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Tome quatrième.
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tomme eet effet est relatif à lâ perte qu’ilsestuient , cette condensation est modé-rée , & contribue à la perfection de lamasse humorale : tant que cette perte esteu considérable , il en résulte une com-inaison plus exacte de ses principes ,une députation souvent utile & jamaispernicieuse ; mais à proportion que latempérature des corps ambians s’éloignede celle d’un homme sain , cette conden-sation devient plus ou moins forte, &rend les humeurs plus ou moins analo-gues à nos besoins.

XXIV. La perte des molécules ignéesqu’éprouvent nos solides, opéré égale-ment la condensation de ceux-ci, & cettecondensation est toujours relative auxdegrés de cette perte ; mais si elle re-donne un ton modéré aux fibres , lors-qu’elle n’est pas portée trop loin , ellepeut par son excès augmenter leur forcerésistante jusqu’au point de leur enleverleur íòuplestè , de les réduire à l’inertie,& conséquemment de suspendre leur ac-tion & leur réaction , de gêner ou d’in-terrompre absolument toutes les fonc-tions à l’exercice desquelles les fibrescontribuent. Au reste cet effet n’est àcraindre que dans les sujets fossiles. Unmouvement plus considérable, une cir-culation plus accélérée en est le produitquand le sujet est fort.

XXV. Le froid est ennemi des nerfs ,peut-être que 1 analogie du fluide ner-veux avec la matière ignée est la causede cette antipathie ; mais quoi qu’il ensoit , cette proposition vraie par elle-même doit s’entendre avec les réservesrelatives aux différents degrés de la froi-deur qui occasionne cette sensation, & latempérature des corps environnants pro-duit des effets proportionnés à son plusou moins grand éloignement de celle ducorps humain environné. On n’éprouvequ’une sensation de fraîcheur , tant quecelle-là est peu au-deílous de celle - ci.Mais on est affecté de froid à proportionqu’elle s’en éloigne.

Dans le premier cas, les nerfs foible-ment irrités ne font exe tés qn’à des os-cillations douces ; dans le second , l’irri-tatJon plus ou moins forte occasionne des

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crispations, des mouvements tumultueux;une abolition momentanée de leur jeu estquelquefois suivie d’une action forte;mais , en raison de l’intensité de la froi-deur , le jeu des nerfs peut cesser fansretour.

XXVI. La sympathie nerveuse don-nera , à l'égard des impressions du froid ,les mêmes résultats remarqués à l'occa-sion de l’effet produit par la chaleur.

XXVII- II fuit del’observation de tousces phénomènes , que le feu , à raison deses différentes combinaisons avec les flui-des employés en baini , tantôt raréfierala mastè humorale & les solides, tantôtìes condensera . tantôt distendra , dé-trempera , perfectionnera dfpnrí!celle-là , & tantôt l’altérera , la dessé-chera & la rendra acrimonieuse. Qu’ilrelâchera quelquefois les solides , & quel-quefois leur communiquera une tensionplus ou moins vicieuse ; qu’il modérera ,réglera leur jeu , ou l’excitera , & quesouvent il le suspendra ou le fera cesser.

XXVIII. L’air doit être considéré icicomme athmosphérique & répandu au-tour de nóus , comme intérieur & mé-langé à nos humeurs , & comme élémentde ces mêmes humeurs & de nos so-lides.

II est essentiellement pesant , élastique& fluide. La matière ignée le pénétréavec facilité , & il dissout & tient endissolution toutes les substances corpo-relles connues. Voye\ Air.

La disposition à être pénétré par lamatière ignée , & à s’unir aux autrescorps , fait varier fa pesanteur, son élasti-cité & sa fluidité.

XXIX. La pesanteur de Pair qui està celle de seau comme 1 est à 970 , di-minue en raison inverse de sa raréfaction,effet nécessaire de l’union de ce fluide àla matière ignée.

XXX. Son élasticité due probablementà la combinaison élémentaire de ses partiesconstituantes , & des molécules ignées ,décroît aussi par la raréfaction. L’air ens’unissant à Peau & aux autres liquides,perd de même son élasticité , & il estd’autant plus élastique , qu’il est moinschaud & moins humide.

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