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Tome troisième.
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eux ; & M. Petit a fait voir par plusieursexpériences , de quelle maniéré il est ad-hérent aux corps fluides, & se coile, pourainsi dire, aux corps solides. Mém. Acad.

Les effervescences qui arrivent lorsqu’onmêle ensemble difsérens liquides , nousdonnent un exemple remarquable de cessortes à’attractions entre les petites partiesdçs corps fluides ; on en verra ci-deflòusune explicatian un peu plus détaillée.

Il n'est pas non plus fort Sicile deprouver que les licjùides font attirés parles corps solides. En effet , qu’on versede l’eau dans un verre bien net, on re-marquera quelle est attirée fur les côtéscontre lesquels elle monte & auxquels elle 1«'attache, de forte que la surface de laliqueur est plus baflè au milieu que cellequi touche les parois du verre , & quidevient concave : au contraire, lorsqu onverse du mercure dans ujj verre , íà sur-face devient convexe, étant plus haute aumilieu que proche les parois du verre;ce qui vient de ce que les parties du mer-cure battirent réciproquement avec plusde force qu'elles ne sont attirées par leverre.

Si l’on prend-un corps solide bien net,& qui ne íoit pas gras, quota le plon-ge dans un liquide , & qp’ensuite on leleve fort doucement Sc qu'dsi l’en retire,la liqueur y restera attachée, même quel-quefois à une hauteur aflez considérable;cnfbrte qu’il reste entre le corps Sc la sur-face du liquide , une petite colonne quiy demeure suspendue ; cette colonne íèdétache, & retombe lorsqu’on a élevé lecorps aflez haut pour que la pesanteurde la colonne lemporte íur la force attrac-tive. Muflch.

La force avec laquelle le verre attire lesfluides, se manifeste principalement dansles expériences fur les tuyaux capillaires.Voy. Tuyaux capillaires.

Il y a une infinité d’autres expériencesui constatent l’existence de ce principe‘attraâion entre les particules des corps.Voye £ les articles Sel , Menstrue , &c.

Toutes ces actions en vertu desqudlesles particules des corps tendent les unesvers les autres f font appelées en général

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;par Newton du nom indéfini d"attraction ,qui est également applicable à toutes lesactions par lesquelles les corps sensiblesagiflent les uns fur les autres, soit parimpulsion , ou par quelque autre force| moins connue : & par-là cet auteur ex-' plaque une infinité de phénomènes, quiseroient inexplicables par le seul principe|de la gravité : tels font la cohésion, ladissolution, la coagulation , la crystalli-sation , l'ascension des fluides dans les, tuyaux capillaires, les sécrétions animales,la fluidité , la fixité, la fermentation, &c.

; Voye{ les articles Cohésion , Dissolu-tion , Coagulation , Crystallisa-: tion , Ascension , Sécrétion , Fer-

! «TENTATION > ÙC.

» En admettant ce principe, aj'oôte cet' » illustre auteur , on trouvera que la na-» ture est par-tout conforme à elle - mê-' » me, Sc très-fïmple dans íes opérations ;» qu’elle produit tous les grands mauve-» mens des corps célestes par l ‘attraction>. de la gravité qui agit fur les corps, Sc» presque tous les petits mouvemens de» leurs parties , par le moyen de quel-» qu’autre puiflànce attractive répandue» dans ces parties. Sans ce principe, il n’y» auroit point de mouvement dans le mon-» de ; & fans la continuation de faction» d’une pareille cause , le mouvement pé-» riroit peu-à-peu , puísqu’il devroit con-» rinuellement décroître Sc diminuer, si» ces puissances actives n’en reproduisent» sans cefle de nouveaux ». Optique, pa-és e 373 •

11 est facile de juger après cela combienfont injustes ceux des philosophes moder-nes qui se déclarent hautement contre leprincipe de l 'attraction , sans en apporterd'autre raison , sinon qu'ils ne conçoiventpas comment un corps peut agir fur unautre qui en est éloigné. Il est certain quedans un grand nombre de phénomènes,les philosophes ne reconnoilfent point d’au-tre action , que celle qui est produite parl’impulsion Sc le contact immédiat : maisnous voyons dans la nature plusieurs effets,fans y remarquer d'impulfion : souventmême nous sommes en état de prouver ,ue toutes les explications qu’on peutonnet de ces effets , par le nioyen desYvïvy i