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* BAGNE , sub. m- c’est ainsi qu’onnomme dans quelques verreries en bou-teilles , le poinçon dans lequel on passeau tamis la terre à pot au sortir du mou-lin , & la terre grastè bien moulue & bienépluchée, pour faire de l’une & de l'autrela matière des pots. Foyq VERRERIE,& Pot.
BAGNE , f. m. ( Architecture. ) Lebagne est un bâtiment où l’on ! tient à lachaîne les esclaves ou forçats. Les bainsqui étoient dans celui de Constantinopleïe firent nommer bagno par les Italiens,& dans la fuite , ce nom fut donné à tousles autres , avec d’autant plus de raison,que celui dont je viens de parler a été leplus considérable qu'il y ait eu. C’est unlong bâtiment fans étage , dont la char-pente est très-élevée. Les lits ou tolas yrègnent fans interruption dans toute lalongueur des murs de face , ne laistàntqu’une allée dans le milieu, où une grandequantité d’eau est distribuée pour les bains& pour différents besoins. Tournefort enparle comme d’une des plus affreuses pri-sons du monde , située entre Ayma-Seraï& l’Assénai. Il renferme trois chapelles,une pour le rit grec , une autre pour lesLatins en général, & une en particulierpour les François. Les missionnaires yadministrent les sacrements , en faisantglifler quelqu’argent au commandant dubagne , nommé par le capitan - hacha.C’est à la porte de ce bagne , que le mal-heureux Capsi , qui s’étoit érigé roi deMylo , fut pendu ; son courage & sestalents ne purent le sauver des embûchesdes Turcs.
Le pere Dran , dans son HiJIoire deBarbarie , cite les bagnes de Tunis , deTripoli & d’Alger , comme de grandesmaisons, distribuées en petites chambresbaffes, sombres & voûtées : chacune ren-fermant quinze ou seize esclaves, couchésfur la dure , & gardés par des sentinelles.
.Le bagne est donc proprement une pri-son , qui n’est différente des autres , quepar l’état des malheureux qui l’habitent,destinés ù l'esclavage & aux chiourmesdes galères. Nous en avons un bâti'dansl'arsenal de la marine à Brest. Les eauxy abondent de toutes parts ; les gens quiTome I V.
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l’habitent font condamnés aux galères , &employés aux travaux les plus vils & lesplus pénibles du port, ce qui les distinguepeu des esclaves : & d’ailleurs c’est pres-que le seul bâtiment qui ait été élevé dansla vue directe de renfermer des coupablesde cette espece : il mérite donc à justetitre le nom de bagne.
* BAGNERES , ( Ge'ogr. ) ville deFrance , au comté de Bigorre en Gas-cogne , sur l’Adour. Long. 17. 4 2. la t.
43; BAGNT D’ASINELLO , ou BAINSDE VITERBE , ( Ge’ogr. anc. & mod. 1ces bains font dans le patrimoine de S.Pierre, où quelques auteurs'croient quece fut l’ancienne ville d’Etrurie , appelléeFanum Valtumnœ.
BAGNOLOIS ou RAGNOLIENS,f. m. pi. ( Hift. ecclef. ) sectes d’hérétiquesqui parurent dans le huitième siecle , &furent ainsi nommés de Bagnols , villedu Languedoc au diocèse d’CJsès , où ilsétoient en a fiez grand nombre. On lesnomma aussi Concordoís ou G 0^0 c ois ,termes dont on ne connoít pas bien lavéritable origine.
Ces Bagnolois étoient des Manichéens.Ils rejetoient l’ancien Testament & unepartie du nouveau. Leurs principales er-reurs étoient, que Dieu ne crée pointles âmes quand il les unit au corps ; qu’iln’y avoit point en lui de prescience ; quele monde est éternel , &c. On donna en-core le même nom à une secte de Catharesdans le treizième siecle. Vo vr { CATHA-RES. ( G )
* BAGNOLS , ( Ge'og. ) petite villede France dans le bas Languedoc , prochede la Cese. Long. 2.2.. 13. lat. 44. 10.
BAGNONE , ( Ge’og. ) petite ville' d’Italie , en Toscane , dans la vallée dsj Mavra , fur une riviere de même nom ,à deux lieues ouest de Pontrémoli. ( -f-)
* BAGOE , ( Myth. ) nymphe qui en-seigna , dit-on , aux Toscans à devinerpar les foudres. Quelques-uns croient que
■ c’est la sibylle Erythrée , connue fous lenom d’Hérophile : d’autres prétendentque Bagoe est postérieure a Hérophile ,j la premiere d’entre les femmes qui ait[ rendu des oracles.
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