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sabord , ensuite rougeâtre , enfin rouge-brune , ondée de taches cendrées, carti-lagineuse, tiès-dure, & porte fur fa faceintérieure , vers le haut, un corpusculecharnu, blanchâtre. . ,
Culture. avanacu vit communémentdix à vingt ans ; il croit naturellement dansles terreins sablonneux de l’Afrique, auSénégal & au Malabar, où il fleurit &fructifie deux à trois fois l’an : il fleuritcontinuellement pendant la saison des pluies,&c dans les terreins humides.
Qualités. Toutes ses parties étant cou-pées jettent une liqueur verdâtre, a fie zabondante ; leur saveur est amere , légè-rement astringente & âcre.
Usages. L’amende des graines rôtie, sedonne en poudre avec le sucre pour purger.L’huile qu on en tire par expression estti ès-purgarive , soit qu on la boive seule ,soit qu’on la mêle avec le lait doux ; cettemême huile , ou son marc , s’apphquefur les reins ou le ventre , pour en ap-paiser les douleurs. La décoction de saracine se boit pour dissiper les vents, latympanite , s asthme , les douleurs duventre > des reins , l’enflure des pieds ,la goutte & le feu sacré. Ses feuilles en-tieres ou pilées Rappliquent fur la tetepour dissiper la migraine ; on les applique,amorties au feu, fur les parties attaquéesde la goutte, ou bien on expose ces partiesà la vapeur de leur décoction : le bain prisdans cette décoction , pouffe les urineslorsqu elles ont des difficultés.
Deuxieme espece. PandI-Avanacu.
Van-Rheede décrit , a la page 60 du‘volume //, de flJTi Hortus Malahancus ,un autre avanacu , dont il ne donne aucunefigura, quoiqu’il la regarde comme uneespece différente ; les Malabares l’appcj-lent , selon lui , pandl avanacu ; les Bra-dés , volloerando ; M. de Tournefortle nomme rïcinus africanas , maxinuis,taule genlculáto rutilante \ Instituts, page13 2 -.
H différé de P avanacu en ce que, i° - ilest d’un beau rouge dans toutes ses par-ties , au lien P avanacu est vcrd-hj.cn a--
ire terne. z°„ Il est plus grand , & élevé
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communément de 12 à if pieds. 3 0 . Sesfeuilles , ses fleurs & ses fruits, sontplus grands. 4 0 . Ses graines sont plu?grandes , plus applaties , plus brunes,c’est-à-dire, marquées d’une moindrequantité d’ondes cendrées.
Le panâi-avanacu est plus rare au Ma-labar , que Vavanacu.
Usages. On prétend que son écorce ,portée suspendue au cou , arrête le vo-missement.
Remarques. Quoique M. Linné ait con-fondu ces deux especes comme deux va-riétés , nous croyons avec Tournefort ,& avec tous les bons observateurs , cjuin’ont jamais vu les graines de l’une dé-générer & produire l’autre espece, quecette constance dans leurs différences ca-ractéristiques , mérite qu’on les distingue,& qu’on en faíse deux especes. Une autreremarque vient á l’appui de cette distinc-tion ; c’est que le pandí-avanacu , semédans nos climats froids ou tempérés , yest constamment vivace , au lieu squ’orta toutes les peines du monde â y conser-ver pendant l’hiver Vavanacu qui ne s’ymontre communément que comme uneherbe annuelle , en supposant qu’il nesoit pas diffèrent du ricin annuel, qu’onappelle communément palma ebrifii ( M.AdaNSON. )
AVANCE, f. f. ( Commerce. ) se prend'pour anticipation de tems. Payer un bil-let , une promesse âP avance , c’est encompter la valeur avant le tems de sonéchéance , ce qui se fait ordinairementen escomptant. Voyez. ÉCHÉANCE & ES-COMPTER.
Avance signifie auífi prêt d’argentou fourniture de marchandises : je fuisen avance avec un tel, c’est-à-dire, jelui ai prêté des sommes considérables ;je lui ai fourni beaucoup de marchan-dises.
Avance ; on dit en termes de lettresde change, avance pour le tireur, lors-que d’une lettre négociée, celui qui lanégocie en reçoit plus cjue le pair , c’est-à-dire plus que la somme portée pafla lettre : on appelle au contraire avancepour le donneur & perte pour le tireur ?lorsque par ’a négociation , celui à qui ap~