroit facile deconcilier ces deux sentimens, en observantavec quelques critiques, que le nom à’Ajfi-déens a été un nom générique donné à toutesles sectes des Juifs, qtii aspiroient à une per-fection plus haute que celle qui étoit prescritepar la loi : tels que les Cinéens , les Recha-bites , les Esteniens, les Pharisiens , &c.A peu près comme nous comprenons au-jourd'hui fous le nom de religieux Sc de cé-nobites , tous les ordres & les instituts reli-gieux. On croit cependant que les Pharisiensétoient très - différois des Ajjìdéens. VoyeiPharisifns , Cinéens , Rechabites. (G)* ASSIENNE , ( pierre ) ou ASSO ,( pierre d') affius lapis , ( H-Jì. nat.) Il estfait mention de cette pierre dans Dioscoride.dans Pline, Sc dans Gaîien. Celui-ci ditqu elle a été ainsi nommée à’AJsos , ville de
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térébenthine ou de goudron , elle résout lestubercules. Voye[ lib. V, cap. cxlij , les autrespropriétés que cet auteur lui attribue. Plinerépete à peu près les mêmes choses ; on rap-pelle , selon lui, sarcophage , de **( I, chair,Sc de ç*y», je mange ; par ce qu elle con-sume, dit-il, les substances animales en qua-rante jours , excepté les dents.
ASS 1 ENTE ou ASSÍENTO , (Comm.)ce terme est espagnol, & signifie une ferme.
En France , ce mot s'est introduit depuisle commencement de la guerre pour la suc-cession d’Efpagne en 1701. On l'entendd’unecompagnie de commerce établie pour lafourniture des Negrts dans les états du roid'Efpagne en Amérique , particulièrement àBuenos-ayres.
Ce fi.it l'ancienne compagnie françoise deGuinée, qui après avoir fait son traité pourcette fourniture avec les ministres Espagnols,prit le nom de compagniedcVaffiente ; à causedu droit qu'elle s'engigea de payer aux fermesd’Efpagne, pour chaque Negre, piece d'inde,quelle pasferoit dans l’Amérique espagnole.
Ce traité de la compagnie françoise, quiconsistoit en trente-quatre articles, fut signéle premier septembre 1701, pour durer pen-dant dix années, Sc finir à pareil jour del’année 1711 ; accordant néanmoins auxassientistes deux autres années pour l'exé-cution entiere de la fourniture , si elle n’é-toit pas finie à ^expiration du traité.
Les deux principaux de ces trente-quatrearticles regardoient, l'un la quantité desNegres que la compagnie devoit fournir aux
la Troade , dans l'Aíie mineure ; qu'elle est ; Espagnols ; Faune le droit qu'elle devoitdune substance spongieuse, légere & friable ; , payer au roi d'Efpagne pendant le tempsqu'elle est couverte d’une poudre farineuse, • de la ferme ou afiento.
qu'on appelle f ur de pierre d’a jso ; que lesmolécules de cette fleur font très-pénétrantes ;qu'elles consument les chairs ; que la pierre a lamême vertu , mais dans un moindre degré ;que la fleur ou farine est encore digestive Scpréservative comme le sel ; qu’elle en a mêmele goût, & qu'elle pourroit bien être forméedes vapeurs qui s’clevent de la mer , & quidéposées dans les rochers, s’y condensent &dellechent. Voye £ Gai. de fympt. med. sac.lib. ix. Dioscoride ajoute qu'elle est de lacouleur de la pierre ponce ; qu'elle est par-semée de veines jaunes ; que fa farine est jaujaâ.tre ou blanche ; que mêlée de la résine de
A l’égard des Negres , il fut fixé à trente-huit mille tant que la guerre, qui avoir com-mencé l'année d'auparavant, dureroit ; & àquarante-huit mille , en cas de paix. Pource qui est du droit du roi d'Efpagne , ilfut réglé à trente-trois piastres un tiers pourchaque Negre , piece d’Inde, dont la com-pagnie paya par avance la plus grande partie.
A la paix d'Utrecht un des articles dutraité entre la France Sc l’Aagleterre ayantété la cession de 'instante ou ferme des Ne-gres en faveur de cette derniere , les Espa-gnols traitèrent avec les Anglois pour la foui»niture des Negres.