Band 
Tome quatrième.
Seite
204
JPEG-Download
 

204

B A G

Cinquième espece.

la cinquième espece , figurée parRuysch , sous le nom de bagre , à la plan-che XXXVIII, n Q . 4. page 144 , différéastèz des précédents. D’atiord son corpsest aussi court que celui du cliphagre ,mais de ses íìx filets les deux supérieurssont un peu plus longs que la moitié deson corps ; en second lieu sa peau estliste sans aucune ligne latérale saillante.

Son corps est blanc en dessous , brunen dessus & fur les côtés qui sont tigrésagréablement de taches brun-noìrâtres ,orbiculaires , de cinq à six lignes de dia-mètre.

Sa chair est bonne & très-graiTè.

Sixième espece.

La sixième & derniere espece n’a pointété figurée dans les auteurs. Elle a la forme& la grandeur de la troisième espece. Sessix barbillons sont disposés de même ,larges en ruban , dont deux très-courts& les quatre autres égaux à-peu-près à lamoitié de la longueur du corps qui estfort renflé fous le ventre.

Remarques. Le genre du silure, auquelM. Linné a rapporté le bagre , n’a qu’unefeule nageoire au dos ; c’est un poissond’une famille particulière. C’est pourquoinous croyons devoir conserver son nomBrasilien au bagre , qui est un poissond’un genre particulier dans la famille dessaumons, qui ont comme lui deux nageoi-res dorsales dont la postérieure est char-nue. Il difïère du saumon par les barbil-lons de fa bouche, & par ses trois na-geoires , les deux pectorales & la premieredorsale , dont le rayon antérieur est un osou une épine osseuse très-forte & dentéecomme une scie. {M. Adans ot*■)

* BAGUE , s. f. Hijì. anc. & mod. )c’est un petit ornement circulaire d’or ,d’argent & de quelques autres matières ,qu’on porte à un des doigts. L’usage neparoît pas en avoir été fort commun enGrece du temps d’Homere. Ce poete ,qui a mis en œuvre presque tous les objetsconnus de son temps, ne parle des Logues

B A G

ni dans l'Iliade, ni dans l’Odysiee : maisles Egyptiens s’en servoientdéja ; car nouslisons que Pharaon donna à Joseph sa ba-gue à cacheter. Les plus anciens Romainsappelloient la bague , ungulum ; & lesGrecs & íes Romains , Jymbolum. Lamythologie nous explique à fa maniéréEorigine des bagues à pierre : elle dit queJupiter instruit par Prométhée que Pen-sant qu’il auroit de Thétis le détróneroit,permit à Hercule de le détacher du Cau-case , mais à condition que Prométhéeporteroit toujours au doigt une bagueavec un pejût morceau de rocher , a finqu’il fût vrai qu’il y étoit toujours restéattaché , amsi que Jupiter l’avoit juré.

On faisoit des bagues de fer , d’acier ,d’or , d’argent, de bronze , bc. & onles portoit au petit doigt de la main gau-che , ou au doigt que nous nommonsl'annulaire. II y en avoit de creuses & desolides. On les chargeoit de pierres pré-cieuses. Elles servoient de sceaux ; & leurfigure ne varioit pas moins que leur ma-tière.

L’usage des bagues s'est transmis jusqu’ànous. Nous en portons de fort riches.Voyei fur leur usage , tant ancien quemoderne , Varticle Anneau.

Bagues & Joyaux , terme de Droit,se dit des ornements précieux des femmes,ou de l’argent même qui leur est accordépar contrat de mariage pour leur en tenirlieu. ( -j- )

La stipulation des bagues & joyauxest sur-tout usitée en pays de Droit écrit,où elle tient lieu de la stipulation de pré-ciput , & fait partie des gains de survie ,auffi-bien que l'augment de dot. VoyejPréciput , Augment de dot , fi?Gain de survie. (H)

BaGUE , c’est en Marine une petitecorde mise en rond , dont on se sert pourfaire la bordure d’un œil de pied ou œilde voile. Voye\ Œil DE LIED , fi? (EliDE VOILE. ( Z )

BAGUE , s. f. ( Manège. ) c’est un an-neau de cuivre qui pend au bout d’uneespece de potence, & qùi s’en détacheassez facilement quand on est assez adroit:pour l'enfiler avec une lance en courantà cheval de toute sa vitesse ; c’est un