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Ainsi disons-nous un témoin auricu-laire , auriculus testis , un témoin paroûi-dire. Voyez Témoin , Preuve ,Témoignage , & c .
Ainsi confejsion auriculaire est celle quise sait secrettement à l’oreiîle. VoyezConfession.
Auriculaires , médecines , médica-mens que l’on prend dans les maladies del’oreille.
Le doigt qui fuit le petit doigt Rap-pelle auriculaire , en grec «tothí , àcause que l’on s’en cure l’oreille.
A URIGA , nom latin de la constella-tion d u Cocher. Voyez COCHER. ( O )
* AURIGNY , petite île fur les côtesde Normandie , auprès de Cotentin , su-jette aux Anglois.
AVRIL , s. m. quatrième mois del’année , suivant la supputation ordi-naire. C’étoit le second mois de l’an-cienne année Romaine , c’est-à-dire del’année de Romulus, qui commençoit parMars, & qui avoit dix mois. Numa ajoutaà cette année les deux mois de Janvier &Février , & le mois d 'Avril se trouvaalors le quatrième. Voyez Mois.
Ce mot vient du latin aprilis , d 'a-perio , j’ouvre , à cause que dans ce moisla terre commence à ouvrir son seinpour la production des végétaux. VoyezPRINTEMS.
Dans ce mois le soleil parcourt le signedu Taureau , ou , pour parler plus exacte-ment , le soleil entre au signe du Tau-reau vers le 20 à'Avril, & paroít par-courir ce signe jusqu’au 20 dé Mai envi-ron ; c’est-à dire que la terre parcourtalors réellement le signe du Scorpion,opposé à celui du Taureau. Voyez So-leil ù Taureau. ( O )
* AURILLAC , ( Géogr. ) ville de
France dans la basse Auvergne , fur laJourdane. L. 20. 3./. 44. 55. \
AURILLAGE ou AURISLAGE ,terme usité dans quelques coutumes poursignifier le profit des ruches des mou-ches à miel qui n’ont point de maître.Ce profit appartient dans quelques en-droits au seigneur, & dans d’autres auRoi. (H)
AURILLAS , adj. pi. ( Manège. )Che-
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vaux aurillas , font ceux qui ont degrandes oreilles , & qui les branlent sou-vent. ( V)
§ AURIOLE , c’est le nom d’un Roid’Asie. Voyez le Voyage de Pyrard ,& la nouvelle édition dn DiclionnaireGéographique de la Martiniere. >1 Pouraller de Badara en la terre de Calicut,dit le premier , il faut pasíèr une riviere,& il y a un roi entre deux qui s’appelleAufiole , qui n’a aucun port, mais quidemeure en terre , étant ami des Por-tugais , & ennemi des Malabares en soncœur ; mais il n’en fait pas semblant ,d’autant qu’ils ont affaire ensemble , &ne sè peuvent pastèr les uns des autres.Par fa terre pastè un fleuve qui vients’emboucher à Marcaire , & qui portebateaux l’espace de plus de vingt-cinqlieues >1. ( C. )
AURON , ( Géogr. ) riviere de Franceen Berry ; elle a fa source à trois lieuesouest-nord-ouest de Bourbon-l’Archam-bault, & son embouchure à Bourges dansl’Evre , après un cours d’environ dixlieues. ( -f j
. AURONE, abrotamm , genre deplante qui ne différé de l’abíynthe quepar son port extérieur ; car les fleurs &les fruits de ces deux genres de plantefont entièrement semblables. Voyez Ab-SYNTHE. Tournefort, Injl.rei herb. Voy.Plante. (7)
Il y a plusieurs efpeces cVaurone d'tr-iage en Médecine.
La premiere est Vabrotanum mas an-gujlifolium majus , C. B. Elle contientbeaucoup d’huile exaltée , des sels vola-tils & fixes : elle est incisive , atténuante,apéritive , détersive , vulnéraire , réso-lutive : elle résiste aux venins , elle tueles vers ; elle est diurétique , emména-gogue , carminativ.e : le jus des feuilles& la leffive de leurs cendres font croîtreles cheveux.
La seconde est Vabrotanum fœtnina ,ou chamœ - cy - parijsus o f germ. Lavertu est la même que dans la précé-dente.
La troisième est Vabrotanum catn-pestre , C. B. P artemifia tenuifolia ofjlc.hifi. Oxon. Cette efpece est tantôt ver-