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Tome quatrième.
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A V I

capables d’y exciter une inflammationbeaucoup plus violente , d’allumer sonmal , & de le rendre furieux. Je les croi-rois donc plutôt insensibles, puisqu’ellesne font point cet effet, & qu’alors onn’est pas à la cause dti mal. Je trouveune raison dans le proverbe même desMaréchaux , pour appuyer cette opinion ;car ils disent qu’il n’y a jamais d 'avivesfans tranchées. II pourroit donc bien sefaire que ce qu’on appelle avives , ne fûtautre chose que mal au ventre , d'autantplus que les signes'des avives font lesmêmes que ceux des tranchées ; car lecheval se tourmente excessivement parla douleur q^’il souffre : il se,couche ,se roule par terre , se releve souvent ,s’agite & se débat fortement.

Les remedes destinés pour guérir lestranchées , guérissent les avives , fansqu’úl soit besoin de les battre ; ainsi quandvous croirez qu’un cheval a les avives ,donnez-lui des remedes pour des tran-chées. Voyei tranchée. ( V)

AVIVOIR, f. m. instrument de cui-vre qui a la forme d’une lame de cou-teau , arrondi par un bout, & emmanchéde l’autre dans un morceau de bois , &dont les Doreurs se servent pont étendrel’or amalgamé. Voye\ Dorer au FEU.

AULAGAS , ( Géog. ) lac de l'Améri-que méridionale au Pérou , da,ns la pro-vince de Los-Charcas , au nord de Po-los. II y a quinze lieues de longueur ;Lc fes eaux coulent dans le lac de Titicapar la riviere de Defuguadero. On voltfur fes bords la jolie petite ville dePorto. ( C. )

* AULERCES nu AULEECIENS, s.m. pi. ( Hift. anc. ) habitans de l’an-cienne Gaule qu’on divií’oít en Aulerci ,Cenomani ', Diablentes & Eburovices ,ceux du Mans , du Perche & d’Evreux.Tite - Live & César en font mentioncomme dun seul peuple.

AULETE , ( Hijï. d'Egypte. ) Le pri-vilège de la naissance appelloit au trôned’Egypte Selene , sœur de Lathyre , àl’exclusion à' Aulete qui, par ía tache debâtardise , en étoit exclu par la loi, aulieu qu'elle appelloit les femmes au trô-ne. Aulete se saisit des rênes du gouver-

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nement , quoiqu’il fût né de la concu-bine de Lathyre ; & les Egyptiens quicraignoient de passer fous la dominationdes Romains fermerent les yeux fur íaflétrissure de son origine. Ce prince tom-ba dans le mépris, parce qu’au lieu d’am-bitionner les vertus qui font les grandsrois, il ne cultiva que les talents agréa-bles qui honofent les particuliers mer-cenaires. On lui donna le surnom à'Au-lete , qui signifie flûtèur , parce qu’il ex-celloit à jouer de la flûte ; & ce nomhumiliant parut flatter sa vanité : maisil ne put se dissimuler qu’il étoit l’ob-jet du mépris de fes sujets ; & sentantle besoin d’un appui pour se soutenir ,il épuisa l’Egypte pour acheter la pro-tection des Romains. Le vuide causépar ses profusions fut rempli par les im-pôts dont il accabla fes sujets qui dé-ployèrent l’étendard de Ia révolte. Lestyrans font lâches & timides , parce qu’ilsse sentent coupables. Aulete fans amisfut chercher un asyle dans les murs deRome vénale & corrompue ; il y men-dia les suffrages des premiers magistratsqui lui firent sentir qu’un roi étoit moinsqu un homme chez un peuple libre quin’obéit qu’à la loi : ses trésors furentplus persuasifs que son éloquence & lespectacle touchant de sa dégradation. LesEgyptiens envoyerent aussi des ambassa-deurs pour défendre leur cause au Tri-bunal de ce peuple roi des rois ; maistous périrent par le fer & le poison. LesRomains témoins de tant d’attentats ,avoient conservé un reste de pudeur aumilieu de la corruption : leur indigna-tion éclata contre ce roi meurtrier, qui,pour se soustraire aux outrages , se re-tira dans le temple de Diane à Éphese :ses trésors lui acquirent un vengeur dansGabinius , proconsul de Syrie , qui pourune somme de trente millions , dontAntoine reçut la moitié , abandonna songouvernement pour aller chercher dansÍEgypte des aliments à son avarice. Pé-luse fut sa premiere conquête : dès qu 'Au-lete se vit le maître de cette porte duroyaume , il ne s’occupa que du foin desatisfaire ses vengeances. Ce premier suc-cès fut suivi d’une nouvelle victoire.