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Tome troisième.
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sent destituées de vraisemblance à ceux quisont versés dans la langue de ces premierspeuples de la terre ; ils ne rencontrent dansl’Hébreu pas un terme d 'astronomie ; le Chal-déen au contraire en est plein. Cependantil faut convenir qu’on trouve dans Job &dans les livres de Salomon quelque trace lé-gere de ces sciences.

Quelques-uns ont donné une parfaite con-noistance de Vastronomie à Adam ; &c sona fait , comme nous venons de le dire, lemême honneur aux defcendans de Seth,mais tout cela gratuitement. Il ne faut pascependant douter que Ton n’eût quelqueconnoistance de l ‘astronomie avant le délu-ge : nous apprenons par le journal de ce ter-rible événement, que l’année étoit de 360jours , & qu’elle étoit formée de douzemois ; arrangement qui suppose quelque no-tion du cours des astres. Voye^ Ante-di-LU VIENNE.

M. l’abbé Renaudot paroît incliner pourl’opinion qui attribue l’invenrion de Gastro-nomie aux anciens patriarches ; & il fe fondepour cela fur pluíieurs raisons.

i°. Sur ce que les Grecs & les Latins ontcompris les Juifs fous le nom de Chaldéens ;í°. lur ce que la distinction des mois Sc desannées , qui ne se pouvoir connoître fans^observation du cours de la lune Sc celuidu soleil, est plus ancienne que le déluge ,comme on le volt par differens passages dela Genefe ; 3 0 . fur ce q u'Abraham étoit sortide Chaldée , de Ur Chaldceorum , & que destémoignages de Berose Sc d’Eupolemus, ci-tés par Eufebe , liv. IX , de la préparationévangélique , prouvent qu’il étoit *vpx>/x }p-, savant dans les choses célestes , Scqu’il avoir inventé Y astronomie Sc l’a Urolo-gie judiciaire 5 ifsl Tyn Aç-çoXcy/m/1 qsj rqv %ttA-ivpSi ; 4 0 . fur ce qu’on trouve dans lasainte écriture plusieurs noms de planètes &de constellations.

D un autre côté , M. Baínage prétend quetout ce qu’on débite fur ce sujet a fort l’aird’un conte. Philon nous apprend que l’oninstruisit Moïse dans la science des astres;il ne fàut pas douter que ce législateur n’entût quelque connoistance : mais l’on ne sau-toir croire que l’on eût fait venir des Grecspour l'instruire, comme le dit cet auteur Juif.Pu temps de Moïse il n’y avoir point de

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j philosophes dans la Grece ; Sc c’est de l’E-j gypte ou de la Phénicie que les Grecs onttiré leurs premieres connoissances philoso-phiques. A l'égard de Job , ceux qui le qua-lifient astronome , fe fondent fur quelquespaslages où l’on croit qu’il nomme les en-droits les plus remarquables du ciel, Sc desprincipales constellations. Mais outre queíes interprètes ne sont point d’accord fur lesens des termes employés dans ces textes,la connoistance des noms de certaines cons-tellations ne seroit point une preuve que Jobfût astronome.

Quoi qu’il en soit, il ne paroît pas qu’onpuille douter que l ‘astronomie n’ait commen-cé dans la Chaldée ; au moins c’est le juge-ment qu’on doit en porter d’après toutes lespreuves historiques qui nous restent ; Sc M.l’abbé Renaudot en rapporte un fort grandnombre dans son mémoire fur l’origine dela Iphere , imprimé dans le premier volumedu recueil de Vacadémie royale des sciences &des bclles-lettres.

Nous trouvons dans l’écriture sainte di-vers passages qui marquent l’attachement desChaldéens à l'étude des astres. Nous appre-nons de Pline que l’inventeur de cette sciencechez les Chaldéens fut Jupiter Belus, lequelfut mis ensuite au rang des dieux : mais onest fort embarrassé à déterminer qui est ceBelus , Sc quand il a vécu. Parmi les plusanciens astronomes Chaldéens , on compteZoroastre : mais les mêmes difficultés ont lieufur le temps de son existence, auffi bien quefur celle de Belesis Sc de Berose.

Ne seroit-ce point s’exposer à partageravec Rudbeck le ridicule de Ion opinion ,que de la rapporter î II prétend que les Sué-dois ont été les premiers inventeurs de Y as-tronomie ; Sc il se fonde sur ce que la grandediversité dans la longueur des jours en Sue-de j a dû conduire naturellement ses habí-tans à conclure que la terre étoit ronde ,Sc qu’ils étoient voisins de l’une de ses extré-mités; deux propoiitions dont la vérité étoit,dit-il, moins sensible pour les Chaldéens ,Sc pour ceux qui habitoient les régionsmoyennes du globe. De-là , continue notreauteur , les Suédois engagés dans l’examenSc dans la recherche des causes de la grandedifférence des saisons , n’auront pas man-qué de découvrir que le progrès du soleil