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Tome quatrième.
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tave & Antoine l’un par l’antre ; & econiìer ensuite Pautonte aux parti ansde Pomve’e. Il commença rìès-lors a né-gocier avec son rival devenu plus sort >depuis que Lepidus s’étoit joint a lui.

Ces trois Généraux eurent une entrevuedans laquelle ils firent cette ligue con-nue sous le nom de Triumvirat, & sou-vinrent de partager entr’eux touteslesprovinces de l’empiré', & P autorité su-prême pendant cinq ans, sous le titre :

De Triumvirs Réformateurs de la Répu-blique avec la puissance Consulaire. CesRéformateurs jurèrent en même tempsla perte de tous ceux qui pou voients’oppeter à leurs projets ambitieux.

C n disputa long - temps sur ceux quidévoient être proscrits. Ils s’abandon-nèrent enfin Pun à l’autre leurs amis& leurs parents. La tête de Cicéron . àqui Oclave devoit beaucoup, & qu’ilavoit accablé de caresses , sot donnée enéchange dè celle de l’oncle d 'Antoine ,

&. du trere de Lepidus. Ce traité deíang tut cimenté par une promefie demariage entre Oclave & Clodia , belle-íule à Antoine. LesTyrans conjurés arri-vent a Rome, affichent leur liíle deproscription & la sont exécuter. II y eutplus de 300 Sénateurs & de 1000 Che-valiers mastàcrés. Des fils livrerent leursperes aux bourreaux , pour profiter deîeur dépouille. Oclave ne fut pas le moinsbarbare des trois. Un citoyen qu’on me-ïioit au supplice par son ordre , lui de-manda de faire au moins accorder à soncadavre les honneurs de la sépulture :Ne f en inquiété pas , lui répondit lebour eau appelle depuis Auguífe , lescorbeaux en auront foin. Antoine &Octave ayant assouvi leur rage à Rome,marchèrent contre Brutus & Cassiusmeurtriers de César, qui s’étoient reti-res en Macédoine. lis leur livrerent ba-taille dans la plaine de Philippe. Brutusremporta un avantage considérable furles troupes C Octave , qui ce jour-lactpit au lit pour une maladie vraie oufeinte. Antoine répara le désordre, &s etant joint à Oclave , ils battirent Bru-tus qui tua la nuit d’après ce secondcombat. Oòlave s’étant fait apporter laJ orne IV.

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tête de ce dernier soutien de la répu-blique l’accabla d’outrages & la fit em-barquer pour Rome , avec ordre de lajetter aux pieds de la statue de César.ìí ajouta à cette balle vengeance, cellede faire mourir les prisonniers les plusdistingués, après les avoir insultés. Csbarbare revint en Italie , pour distribueraux Soldats vétérans les terres qu’onleur avoit promises en récompense deleurs services. On dépouilla les habitantsdes plus beaux pays de I’Iralie. Cettetyrannie souleva tout le monde. Oclaveemprunta pour faire cestèr le cri uni-versel ; mais ces emprunts ne suffisantpoint, il ferma les oreilles à í’indigna-tion publique, & ne les ouvrit plusqu’aux louanges de Virgile , qui , pourquelques arpents de terre qui ne luifurent point ravis, mit Oclave au-def-sus de tous les héros. Fulvie , femmes Antoine, voulant faire revenir à Romeíbn mari retenu en Egypte dans lesliens de Cléopâtre, remua contre Octave,qui pour s’en venger répudia Clodia fafille , & la força eUe-même de forcird’ítalie. Lucius son beau-frere qui avoitpris les armes à la sollicitation de cettefemme audacieuse , sot vaincu & fait pri-sonnier par Oclave. Antoine quitta aloi sfa maîtresse pour mettre une digue auxprogrès de son compétiteur. La mortde Fulvie renoua leurs liens, & l’amantde Cléopâtre se détermina à épouserOclavie Cœur d 'Octave. 11 s se partagè-rent ensuite PEmpire du monde, Puneut TOrient, & l’autre î'Occident. Oc-tave , après avoir chaste de Sicile lejeune Pompée, voulut réunir PAfri-que à fa portion ; il en dépouilla Lepidusqu’il exila & à qui il ne laiííà que le titrede grand-Pontife. Son pouvoir fut très-grand à Rome, depuis ses victoires furces deux Romains. On lui décerna les plusgrands honneurs, qu’il n’accepta qu’enpartie. 11 abolit les taxes imposées pendantles guerres civiles. II établit un corps dstroupes chargées d’exterminer les brigandsqui infestoient PItalie. U décora Romed’un grand nombre d’édifices pour j’agré-- T1 aux vétérans les cer-

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ment. II distribua aux vétérans les ter-res qu’on leur avoit promises , n’enr*

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