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res & précisés ; & il ne régneroit pasdans la botanique la confusion qu'on ytrouve , lorsqu’on s’attache à ve'rifier fanomenclature.
Mais, si pour devenir un bon métho-diste , il faut être cultivateur ; pourêtre cultivateur , il est nécestàire de íeservir d’abord des méthodes ou nomen-clatures en usage ; car on ne peut raí-sembler les plantes fous ses yeux, q u'enen demandant le plant ou la graine fousun nom , une phrase ou d’aprés quel-que description ; & comme une mêmeplante, outre les synonymes génériques& spécifiques connus, dont il faut s’ern-barraster la tête , est encore défiguréepar ces phrases différentes &. vicieuses,dont nous venons de parler , souvent onest dans le cas de recevoir de diverslieux , la même espece , au lieu de plu-sieurs qu'on etoit en droit d’attendre ;
le caractère des especes étant souventpris de la floraííon , de la fructificationou de quelque partie de la plante quine se développe pa: d’abord , il fautbeaucoup de tems pour se convaincrede la stérilité de cet étalage scientifique& de sa propre indigence.
Lorsqu’on considéré que Y aulne est detous les arbres celui qui végété le mieuxdans les terres marécageuses ou sujettesaux inondations ; qu’ii orne , qu’il en-richit & qu’il améliore ces terres infer-tiles; que son bois , son écorce & sesfeuilles sont'd’un u'âge précieux, il fautconvenir que c’est un des meilleurs pré-sens que nous ait fait la nature.
Cet arbre s'élance fur une tige droiteÇc unie . à la hauteur de plus de 60pieds : ses branches rassemblées en fais-ceaux lui forment une tête pyramidale ;son feuillage brillant & glacé annonce lafraîcheur des ruisseaux près defqueîs ils’éleve en lambris. Le vccu que fait dansles jours chauds, celui qui fait appré-cier tous les dons de la nature , est d’êtreastis à son ombre auprès de la cascadequ’il couronne ; austi Y aulne doit-il êtrelacé dans les. terres les plus fraîches desosquets d’été , ou au bord des eauxqu’on pourroit y faire serpenter. Commejl verdit de très-bonne heure, il figu- J
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rera très-bien dans les bosquets du prín-tems ; on en fait de belles allées dansdes lieux frais des parcs : on peut austil’employer en palissades élevées, qui souf-frent très-bien le croissant, & sont d’uneffet très-majestueux.
On l’éleve en tige pour le planter dansla vue de son utilité , soit en tìlets le| long des eaux , soit en quinconce dansì les terres. fraîches ; ou bien , on en for-me des cepées pour en composer destaillis qu’on exploite au bout de six ousept ans. En Flandre, on en entoure leshéritages v & on en borde jusqu’aux petitsfossés pratiqués dans les terres arablespour l’écoulement des eaux.
L’ aulne sert à faire des échelles légè-res , des perches, des échalas ; son boisest recherché par les tourneurs ; on enfait des sabots & des talons, parce qu’ilest très-léger : les boulangers , les pâ-tissiers & les verriers le préfèrent à toucautre bois pour chauffer leur four ; onen fait austi des tuyaux de fontaine ; onl’employoit autrefois pour les pompesdes navires : son écorce sert à teindreles cuirs en noir ; les teinturiers & leschapeliers s’en fervent au lieu de noixde galle pour noircir les préparationsmartiales : les feuilles pastent pour ré-solutives ; comme astringentes , on erifait usage contre certains maux degorge.
L’ aulne se multiplie de semences ,d’éclats & de marcottes , mal-aifémentde boutures & très-diíficiiement de plan-tards, quoi qu’en disent les maisons rus-tiques , & malgré l’avis de Miller, quiest ordinairement un guide si sur ; austin’avons - nous pas vu pratiquer cetteméthode en Flandre , où cet arbre étantun objet considérable d’économie cham-pêtre , fa culture a été afíèz perfec-tionnée.
Aucun auteur Angîois ni François , denotre connoislànce , n’engagea à en fairedes semis, qui est pourtant la voie laplus féconde & la meilleure : en vainchercheroit - on dans le,s agronomes lameilleure méthode de les établir & deles soigner, nous ne nous appuyerons quede notre propre expérience.