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Tome troisième.
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il suffit de nommer MM.Guillielminì, Bian-chini, Marlìgli ? Manfredi, Ghisteri, Ca-pelli, ùc. Le nord a auíïì eu de savans as-tronomes. M. Picard ayant amené QlaiisRoèmer, de Copenhague à Paris, il netarda pas à se faire connoitte avantageuse-ment aux académiciens. Il construisit diver-ses machines qui imitoieiit ‘t-'xactement le.mouvement des planètes. Son mérite le fitrappellér dâM fa 'patrie , ou il continua àfournir glorieusement la même carrière. Leroi de Suede, Charles'XI observa lui-mêmele soleil á Tornto , dans la Bothnie , fousle cercle polaire arctique. L'on fait avec quelssoins ëc quelles dépènlcs on cultive depuisquelque temps P astronomie à Pétersbourg ,& le grand nombre de savâns que la libéra-lité du souverain y a attirés.' Enfin les voyagesfrits au nord & au sud pour déterminer lafigure de la terre avec' la plus grande préci-sion , inìmortaliseront à jamais le régné deLouis XV , par les ordres & les bienfaitsde qui ils ont été entrepris 5 c terminés avecsuccès.

Outre les observatoires dont nous avonsdéja parlé , plusieurs princes & plusieursvilles en ont fait bâtir de très-beaux , & fortbien pourvus de tous les inftrumcns néces-saires. La ville de Nuremberg fit bâtir unobservatoire en 1678 , qui a servi successive-ment à MM. Eimart, Muller, & Doppel-mayer. Les curateurs de l'académie de Leyde- en firent un en 1690 ; l'on y remarque laJphere armillaire de Copernic.

Frédéric I, roi de Prusse , ayant sondé aucommencement de ce siecle une sociétéroyale à Berlin, fit construire en mêmetemps un observatoire ; M. Kirch s'y estdistingué jusqu'à sa mort, arrivée en 1740.Le comte de Marlìgli engagea en 171a lesénat de Bologne à fonder une académie& à bâtir un observatoire. Fbyq Institut.L’année suivante l'académie cs AI tors fit auíïìla dépense d’un pareil édifice. Le landgravede Hesse suivit cet exemple en 17145 le roide Portugal en 1712 , & la ville d'Utrecht«n 171.6 ; enfin en 1739 & l'année suivantele P. d'Evora en a-fiit construire un à Rome ;le roi de Suede un à IJpsal ; l’on en a fait untroisième dans l’académie de Giesse.

Nous trouverons quelques dames qui ontmarché fur les traces de la célébré Hypatia 3

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telle a été Marie Cunitz , fille d’un médecinde^Siléííe , laquelle fit imprimer cn 165 o desrâbles astronomiques soivant les hypothèsesdeKepler. Maria Clara, fille du savant Ei-mart & femme de Muller , tous deux ha-biles astronomes , fut d’un grand secours àson ^ere 5c à son mari, tant dans les obser-vations que dans les cajculs. Jeanne du Méefit imprimer à Paris , en 1680 , des entre-tiens fur l’opinion de Copernic touchant lamobilité de la terre , où elle se propose d’endémontrer la vérité. Mademoiselle Winkcl-man , épouse de M. Godefroi Kirch , par-tageant le goût dç Yagronomie avec son mari,se mit à l’étudier , 5c y< fit d’assez grandsprogrès pour aider M. Kirch dans ses tra-vaux. Elle donna au public en 1712 un ou-vrage Gastronomie. 1

11 paroìt par se? lettres de missionnairesDanois , que les Brachmanes qui habitentla côte de Malabar ont quelque co n noi fian-ce de l ‘astronomie : il y en a qui savent pré-dire les éclipses. Leur calendrier approchedu calendrier Julien : mais ces connoi stan-ces sont obscurcies par quantité d’erreursgrossières , & en particulier par un attache-ment superstitieux à l’astrologie judiciaire :ils abusent étrangement le peuple par cesartifices. Il en faut dire autant des habirans; de l’istc de Madagascar , où les prêtres sonttous astrologues. Les Siamois donnent auíHdans ces superstitions. M. de Lalobbere, àson retour de Siam en France , apporta leurstables astronomiques fur les mouvemens dusoleil & de la lune. M. Cassini trouva laméthode suivant laquelle ils les a voient dres-sées , assez ingénieuse, ëc après quelqueschangemens , assez utile. Il conjectura queces peuples les avoient reçues des Chinois.

Les peuples de l'Amérique ne sont pasdestitués de toutes connoistances astronomi-ques. Ceux du Pérou régloient leur annéefur le cours du soleil 3 ils avoient bâti desobservatoires , & ils connoissoient plusieursconstellations.

Quoique cet article soit un peu long, ona cru qu’il feroit plaisir aux lecteurs ; il esttiré des -deux extraits qu’un habile journa-liste a donnés de l’histoire de Y astronomie ,publiée en latin par M. Weidler, Wittemb.in-4 0 . t y40. Ces extraits se trouvent dans1a nouvelle biblioth . mois de mars 5c d'aviU