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Tome quatrième.
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marquées de rouge-brun , font au con-traire d’un rouge-brun & marquées dejaune. C est un très—joli arbuste qui par-vient à peine à la hauteur de six ou septpieds.

Ces trois baguenaudiers font très-durs,& loin d’être délicats fur la nature duterrain , ils craignent même afîèz touteforte d’engrais trop substantiels. On lesmultiplie par leurs semences qu’il fautrépandre en mars dans une planche deterre légere & fraîche , & recouvrir en-suite d’environ un pouce de la mêmeterre mêlée de terreau. Dès le mois d’oc-tobre on tirera les jeunes arbustes dusemis , & on les plantera en pépinièreà sept ou huit pouces les uns des au-tres dans des rangées distantes d’un pied& demi. La seconde année après cettetransplantation , on pourra les arracher& les mettre en place. Les especes n°.z, &/2 u . 3, étant plus petites que lapremiere , doivent être placées vers lesdevants des bosquets.

La quatrième efpece porte des fleursd’un rouge éclatant, qui naissent par pe-tits épis au bout des branches. Elledemande l’orangerie , mais veut y êtrebien aérée : elle réussit bien mieux lors-qu’on lui fait passer la mauvaise saisondans une caistè à vitrage. On en peuthasarder quelques individus en pleineterre ; si le froid n’est point excessif,ils pourront le supporter & fleurirontalors bien mieux. Ce baguenaudier se re-produit par ses graines qu’il faut semerdans des pots fur une couche tem-pérée.

Le n. <> est naturel de la Vera-Crux :ses fleurs font d’un jaune éclatant. C’estun grand arbrisseau qui exige une ferremodérément échauffée. Il faut pour lemultiplier en répandre la semence dansdes pots fur une couche de tan.

La sixième efpece est une plante an-nuelle qui a peu de beauté.

Le baguenaudier , n Q . 7 , vient du Capde bonne - Espérance : c’est une plantevivace qui doit être semée sur couche &conservée dans la ferre. ( M. le Baron iìbTschovtu.

BAGUER , V. acl. terme de Tailleur,

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de Couturiers , c’est arranger les plis d’unhabit, & les arrêter ensemble avec de lasoie ou du fil.

* BAGUETTE , s f. On donne com-munément ce nom à un petit morceaude bois de quelques lignes d’épaisseur,plus ou moins long , rond & flexible. Onemployé la baguette à une infinité d’u-sages. Le bois dont on la fait , varieselon ses usages. On en fait même defer forgé.

Baguette divine ou divina-toire. On donne ce beau nom à unrameau fourchu de coudrier , cl’aune ,de hêtre ou de pommier. Il n’est faitaucune mention de cette baguette dansles auteurs qui ont vécu avant l’onziemesiecle. Depuis le tems qu’elle est con-nue on lui a donné différons noms,comme caducée , verge d'Aaron , &c.Voici la maniéré dont on prétend qu’ons’en doit servir. On tient d’une mainl’extrémité d’une branche , sans la serrerbeaucoup , en forte que le dedans de lamain regarde le ciel. On tient de l’au-tre main l’extrémité de l’autre branche ,la tige commune étant parallèle à l’ho-rifon , ou un peu plus élevée. L’onavance ainsi doucement vers l’endroitoù l’on soupconne qu'il y a de l’eau. Désque l’on y esi arrivé , la baguette tourne& s’incline vers la terre , comme uneaiguille qu’on vient d’aimanter.

Supposé ce fait vrai, voici commentM. Formey croit pouvoir l’expliquerpar une comparaison entre l’aiguille ai-mantée & la baguette. La matière magné-tique sortie du sein de la terre s’éleve ,se réunit dans une extrémité de l’aiguille,où trouvant un accès facile , elle chastel’air ou la matière du milieu ; la ma-tière chassée revient fur l’extrémité del’aiguille , & la lait pencher, lui don-nant la direction de la matière magné-tique. De même à peu-près , les parti-cules aqueuses , les vapeurs qui s’exha-lent de la terre , & qui s’élevent, trou-vant un accès facile dans la tige de labranche fourchue, s’y réunissent, l’nppé-fantistènt , chassent l’air ou la matièredu milieu. La matière chassée revientsur la tige appesantie , lui donne la di-